Instant zéro, le plus grand mystère de l’Univers

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Les observations ont montré que l’Univers n’était pas statique et que ce dernier évoluait au cours du temps dans le sens d’une dilatation. Une branche de l’astronomie appelée cosmologie [1] a donc été développée afin d’étudier son histoire.

Cette discipline a permis de remonter dans le passé sur une durée de 13.7 Milliards d’années.
A cette époque, l’Univers occupait un volume très réduit et était constitué de rayonnements pratiquement purs autrement dit il ressemblait à un océan de photons, tout ceci à très haute énergie car la température avoisinait les 1 500 milliards de degrés ! [2]
A l’heure actuelle, nous continuons à baigner dans cet océan même si ce dernier a perdu presque toute son énergie lors de l’expansion de l’Univers. Il s’agit du fameux rayonnement cosmologique fossile.

La question qui se pose est alors assez simple à formuler.
En remontant le temps jusqu’à cette période, nous serions en présence d’un point de départ hypothétique de l’Univers que l’on pourrait appeler « instant zéro ».

Or, ce fameux instant zéro pose un énorme problème conceptuel, en effet, ce dernier est-il issu d’un état antérieur (*) – hypothèse de l’immanence- ou alors est-il apparu « d’un seul coup » à partir d’un néant complet -hypothèse transcendante- [3] ?

(*) En notant que cette formulation fait l’hypothèse qu’il existerait une sorte de temps absolu indépendant des particules qui s’agitent à la vitesse de la lumière.

De la cosmogonie à la cosmologie

L’astronomie ou science de l’observation des étoiles est âgée de plus de 5000 ans. C’est sans doute l’une des plus anciennes disciplines de la recherche humaine, cette dernière consiste à tenter de comprendre les mécanismes du fonctionnement des astres observés dans le ciel.
De nombreuses cosmogonies naïves, la plupart du temps reliées aux religions, ont été établies au fil du temps. On trouve par exemple l’idée selon laquelle notre planète serait plate et portée sur le dos d’une tortue géante ou la croyance au créationnisme d’une terre étant apparue voici 6000 ans à l’aide d’un coup de baguette magique provoqué par un dénommé « Dieu » (cette croyance reste cependant muette sur l’origine de ce dernier) !

Religion débile

Cependant, la notion d’histoire de l’Univers avec un début et peut être une fin est récente. En effet, après la révolution Copernicienne les premières hypothèses scientifiques sérieuses furent basées sur un Univers infini et immobile, autrement dit statique.

Cette vision a perduré jusque dans les années 1930, elle fut même partagée par Einstein durant le développement de sa théorie de la Relativité Générale (RG).
Après avoir relié l’espace et le temps en un seul bloc, ce dernier établit sa fameuse équation qui modélise comment la matière/énergie modifie la géométrie de l’espace-temps.
À l’instar de ses contemporains, Einstein croyait en un Univers statique et infini. Cependant son équation lui faisait apparaitre un comportement dynamique. Il ajouta alors arbitrairement un ingrédient « ad-hoc » à cette dernière avec la fameuse constante cosmologique « Lambda » pour coller à la croyance consensuelle de son époque.

Cependant, un nouveau changement de paradigme eut lieu en 1929 lors de la découverte du décalage vers le rouge de la lumière des galaxies lointaines par l’astronome Edwin Hubble.
Cette fois la seule explication plausible consistait à considérer un Univers en expansion isotrope avec une certaine vitesse proportionnelle à la constante de Hubble. En clair cela signifie que tous les amas de galaxies s’éloignent les uns des autres en étant entrainés par une sorte de création permanente d’espace.

Coté mathématiques, la découverte des équations éponymes de Friedmann et Lemaitre confirmèrent que les équations de la RG admettaient des solutions non stationnaires.
Albert Einstein supprima donc la constante cosmologique de son équation, il écrivit alors à son ami le physicien russe George Gamov qu’il avait commis « la plus grande erreur de sa carrière » avec l’introduction de cette dernière.

Cette mini-révolution signa la naissance de cette nouvelle branche de l’astrophysique appelée « cosmologie ».

La Cosmologie, une histoire d’expansion à partir d’un « point »

Les grecs anciens considéraient que le monde était constitué de quatre éléments (air, terre, feu eau).
A l’échelle de l’histoire humaine, cette conception primitive fut assez récemment  abandonnée au profit de celle de la physique moderne qui, curieusement, est également basée sur quatre interactions fondamentales. Ces dernières servent de « liant » à un bestiaire d’environ 50 particules matérielles identifiées appelées « Fermions » [4].
Ces quatre interactions concernent d’abord la gravitation et la force électromagnétique agissant à toutes les distances, on distingue ensuite deux interactions nucléaires à très courte portée réservées aux liaisons dans les noyaux atomiques.

Étant acquis que lUnivers observable [5] était en expansion au cours du temps, il devint évident qu’en un temps très reculé, ses dimensions étaient probablement beaucoup plus réduites. Les équations de la RG indiquant même que l’Univers aurait théoriquement été concentré en un point.

Cependant, la RG ne faisait intervenir que la gravitation en négligeant les trois autres interactions. Cette approximation ne pouvait plus s’appliquer à une époque où l’Univers était tellement concentré que les autres interactions devenaient prépondérantes.

De plus, les physiciens pensent qu’à de très hauts niveaux d’énergie tels qu’au voisinage de l’instant zéro dite « ère de Planck« , les quatre forces fondamentales n’en faisaient qu’une, il s’agit de la théorie de grande unification appelée GUT en anglais (Grand Unified Theory). Cette force primaire se serait alors rapidement séparée en quatre interactions selon un phénomène appelé rupture de symétries.
Cependant cette théorie est loin d’être finalisée, elle ne concerne que la première fraction de seconde.
Pour modéliser la période suivante concernant les premières minutes, il faut faire appel à la théorie quantique (TQ).

A l’exclusion de l’ère de Planck, nous avons donc deux théories qui modélisent l’histoire de l’Univers.
En premier lieu, juste après l’instant initial on utilise la Théorie Quantique (TQ) avec des particules en interactions permanentes et très proches les unes des autres. La Relativité Générale (RG) prend ensuite le relais  avec le comportement gravitationnel à grande échelle de l’Univers (*). La gravitation devient prépondérante lorsque les atomes sont formés et suffisamment éloignés les uns des autres sous l’effet de l’expansion.

(*) Au voisinage de l’instant zéro, la densité d’énergie impactait vraisemblablement la topologie de l’Univers embryonnaire en lui induisant une courbure extrêmement importante.

Pour simplifier, nous considérerons dans la suite quatre particules qui à elles seules concernent 99% de l’Univers observable. Ces particules sont les protons, neutrons  et électrons, constituants de base des atomes, puis les photons, vecteurs de l’interaction électromagnétique.

Pour être en mesure d’aller plus loin, il s’agit maintenant de définir une convention sur ce que l’on entend par le terme « Univers » dont la sémantique ne fait pas consensus.

Qu’entend-on exactement par le terme « Univers » ?

Historiquement, l’Univers fut d’abord considéré comme étant le contenu d’un espace vide dans lequel se déroulent des événements, concept induisant implicitement la notion de temps et de dimensions spatiales.

Point fondamental à noter, les interactions entre les particules constituant l’Univers obéissent à des règles dénommées « lois de la physique ». Ces dernières étant indépendantes du temps et de l’espace, elles peuvent être considérées comme étant extérieures au contenu de l’Univers.

Comme déjà évoqué, Einstein a su regrouper l’espace et le temps en une seule entité avec en plus une notion de déformation de ce dernier sous l’effet de la matière/énergie, on parle alors d’espace-temps « courbé ».

De son coté, la Théorie Quantique a montré que le vide n’était pas vraiment vide et qu’il contenait une fabuleuse quantité d’énergie, ce dernier fut alors dénommé « vide quantique » [6].
Cette étrange forme d’énergie n’est pas directement accessible, de plus elle ne participe absolument pas à la courbure de l’espace-temps (*). En effet pour extraire des particules du vide, il est nécessaire de leur apporter de l’énergie. Ces dernières apparaissent alors fugitivement avant de retourner à leur état initial (exemple du boson de Higgs).

(*) Le mystère de cette fabuleuse énergie sans effet apparent sur notre Univers fut appelé « catastrophe du vide« .

Le vide quantique est donc à exclure du contenu de l’Univers dans la mesure où il ne participe ni à sa courbure ni à sa topologie.

Aux origines de l’histoire de l’Univers, ce dernier était constitué d’un champ de rayonnements à très haute énergie qui lors d’un « tohu-bohu » [7] a généré des particules matérielles à hauteur d’environ 1% de l’énergie initiale.
Ce dernier est d’ailleurs aujourd’hui toujours présent avec une densité d’énergie très faible sous la forme du fameux fond cosmologique résiduel.

Notons enfin que nous ne détectons que la partie de l’Univers qui est visible, cette dernière est limitée par ce que l’on appelle l’horizon cosmologique. Au delà de ce dernier, la lumière de ce qui se trouve derrière ne nous est pas encore parvenue. Nous ne savons donc pas si l’Univers est fini ou infini [5].

Horizon cosmologique

Pour résumer, les entités que l’on a identifiées peuvent être classées en deux groupes selon qu’elles font ou non partie de notre définition de l’Univers.

Ce qui est inclus dans l’Univers

. Fond cosmologique fossile constitué de photons très fatigués !
. Particules matérielles, atomes, étoiles, planètes, etc.
. Photons émis par les réactions nucléaires des étoiles, galaxies, amas, etc.

Ce qui n’est pas inclus dans l’Univers

. Vide quantique
. Lois de la physique

La question de l’instant zéro

L’histoire de l’Univers dont on vient de définir le contenu est assez bien comprise.
Notons cependant que certaines questions fondamentales sont non résolues par le modèle cosmologique mainstream dit « ΛCDM » [8] et que ce dernier est sérieusement attaqué par un modèle concurrent appelé Janus [9] proposé par le physicien Jean-Pierre Petit, cependant les principes fondamentaux des deux modèles restent voisins (nucléosynthèse, expansion).

Dans les premières minutes de l’Univers, la cosmologie se traduit par un formalisme mathématique basé sur la théorie quantique [4] avant de s’appuyer sur les équations de la Relativité Générale lors de la plus grande partie de son existence.
Les physiciens travaillent donc sur une série d’équations qui traduisent en langage mathématique les fameuses lois de la physique et qui indiquent par le calcul l’état de l’Univers à chaque étape de son histoire.

Les principes retenus pour ces modélisations sont basés sur les règles suivantes :
. Conservation de l’énergie globale de l’Univers en fonction du temps
. Conservation d’un ensemble de grandeurs comme le nombre de particules typées
. Prise en compte d’une dizaine de constantes fondamentales de la physique
. Utilisation des équations de la physique à savoir RG, TQ, QED, électromagnétisme et thermodynamique (*)

(*) Équations de champs d’Einstein, Schrödinger, Boltzmann, Maxwell et Lagrangien du modèle standard.

On constate immédiatement que l’un des principes fondamental de la physique repose sur la conservation de l’énergie. Cela signifie qu’à l’instant zéro ou du moins juste après, l’énergie de l’Univers actuel était déjà la même concentrée dans un volume beaucoup plus réduit.
Cette loi induit donc qu’il est inutile de prendre en compte l’idée selon laquelle l’Univers serait apparu à partir de rien, n’en déplaise au pape Jean Paul II qui a déclaré -certes avec humour- au physicien Stephen Hawking :
« Vous vous occupez de ce qui se passe après le Big Bang et moi de ce qui s’est passé avant ! » [10].

Nous venons donc de voir que la physique ne sait pas prendre en compte l’hypothèse de la transcendance, il ne reste donc que celle de l’immanence.

Une graine d’Univers qui aurait germé dans le vide quantique ?

Nous avons vu que le vide quantique possède en théorie une densité d’énergie considérable [6], cependant cette dernière se trouve dans un état désincarné et quasiment inaccessible.

L’idée vient alors immédiatement d’un état précédent l’apparition de l’Univers avec le vide quantique seul. Un événement fondateur non identifié aurait alors fait sortir de ce vide un champ de rayonnements à très haute énergie, ce dernier aurait en quelque sorte fait office d’une « graine d’Univers ».
Ce champs étant alors celui que l’on a déterminé comme étant cet océan de photons à environ 1500 Milliards de degrés.

Marchand de sablePeu de choses pertinentes peuvent être dites sur la première fraction de seconde de l’Univers (10-43 seconde !) dite « ère de Planck » (déjà citée), en effet la théorie quantique ne s’applique plus.

Le problème de l’origine de l’Univers se déplace alors vers celui de la nature ce fameux vide quantique. Ce dernier, comme évoqué dans cet article, est un véritable nouveau continent à explorer [6].

Toutes proportions gardées, nous sommes dans une situation similaire à celle de l’exploration maritime des océans au XVIe siècle. Des avancées technologique (caravelles, astrolabes) permirent alors de partir en exploration vers l’inconnu pour en arriver à la découverte du nouveau monde.
Avant cette époque, la question de la topologie de la Terre restait ouverte avec ceux qui pensaient qu’elle pouvait être plate et d’autres qui la croyaient sphérique.

La question de la topologie de l’Univers présente des similitudes avec les interrogations de cette période.
En effet, les mesures de courbure effectuées par l’analyse du rayonnement fossile sembleraient montrer que l’Univers est Euclidien (plat) et peut-être infini.
Certains chercheurs estiment cependant que ce dernier pourrait être fini et fermé avec une topologie courbe ou plate. Dans le premier cas on aurait à faire à un Univers hyper-sphérique, dans le second il pourrait ressembler à un hyper-tore.
La figure ci-dessous représente une sphère et un tore qui sont des surfaces en deux dimensions, les hyper-surfaces sont construites en trois dimensions non représentables pour l’esprit humain.

Tore et sphère

Cette hypothèse est assez séduisante dans la mesure où un Univers fini et fermé pourrait être immergé dans un espace bien plus vaste de topologie Euclidienne. Ce dernier -qui pourrait être le vide quantique- comporterait au moins une dimension spatiale supplémentaire.
Le théorème de plongement de Nash (*) démontre la validité mathématique de ce concept.

(*) John Forbes Nash,  célèbre mathématicien américain souffrant de schizophrénie et titulaire d’un prix Nobel d’économie et de son équivalent en mathématiques, le prix Abel.

Nous pourrions alors être en présence de plusieurs autres Univers voisins du notre qui cohabiteraient dans un même espace Euclidien associé au vide quantique, il s’agit de la théorie de cosmologie branaire.

Certains physiciens émettent l’idée que ces Univers voisins pourraient être détectés par leur influence gravitationnelle sur le notre.
La très faible intensité apparente de la gravitation s’expliquerait alors par le fait qu’elle se diffuserait dans au moins une dimension d’espace supplémentaire, à savoir dans quatre dimensions au lieu de trois. La réalité ontologique de cette quatrième dimension d’espace est quasiment démontrée à travers les expériences de NDE, voir ici.

Pour avancer il est nécessaire d’en savoir plus sur le vide quantique. L’invention des caravelles, navires capables d’affronter la haute mer, a contribué à la découverte du « nouveau monde ».
Les caravelles ont été remplacées par des accélérateurs de particules géants tels que le LHC de Genève et ses successeurs.
Ces énormes moyens sont fondamentaux pour tenter de percer les secrets de la création.

En résumé, la science n’envisage pas une création ex-nihilo mais plutôt un Univers qui serait né d’un ensemble immanent plus grand appelé vide quantique [10].
L’instant zéro pourrait correspondre à un transfert d’énergie du vide constituant une « graine » qui se serait développée conformément aux lois de la physique.

Le plus grand mystère de l’Univers est donc bien celui de cette poignée de photons jetée en dehors du vide quantique pour constituer notre niveau de réalité.
En obéissant à des lois dont l’origine est par ailleurs inconnue, ces photons très énergétiques se sont transformés en un Univers matériel complet.
Ce dernier a finit par faire apparaitre la vie, puis l’humanité sur une petite planète bleue (*) qui n’est qu’un grain de poussière perdu au milieu de ce vaste ensemble.

(*) Et aussi très probablement ailleurs.

Références
[1] Histoire de l’univers – Partie 1 : Naissance et Topologie – sur ce site
[2] « Les 3 premières minutes de l’univers » – Steven Weinberg (1977, réédition 1988)
[3] « Discours sur l’origine de l’Univers » – 2010 – Étienne Klein
[4] Histoire de l’univers – Partie 2 : Introduction à la physique fondamentale (pour les nuls !) – sur ce site
[5] Mille milliards de soleils – sur ce site
[6] Le vide quantique : un nouveau continent à explorer  – sur ce site
[7] « Le Big Bang » BD Lanturlu de Jean Pierre Petit (Télécharger ici)
[8] Histoire de l’univers – Partie 5 : Grandeur et décadence du modèle standard de la cosmologie – sur ce site
[9] Histoire de l’Univers – Partie 6 : Modèle Janus, le futur de la cosmologie ? – sur ce site
[10] « Y a t’il eu un instant zéro ?» – 2015 – Étienne Klein

v1.2 – 2648 mots (MAJ 24/07/2018)

Cet article est publié sur Agoravox ici.
(Peak #3)

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11 réflexions sur “Instant zéro, le plus grand mystère de l’Univers

  1. Je reprends cette partie de votre texte:
     » Or, ce fameux instant zéro pose un énorme problème conceptuel, en effet, ce dernier est-il issu d’un état antérieur (*) – hypothèse de l’immanence- ou alors est-il apparu « d’un seul coup » à partir d’un néant complet -hypothèse transcendante- [3] ?

    (*) En notant que cette formulation fait l’hypothèse qu’il existerait une sorte de temps absolu indépendant des particules qui s’agitent à la vitesse de la lumière.  »
    Si, comme je le conçois, les bouddhistes ont raisons et que nous renaissons, nous nous réincarnons afin de poursuivre notre développement, alors plusieurs déductions peuvent se faire:
    -La première est que l’âme se trouve dans un milieu qui n’évolue pas puisqu’il faut se réincarner pour que cette évolution pour une plus grande humanité se fasse;
    -La seconde est que le temps s’y écoule, pour les humains, dans le sens de notre univers visible, il ne semble pas y avoir de régression de réincarnation;
    -La troisième est que comme le temps ne s’écoule pas à la même vitesse suivant le lieu, proche ou éloigné des pôles ou de l’équateur, où la mère met au monde son enfant, alors cela veut dire qu’i y a un temps absolu.
    Suivant une réflexion portant sur l’intrication des événements et de leurs divers dimension, le choc d’un grain de poussière sur Pluton ne peut qu’être d’une autre dimension de celui d’une gros astéroïde sur une planète abritant la vie.
    Mais ceci dit, j’y reviendrai.
    En fait, si l’Être Humain, quand il meurt, se retrouve, du-moins son esprit (ce que je préfère à conscience, renvoyant à la notion d’inconscience), à rejoindre une nouvelle dimension, celle de l’âme, cela me semblerait étrange que seuls les être intelligents puissent se retrouver dans la-dite nouvelle dimension.
    Or, si c’est le monde du vivant disparu qui s’y trouverait aussi, donc les bactéries ainsi que les virus, ce ne peut qu’être, en ce cas, aussi le fait de la matière et, dès lors, aussi, les idées, les us et coutumes, etc…
    Il me paraîtrait dès lors plus logique de considérer celle-ci comme étant un « endroit » où s’enregistrerait tout ce qui existe et se passe dans le cosmos.
    Mais, si j’ai bien compris comment fonctionne le temps, suivant la vitesse de déplacement de chacun et de chaque chose, du chaton aux petits bonhommes verts habitant la galaxie d’andromède, voire vivant à l’autre bout de la nôtre, la Voie-Lactée, ou voyageant au-dedans d’une soucoupe volante, le temps ne se déroule pas au même rythme suivant la vitesse relative de chacun par rapport à celle de la lumière (oui, je sais, mon expression est approximative, n’ayant pas le naturel d’employer celles ad oc).
    Or, du chaton au bonhomme vert, lorsqu’ils meurent, ils ne peuvent que se retrouver, enfin, plutôt leur âme (ou plutôt ce serait leur esprit qui retrouverait leur âme, ce qui me parais plus logique), qu’au même endroit, cette dimension X (X parce que ça fait bien) que j’ai nommé la dimension morhogénique, mais il devrait y avoir mieux.
    Dès lors, en effet, il ne pourrait qu’y exister un temps absolu.
    Mais puisqu’en chaque point de l’univers l’écoulement du temps y est différent, alors il ne peut qu’y exister, en cette dimension morphogénique, qu’une intrication complexe, en plus de l’écoulement différent du temps, celle relative au passé, au présent et au futur.
    Or, l’existence de l’entropie montre que tout retour vers le passé est impossible, sinon la vie elle-même n’existerait pas qui en use et en abuse.
    De plus, si nous suivons l’idée directrice, cette dimension, ou cet espace, quelle en serait la nature, j’y émet l’hypothèse qu’y serait enregistré les informations (là encore, c’est très imprécis et le terme ne me plais pas du tout, je le concevrais plutôt, intuitivement, comme une sorte de déformation de sa nature, un petit peu comme une masse déforme l’espace-temps, l’esprit de chacun d’entre-nous étant le lien entre note corps et notre âme, elle même déformant cet espace au fur et à mesure du déroulement de notre vie, cet espace n’évoluant qu’en raison des événements se passant dans notre monde).
    Je reviens à la dimension de chaque événement (des dimensions, il y en a des tonnes).
    Chaque événement est la suite logique d’autres événements, qu’ils soient de petites ou de grandes dimensions.
    Nous pourrions les représenter comme un ensemble de points de plus ou moins grande taille, reliés entre-eux par les événements temporels qui leurs sont liés, répartis en une plus ou moins grande quantité dans l’univers suivant la richesse de ce qu’il s’y passe, en un enchevêtrement de structure fractale.
    Mais comme vous le savez, bien mieux que moi, chaque événement suit son cours avec sa temporalité propre, de plus, avec l’univers Janus, il y a un espace qui suit un cours de temps inverse du nôtre.
    Mais cette dimension morphogénique suit, elle, une temporalité propre et unique qui, si ce que me dit mon intuition est exacte, serait une déformation temporelle de sa nature à chaque événement survenant (là, l’entropie doit y être absolue, hi, hi, hi).
    J’imagine donc qu’il y aurait la possibilité de voyager dans le futur et qu’il y aurait donc une relative détermination de celui-ci s’il était déterminé par un observateur provenant du passé.
    Bon, bon, je sais, tout cela n’est que la résultante d’un ensemble de présupposés que je me suis essayé de mettre en ordre lors de longues heures de réflexions, par une série d’intuitions.
    J’ai essayé d’expliquer tout cela au mieux, je ne sais pas si cela ne se révèle que de la rêverie ou pas, si cela sert, ce sera bien, si c’est jeté à la poubelle, ce sera bien aussi.
    Mais il y a ce petit bonhomme que j’ai vu, celui d’à coté était une sorte de robot, auquel j’ai croisé le regard et qui provenait du mur d’en face, ou plutôt il y retournait.
    (J’avais enregistré son harmonique, celle de son esprit, comme chaque vivant a, surtout les êtres intelligents.
    Bon, que je vous explique vite fait, ils sont nos lointains descendants, enfin, c’est ce qu’il m’en fut dit, sauf à ce que j’ai imaginé la chose, ce qui est toujours possible.
    Et oui, ce type de phénomène, un petit peu plus que de l’empathie mais moins que de la télépathie est extrêmement fragile, je ne dois pas en faire n’importe quoi ni raconter ça à n’importe qui, et puis c’est sensible aux conditions initiales, ceci suivant les émotions du moment.
    Ils avaient régressé à tel point qu’ils utilisaient des machines dont ils ne comprenaient plus les mécanismes.
    Ils essayaient de comprendre d’où ils venaient, c’était la raison de leurs expériences, c’était idiot, ils auraient mieux fait d’étudier notre mode de fonctionnement collectif.
    Depuis ils sont partis, au bout d’un moment ils se sont ennuyés, d’où leur départ.
    Et je ne sais toujours pas si c’est réel ou si je me fais un film.
    Mais je sens à chaque fois comme un frissonnement, comme un faux froid, dès qu’il y a contact.
    Si tant est que c’en soit un.)

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    • Ça c’est du commentaire !
      Je ne vais pas répondre en détail mais préciser 2 ou 3 choses.
      L’étude scientifique de la mort doit se faire dans des conditions de prudences encore plus fortes que pour tout autre domaine, car il y a eu dans l’histoire humaine tant d’âneries écrites sur le sujet (je ne parle même pas des religions) que ce dernier est presque totalement galvaudé.

      Ceci étant, nous avons de la matière avec les NDE qui nous fournissent des informations très intéressantes, il serait cependant souhaitable que ce sujet devienne pluridisciplinaire car le corps médical ne possède pas les compétences en physique et mathématiques nécessaires pour avancer (sauf JP Jordan qui a « potassé » la géométrie 4D).

      Pour ce qui concerne la question de l’esprit, le terme exact serait « âme » mais il possède le défaut d’avoir une connotation religieuse, je m’intéresse de près aux travaux de Philippe Guillemand avec sa très intéressante théorie de la double causalité.
      En 2 mots, il s’agit d’une théorie d’un Univers bloc dynamique (innovation !) qui fait intervenir la conscience sous la forme d’un total libre arbitre. On est donc dans l’antithèse du matérialisme pur et dur.
      (On met au passage les travaux de Benjamin Libet à la poubelle)

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  2. Questions de béotien concernant les ‘lois de la physique’:
    Dans un espace-temps invariant du référentiel choisi, si je me contente de considérer :
    d=ct
    alors, avec un d_maximum en expansion à partir de 0, le temps 0 est inconcevable à moins d’un espace-temps inexistant : d_maximum=0

    a) Que devient c dans l’histoire du t=0 ? (idem concernant les ‘lois de la physique’)
    Ce c ne saurait y avoir de sens qu’en supposant l’émergence possible, ou déjà avérée quelque part, à la fois d’un d (espace), et de son d/c (temps) .

    Si ce sont les d et t d’un espace-temps qui ont commencé à exister :
    b) Pourquoi auraient-ils ‘choisi’ une grandeur particulière (infiniment proche de 0) parmi un infini des valeurs mathématiques ?
    c) Qui ou quoi ordonnancerait à la fois un balayage, et un sens de balayage (entropique semble-t-il) de cet infini de grandeurs ?

    Lien avec la notion de conscience ?
    d) c (hors univers) pourrait-il être c sans être conscientisé quelque part avec l’émergence d’au moins un univers ?
    e) les lois de la physique (hors univers) comporteraient-elles une loi qui les appelleraient à être conscientisées par au moins un univers ?

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    • Vous soulevez en fait une question qui concerne la période dite de Planck où aucune théorie physique ne sait répondre.
      (En effet, la RG ne s’applique pas car les 3 autres interactions fondamentales sont alors prépondérantes et la TQ ne s’applique pas non plus car en dessous des distances et temps de Planck).
      Nous en sommes donc réduits à spéculer.
      Parmi les hypothèses émises par les cosmologistes sur cette période, j’ai fait le choix de considérer un Univers immanent issu du vide quantique que je suppose déjà affublé de 4 dimensions d’espace (il y en a peut être plus).
      Reste la question du temps concernant le vide quantique, on peut alors faire une hypothèse supplémentaire, à savoir l’existence d’un temps quantique différent de celui que l’on connait soit une 2ième dimension de temps (*) que l’on ne percevrait pas à notre échelle, par analogie notre dimension de temps pourrait être immergée dans cette dimension de temps quantique !
      Avec cette hypothèse, la question de l’instant zéro pour notre Univers ne se poserait que dans la mesure où l’on choisit l’origine de l’axe du temps à l’origine de l’Univers, hors si ce temps absolu quantique est immanent au Big Bang, alors cette question se pose différemment.
      En effet, rien ne dit que la « poignée » de particules jetée depuis le vide quantique (VQ) pour constituer notre Univers est de taille nulle puisque nous sommes en présence d’un VQ constitué de 4 dimensions spatiales et d’au moins une de temps, le Big Bang aurait alors eu lieu quelque part sur l’axe de ce temps quantique. (On ne peut pas dire grand chose sur le temps quantique, si ce n’est qu’il s’écoulait déjà avant le Big Bang).
      JPP a fait le choix dans Janus de considérer les équations de la physique comme invariantes, impliquant donc la variation des constantes au voisinage de l’instant zéro : c et G tendent vers l’infini au voisinage de t=0, alors que m, e, h tendent vers zéro.
      On dit bien « tendent vers » et pas « égale à », en physique (ainsi qu’en maths) on considère que rien ne peut « être égal » à l’infini.
      Voir l’article sur Janus :
      https://zevengeur.wordpress.com/2018/01/12/histoire-de-lunivers-partie-6-modele-janus-le-futur-de-la-cosmologie/
      (*) Jean marie SOURIAU (rapporté par JPP) avait coutume de déclarer (mi-humoristique) qu’à l’instant de la mort, l’axe du temps de l’esprit effectue une rotation de 90 degrés, ce qui expliquerait le fait de voir l’ensemble de sa vie passé à ce moment là (voir les témoignages de NDE).

      J'aime

      • Merci pour cette réponse qui m’offre encore de nouvelles perspectives gigantesques
        aggravant ma difficulté à oser ne serait-ce qu’un début de vague intuition de
        … tout le reste !

        Pour compenser cet agréable désagrément, d’autres questions me viennent alors.
        Vous parlez de
         » la « poignée » de particules jetée depuis le vide quantique (VQ) « ;
        J’imagine alors qu’une poignée non infinie de particules de tailles non infinies cumule une taille qui pourrait être comparée à la taille de l’univers au temps de Planck.
        Comment me faire une idée de ce qui empêche de prendre pour temps 0, celui de l’état de l’Univers au ‘temps de Planck’ ?
        (conditions initiales de l’Univers canalisées par des lois physiques plus fines ? plutôt que transmises – ou re-transmises abruptement, en même temps que la « poignée », par le VQ pré-exisant ?)

        Et puis, tant qu’à faire de concevoir un passage de rien à plus de 1 particule sans passer par 1, puis-je concevoir que, même si l’effectif de cette poignée se multiplie, l’effectif total des particules puisse un ‘jour’ atteindre une limite ?

        Il me semble avoir lu que certains mathématiciens arrivent à se passer de la notion d’infini,
        même si (-avec le temps ? … de quelle dimension ?) le plus grand nombre imaginable peut bien grandir encore …
        Est-ce qu’une théorie cosmologique (alternant peut-être ‘big bang’ et ‘big crunch’) pourrait être compatible avec un existant sans infini ?

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      • Vous soulevez des questions de plus en plus spéculatives !
        Le danger en allant trop loin dans cette direction est de s’éloigner de la réalité ou du moins de ce que l’on en sait.

        Mon article est déjà spéculatif en ce sens où je fais l’hypothèse que le vide quantique pré-existe à notre Univers qui serait issu de ce dernier.

        Les notions de dimensions spatiales et de temps sont déjà des notions anthropomorphiques, même si les mathématiques nous permettent de sortir largement du monde ontologique, elles ne suffisent pas à nous permettre d’avancer dans la découverte de la réalité profonde.

        Ce n’est que lorsque des observations nouvelles apparaissent que le physicien est amené à une approche soit législative (changement des modèles physiques) soit ontologiques (ajout d’un ingrédient que l’on a pas encore rencontré).

        Les modèles d’Univers cycliques ne sont qu’une spéculation de cosmologistes.

        Et puis rendez vous compte de la situation, je prends un exemple : on ne sait même pas exactement ce qu’est un électron, on sait ce qu’il n’est pas en revanche : il ne ressemble à rien de ce que l’on connait à notre échelle (il se comporte en même temps comme une onde et comme une particule !).

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  3. Autre question :
    Partant de l’idée qu’à partir de seulement deux points différents, une droite peut être imaginée,
    pourrait-on penser que si jamais coexistent deux univers ‘espace-temps’ (qu’ils soient «ΛCDM » ou « Janus » alors coexistent deux temps différents : suffisants pour imaginer (une droite) une dimension de ces temps-d’univers ?
    ( Une seule succession de ‘création d’univers ne serait-elle pas en soi la création d’un ‘temps’ ou d’une dimension de temps ?

    Si les temps différents de ces deux univers hypothétiques différents n’avaient pas la même origine, comment définir, dans le temps de chacun de ces deux univers, l’origine du temps de l’autre univers ?

    Si ces origines de temps sont les mêmes, la création des deux univers serait-elle de facto régie par une loi de la physique commune concernant l’apparition d’univers ?

    )

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    • Tout est dans l’arbitraire, ou au contraire dans l’argumentation, de l’évaluation du ‘trop’.

      Si la célèbre formule d’Einstein (E=mc2) a pu nous permettre d’avancer dans la découverte de la réalité profonde’, il faut bien remarquer le lien évident entre une vitesse de la lumière c,
      et les notions ‘anthropomorphiques’ de dimension spatiales et de temps
      (puisqu’une vitesse est une mesure de dimension spatiale divisée par une mesure de temps).

      L’excès de spéculation
      (‘ fait de s’interroger sur les conséquences d’une hypothèse si elle était vraie,
      sans nécessairement la considérer au départ comme telle’),
      et le fait de s’éloigner de ce que l’on sait de la réalité, semblent bien être au cœur de ce qui éloigne tout non spécialiste des querelles opposant entre eux les défenseurs des différents modèles cosmologiques lorsqu’ils tentent de dépasser l’écueil de l’Ère de Planck en se reprochant mutuellement de ne pas apporter d’observations nouvelles.

      Ma contribution ici ne visait qu’à un appel à améliorer la pédagogie servie au néophyte
      confronté par exemple à une apparente contradiction lorsqu’il découvre par Wikipédia
      une ‘ère de Planck’ de durée approximative évaluée à 10-43 seconde
      sur la foi d’une formule mathématique calculant un ‘temps de Planck’
      (‘ temps qu’il faudrait à un photon dans le vide pour parcourir une distance … ‘)
      en utilisant une vitesse de la lumière (donc une vitesse) à des instants où les sachants
      nous ont expliqué que la notion-même de distance et de temps ne seraient pas recevables !
      (Nota Bene : en ce sens, quoi qu’il en soit de ses spéculations,
      je peux témoigner du fait que le travail pédagogique de Jean-Pierre Petit m’apparaît comme constructif)

      Les questions et la suggestion par un néophyte (que je suis) de ce qu’il peut concevoir comme ‘exercice de la pensée’ (‘https://fr.wikipedia.org/wiki/Expérience_de_pensée’ )
      (spéculation ?) ne pourraient-elle pas alors être vues comme un témoignage des difficultés d’entendement rencontrées par une population à instruire ?

      Sinon, un ‘exercice de la pensée’ visant à spéculer la possibilité d’hypothèses non contredites par des observations et conduisant, aujourd’hui, à des ‘durées’ envisageables de l’ère de Planck variant entre 0 (non plus 10-43s, mais bien : rien) et aussi près de l’infini qu’on puisse le rêver,
      ne tendrait-il pas à montrer une non-pertinence, à notre époque encore trop peu évoluée, de certaines Recherches ?

      Par ailleurs, concernant mes autres ‘spéculations’ au sujet du temps, dois-je préciser qu’elles ne visent en fait aussi qu’à parfaire une appropriation néophyte de votre suggestion d’une seconde dimension de temps.
      Dans une autre discution (https://zevengeur.wordpress.com/2018/01/12/histoire-de-lunivers-partie-6-modele-janus-le-futur-de-la-cosmologie/),
      un certain Alex G. vous suggérait :
      « On peut voir le temps comme une façon abstraite de représenter le *mouvement* de la machine à état qu’est l’Univers. Un changement d’état local est égal à un pas de temps local.  »

      Mes remarques seraient-elles incompatibles avec ce regard sur la notion de temps ?
      ( Pour ma part, bien qu’il me séduise plutôt, il me reste à vaincre des difficultés à concevoir un ‘déroulement’ d’états qui passeraient d’un ensemble discert (N) à un ensemble réel (R),
      avec, pour fixer les idée, un état pi entre des états 3 et 4. )

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  4. Tiens, je viens d’avoir, cher Zevengeur, une autre de mes idées, concernant là une supputation des raisons pour lesquelles nous sommes visités par divers engins de ceux que j’appelle les E.I.N.T., Êtres-Intelligents-Non-Terrestres, plutôt qu’extraterrestre, terme que je trouve plutôt infantile.
    Si, en effet, ils se servent d’un jeu complexe d’attraction-répulsion dans l’univers-inverse tel qu’il est décrit par Monsieur Petit pour se déplacer, nous pouvons facilement en déduire qu’existent des voies « navigables » et d’autres plus difficiles, voire pour certaines quasiment impossibles.
    La raison en serait la plus ou moins grande complexité de gérer des interactions gravitationnelles suivant les chemins choisis, étoiles doubles, triples ou quadruples, Systèmes planétaires complexes avec des orbites erratiques, nébuleuses dangereuses et tutti quanti (je ne suis pas astronome, même pas en culotte courte).
    Nous pourrions donc imaginer, en l’un des scenarii possibles, que notre système solaire ou sa région soit un carrefour et qu’il soit donc important de surveiller ce qu’il se passe chez Homo Sapiens Sapiens.
    Une seconde idée comme ça en passant sous forme d’une question et qui répondrait pour partie à quelques incongruités:
    Ne serait-il pas possible que les Ummo soient des descendants d’Homos Sapiens Néanderthalensis ayant été enlevés par une espèce autre il y aurait plus de 30 000 ans pour une raison qui resterait dès lors à définir?

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    • @ theuric

      EINT : d’accord avec vous, la seule certitude que l’on ait est qu’ils ne sont pas de chez nous, donc même si l’hypothèse « leur origine est une autre étoile » est la plus simple (rasoir d’Occam), elle est loin d’être démontrée.
      C’est une hypothèse de travail.

      Pour la partie navigation interstellaire, c’est en effet l’idée émise par JPP qu’il n’y aurait quasiment pas besoin de système de propulsion spatial et qu’il suffirait (cela parait simple, mais il y a du boulot pour faire les calculs) d’exploiter le comportement d’attraction/répulsion entre le versant positif et le versant négatif.
      En effet, un navire qui changerait le signe de sa masse sur Terre « tomberait » immédiatement vers le haut, on pourrait envisager d’utiliser ensuite le soleil comme répulseur qui donnerait à notre vaisseau une énorme impulsion initiale lui permettant (si l’on vise la bonne trajectoire) d’atteindre une étoile à une vitesse relativiste en vol libre (soit > c) dans le versant négatif.
      Un système propulsif de corrections de trajectoire similaire à celui de la navigation interplanétaire utilisée par les sondes spatiales actuelles suffirait probablement pour contrôler cette dernière.

      Pour la suite de votre commentaire, vous spéculez cher Theuric !

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      • Oui, oui, je sais, bien entendu que je spécule, mais comment en être autrement?
        En fait mon idée est d’essayer de comprendre non pas le comment mais le pourquoi et, ce, avec ce nombre infinitésimal d’information à notre disposition rendant la tâche ardue.
        Il y a une logique à chaque chose et à chaque événement et c’est cela que je m’essaie de débusquer.
        Je me suis dit, par exemple, qu’il devait y avoir des invariants pour toute société, quels que soient les êtres qui la composent.
        Certes, la politique, par exemple, ne peut qu’y être que différente, mais elle doit, comme pour nous, concerner les rapports de forces, les institutions, soit l’organisation collectives, les choix futurs et tout un ensemble d’autres facteurs.
        La vitesse évolutive, par contre, doit être différente suivant le type de système planétaire et de planète, ce qui ne peut que générer une structure mentale autre.
        Par exemple, les sociétés d’Homo Sapiens Sapiens a évolué de façon rapide en raison de la structure même de la terre et du système solaire, nous pourrions même appeler ça une explosion évolutive si nous songeons simplement à la vitesse avec laquelle nous sommes passé du statut de chasseur-cueilleur à celui de bientôt voyageur de l’espace, quinze, même vingt mille ans ce n’est rien.
        En revanche, une planète sans tectonique des plaques ni catastrophe de grande envergure récurrente ne peut, à mon sens, que mener à des êtres à d’évolution lente et à celle de leur civilisation tout aussi progressive et, ce d’autant plus s’il n’y qu’un seul continent, sans réelle concurrence, contrairement à ce qui en a été et en est toujours pour l’être humain.
        Cette vitesse évolutive de notre espèce est, j’en pose le postulat, la raison pour laquelle les maladies mentales y sont importantes, et même si les plus graves sont reconnues et autant que faire se peut soigné, nombre d’autres, le plus souvent bénignes, les névroses, mais même parfois malignes, certaines psychose comme la perversion-narcissique, ne sont que rarement suivit.
        Tout ou presque chez l’Être Humain est du bricolage évolutif en raison même de cette célérité, quand il est possible d’imaginer qu’une évolution plus lente laisserait la place au métabolisme, au physique et au mental de prendre leur place en leur temps.
        Ceci dit sans faire d’angélisme, les intérêts des uns peuvent parfaitement diverger de ceux des autres, du mensonge peut se déverser, une agressivité se montrer, ce sont les recherches des paradoxes et des contradictions qui peuvent, en ce cas, nous guider.
        Je jette de premières bases avec le peu à ma disposition et, ce, parce que je suis sûr que nos descendant iront y voir au-delà du noir firmament du seul univers terrestre et que ces engins qui nous survolent sont des sujets passionnants.
        Par exemple, un triangle noir, moi, dans l’espace, je le verrais bien vaisseau de guerre quand, plutôt, le long tube ou la galette, pour ne pas dire soucoupe, brillant je le percevrais juste comme un moyen de transport, d’étude ou d’investigation.

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