DNDR – Dernières nouvelles du Rock’N’Roll #02 (Powerwolf, Ghost, Dirty Action, Gypsy Pistoleros)

Powerwolf

Septième album pour le groupe allemand Powerwolf dont la carrière a démarré en 2005 avec l’album « Return In Bloodred« .

La première question qui taraude le lecteur est d’abord de savoir si le groupe doit être classé dans la rubrique « Heavy Metal » ou dans celle du « Hard Rock »…
Je ne vous ferai pas languir plus longtemps, la réponse est « les deux mon capitaine », les fans du premier genre le classeront dans ce dernier et vice versa.
(C’est donc bien du Hard Rock, je confirme !)

La notoriété du groupe s’affirme à chaque album comme le démontrent les ventes en Allemagne avec deux « Top 1 » dont le dernier opus.
Devant ce succès dans leur pays natal, le groupe fond maintenant sur l’Europe avec des tickets pour la tournée de promotion 2018 qui se vendent comme des petits pains. De nombreuses dates sont déjà complètes, en particulier celle du Bataclan en novembre.

Coté musique, le chanteur Attila Dorn d’origine roumaine possède une voix puissante associée à des thèmes inspirés de la culture liturgique prenant garde -précise t’il-de ne jamais choquer les adeptes de la religion chrétienne. Nous sommes donc loin des groupes outranciers des années 80.
Suivant une tradition allemande bien établie par les frères Schenker (Rudolf et Michael), les guitares flying V des « frères » (*) Greywolf sont prépondérantes dans le gros son du groupe.
Coté tempo, malgré certains rythmes heavy à la double grosse caisse, nous sommes plus proches des mid-tempos du Hard Rock, ces derniers étant associés à une couverture mélodique en grande partie soutenue par les claviers de l’excellent Falk Maria Schlegel.

(*) ils sont seulement potes de longue date.

Powerwolf à Colmar le 05/08/2018Powerwolf à Colmar le 05/08/2018

Grace notamment à d’exceptionnelles prestations scéniques, le groupe construit son succès pas à pas, gage de pérennité en se créant une solide assise de fans au fil du temps.
La relève du métal arrive enfin, faisant on l’espère mentir Ben Barbaud le patron de notre vénéré Hellfest qui remarquait que le système ne produit plus de méga groupes.

Ceci étant dit, le dernier album de Powerwolf « The Sacrament of Sin » est tout simplement fabuleux, à se procurer d’urgence !

2018 - The Sacrament of SinThe Sacrament of Sin (2018)

Site web ici.

Ghost

On ne présente plus Ghost, le groupe suédois emmené depuis 2010 par son leader Tobias Forge.
Le groupe connait un succès planétaire sans cesse grandissant et ce dès le second album « Infestissumam » paru en 2013 où ce dernier entra dans le top 28 US. L’excellent dernier album « Prequelle » est quand à lui entré directement #3 au Bilboard, gageons que le prochain sera numéro 1 !

La musique de Ghost est un savant mix de pop et de métal mélodique dont le style est immédiatement reconnaissable à l’écoute, signature des très grands groupes de Rock.

Ghost à Colmar le 05/08/2018Ghost à Colmar le 05/08/2018

A l’instar de Powerwolf mais dans un style radicalement différent, la scénographie est d’inspiration liturgique. Le chanteur, également leader du groupe, marqué par un concert de Kiss dans sa jeunesse avait alors prévu de longue date d’aller dans cette direction artistique.
Dans les premières années de Ghost, l’identité de ce dernier était tenue secrète derrière le masque d’un certain « Papa Emeritus ».

Papa Emeritus II

Il fallut tout de même sept années pour que cette dernière soit rendue publique, les musiciens sont d’ailleurs toujours cachés derrière des masques de goules, ce qui permet accessoirement de discrets changements de personnels.

Ghost est là pour très longtemps, alors ne prenez pas de retard et écoutez les dès maintenant, leurs mélodies sur fond de guitares pêchues et de rythmiques vitaminées ne vous lâcheront pas. Le problème est que l’on devient très vite addict à l’écoute de Ghost, mais est ce vraiment un problème ?

 

Ghost - Prequelle« Prequelle» – 2018

Site web ici.

Dirty Action

Changement de registre avec cette fois un excellent groupe français constitué d’anciens membres du regretté « Attentat Rock« , ayant sévi dans les années 80.

A l’époque, à quelques exceptions près, le principal défaut des groupes nationaux était une certaine faiblesse au niveau du chant. Le problème semble aujourd’hui résolu avec des groupes comme Blackrain, Pleasure Addiction ou Dirty Action dont le jeune chanteur franco-suédois Tommy KARLSON n’est pas sans rappeler un certain Bon Jovi.
Le groupe propose un style Glam Rock parfaitement maitrisé avec les expérimentés Fabrice Fourgeaud, Thierry Gaulme, Pierre Bremond le bassiste au jeu de scène « on ne peut plus Rock N’Roll » !

Le premier album du groupe sorti en 2015 est étonnant.
Étonnant par la qualité des morceaux, au moins la moitié de ces derniers sont des hits potentiels, hélas en France les médias ostracisent complètement le Rock et le public passe ainsi à coté de grands groupes.
On rappellera la citation apocryphe du regretté Yoda évoquée dans le premier numéro de cette rubrique ici.

Pour supporter le rock « Made in France » on peut soit voter Arnaud Montebourg, soit commander l’album de Dirty Action.
L’option 2 est la plus sûre !
Écrire à dirtyactionofficial(AROBASE)gmail(POINT)com

Site web ici.

Gypsy Pistoleros

Je ne pouvais pas décemment lancer cette chronique sans vous parler d’un groupe qui aurait du casser la baraque, et je pèse mes mots.
Il n’est cependant peut être pas encore trop tard.

Il est dit plus haut que les grands groupes sont ceux que l’on reconnait immédiatement au son unique qui leur appartient en propre.
Les Gypsy Pistoleros sont de cette trempe avec un mix parfaitement réussi entre un glam rock invétéré et une sorte de flamenco associé à des paroles en espagnol et en anglais.
Mais leur force se situe d’abord dans les compositions qui sont quasiment systématiquement « tubesques », écoutez des titres tels que Moonshild ou Un Hombre Sin Rostro, vous m’en direz des nouvelles.

Pour l’instant, le groupe est séparé mais le chanteur Lee Mark Jones alias « Gypsy Lee Pistolero » poursuit une carrière au cinéma où il passe son temps à tourner des nanar.
Il a cependant en parallèle remonté un groupe dénommé The Mescalito Wampires qui joue des titres de Gypsy Pistoleros et qui vient même de sortir un maxi (EP).

Écoute Lee, si tu m’entends, laisse tomber le cinéma de seconde zone, ce n’est pas pour toi, consacre toi à la musique.
Compose, pars en tournée, écume les clubs et tu verras que ça finira par payer, tu as le talent pour conquérir le monde…

Pour finir, un conseil aux jeunes générations :
Play It Loud

C’est tout pour aujourd’hui,
amis Rockeurs, amies rockeuses portez vous bien et la suite au prochain numéro !
(*)

(*) Merci à l’excellent Hugo Lisoir à qui j’ai emprunté quelques idées pour le format de cette rubrique.

Article publié sur Agoravox TV ici.

Liste des posts « Metal » ici.

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