Gilets Jaunes contre oligarchie et « peste bleue », généalogie d’une guerre ouverte

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Comme le souligne Emmanuel Todd [1], les dissidents de la pensée unique politico-médiatique avaient presque perdu l’espoir que le peuple Français ait conservé sa capacité à se soulever contre ses oppresseurs.
La révolte des gilets jaunes fut donc la bonne surprise de la fin d’année 2018 et une certaine fierté peut en être tirée après toutes ces années de soumission à la dystopie mondialiste.

Ce mouvement n’est donc que l’aboutissement d’un demi-siècle d’une politique des petits pas ayant consisté à hypothéquer la démocratie au profit des puissances financières et au détriment des intérêts de la grande majorité de la population.
Le principal vecteur de cette tyrannie est le machin supranational appelé « Union Européenne » construit ex-nihilo à partir de la fin de la guerre.

Les traités européens ratifiés dans le cadre de cette « peste bleue » sont la source de la plupart des problèmes majeurs ayant induit l’explosion récente du mouvement des gilets jaunes.
Mais d’où viennent donc les concepts fondateurs de  l’idéologie inspiratrice de ces traités ?

Nous allons voir que la racine du mal tire sa source d’un contexte géopolitique ayant fait des États-Unis d’Amérique la principale superpuissance à la sortie de la guerre, cette dernière a alors profité d’une fantastique opportunité pour imposer son modèle idéologique en commençant par l’Europe de l’ouest.

A l’instar de celle de l’Union Soviétique, cette idéologie contenait cependant les germes endogènes de sa propre destruction. Historiquement, cette dernière prend sa source dans le modèle anglo-saxon et plus précisément dans sa déclinaison américaine avec la croyance de cette nation en une « destinée manifeste ».

Avant d’aller au-delà, il est nécessaire de comprendre le système de pensée américain.

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Le « circuit du trésor » détruit par l’oligarchie au profit du « circuit de la dette », retour sur la loi de 1973

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Circuit du trésor

Depuis une dizaine d’années, la polémique fait rage au sujet de la fameuse loi de 1973 et de son influence sur le niveau faramineux atteint par la dette publique. Aujourd’hui devenue quasiment irremboursable, cette dette n’a pas toujours existé et des travaux universitaires récents sont venus apporter un éclairage sur ses origines.

A la fin de la guerre, la gestion monétaire du pays était revenue sous le contrôle de l’état. L’oligarchie effectua alors durant les Tente Glorieuses un lent travail de sape afin de transférer cette dernière aux marchés privés. Le support idéologique associé à cette démarche fut inspiré par le modèle libéral anglo-saxon. La loi de 1973 ne fut qu’un point d’étape venu s’insérer dans ce contexte en attendant le verrouillage total de la liberté de manœuvre de l’état par le traité de Maastricht.

Nous avons assisté à cette occasion une énième occurrence de ce que l’on n’ose plus appeler la lutte des classes !

A partir des années 60, on commença à remplacer un système de gestion monétaire dirigé par l’état et qui avait fait ses preuves appelé « circuit du trésor » par un système basé sur le tout privé qui nous a conduit inexorablement à l’endettement actuel. La dette équivalente à environ 100% du PIB est en grande partie liée au financement des déficits par les marchés.
Les causes de cette situation sont multiples, mais si l’on ne prend en compte que l’aspect monétaire, on constate factuellement que si la banque centrale avait pu financer les déficits avec des prêts à taux zéro remboursables, alors la dette aurait été quasi nulle à l’orée de la crise de 2008.

Pour comprendre l’historique de la situation actuelle il faut donc revenir à la période de l’après-guerre.

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De Jeanne d’Arc à l’atlantisme européiste, 600 ans de trahisons des élites françaises

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Traitres 40.5

(Mise à jour le 24/06/2016)

La trahison des élites vis à vis de la nation n’est pas un fait récent dans l’histoire de France [1].
En effet, avant d’analyser le processus de la construction européenne contre les peuples, trois exemples historiques significatifs seront évoqués.
Le premier concerne le traité de Troyes durant la guerre de cent ans suivi par le procès de Jeanne d’Arc en 1431, puis le cas Adolphe Thiers en 1870 associé aux élites royalistes et enfin le régime de Vichy à partir de 1940.

Au delà de la simple trahison, les motivations de ces actes qui finissent toujours dans la poubelle de l’histoire sont à rechercher du coté de la défense d’intérêts privés ou personnels au détriment de ceux de la nation. Une autre cause est liée à la croyance en l’incapacité de la France à surmonter de graves difficultés rencontrées à certaines périodes de son histoire.

La construction Européenne dont chacun constate aujourd’hui l’échec cuisant n’est que le dernier avatar de ce comportement historique et récurent. Cette Europe fut vendue aux populations grâce à une rhétorique panglossienne où l’on promit monts et merveilles.
Après plus de trente ans où, à l’instar de l’ex URSS, la réussite de ce projet est toujours annoncée pour le lendemain, il est urgent de faire machine arrière et de retourner à la bifurcation où l’on s’est trompé de route afin de reprendre le bon chemin.
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