Gilets Jaunes contre oligarchie et « peste bleue », généalogie d’une guerre ouverte

Télécharger l’article en PDF : PDF_logo

Comme le souligne Emmanuel Todd [1], les dissidents de la pensée unique politico-médiatique avaient presque perdu l’espoir que le peuple Français ait conservé sa capacité à se soulever contre ses oppresseurs.
La révolte des gilets jaunes fut donc la bonne surprise de la fin d’année 2018 et une certaine fierté peut en être tirée après toutes ces années de soumission à la dystopie mondialiste.

Ce mouvement n’est donc que l’aboutissement d’un demi-siècle d’une politique des petits pas ayant consisté à hypothéquer la démocratie au profit des puissances financières et au détriment des intérêts de la grande majorité de la population.
Le principal vecteur de cette tyrannie est le machin supranational appelé « Union Européenne » construit ex-nihilo à partir de la fin de la guerre.

Les traités européens ratifiés dans le cadre de cette « peste bleue » sont la source de la plupart des problèmes majeurs ayant induit l’explosion récente du mouvement des gilets jaunes.
Mais d’où viennent donc les concepts fondateurs de  l’idéologie inspiratrice de ces traités ?

Nous allons voir que la racine du mal tire sa source d’un contexte géopolitique ayant fait des États-Unis d’Amérique la principale superpuissance à la sortie de la guerre, cette dernière a alors profité d’une fantastique opportunité pour imposer son modèle idéologique en commençant par l’Europe de l’ouest.

A l’instar de celle de l’Union Soviétique, cette idéologie contenait cependant les germes endogènes de sa propre destruction. Historiquement, cette dernière prend sa source dans le modèle anglo-saxon et plus précisément dans sa déclinaison américaine avec la croyance de cette nation en une « destinée manifeste ».

Avant d’aller au-delà, il est nécessaire de comprendre le système de pensée américain.

Lire la suite

La guerre contre la finance, il faut scinder les banques !

scinder

Depuis la crise de 2007, une grande partie de la population a commencé à prendre conscience des effets catastrophiques issus des politiques de dérégulation mises en œuvre depuis environ 30 ans.
Le sujet de la finance reste cependant obscur pour la plupart des citoyens et – plus grave – pour la majorité de la classe politique.
Cette ignorance a créé un terrain favorable à l’oligarchie qui s’est créée autour de la doxa ultra-libérale, elle a permis aux spéculateurs véreux de faire sauter un à un tous les gardes fous qui protégeaient tant bien que mal le système financier. Ce dernier avait été conçu à l’origine pour être au service de l’économie et par voie de conséquence de la société.
Le coup de grâce fut porté en 1999 aux USA sous l’administration Démocrate de Bill Clinton avec l’abrogation du Glass Steagal Act.
Il n’a ensuite pas fallu 10 ans pour que le système soit mis à terre pour des raisons purement endogènes [1].

Lire la suite