La géopolitique du moyen orient expliquée à Hollande, Fabius et autres imposteurs qui nous gouvernent

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Hollande-Guignols

Les attentats récents à Paris ne peuvent être découplés de la politique étrangère aberrante du gouvernement Hollande au moyen orient ainsi que de celle de son prédécesseur. En effet, cette dernière sert en réalité les intérêts de Washington au détriment de ceux de notre pays.
L’objectif de cet article est de présenter une analyse de la situation puis de proposer une politique alternative correspondant aux véritables intérêts de la France.

François Hollande fut élu en 2012 non pour sa capacité supposée à gouverner la France mais pour faire barrage, après un quinquennat catastrophique,  à l’un des pires présidents que connut la République française. Le candidat naturel des « socialistes » (*) Mr .Strauss Kahn, nonobstant sa ligne politique européiste et libérale, semblait à minima posséder la dimension pour le poste. Malheureusement pour lui, sa carrière s’est brisée sur l’affaire que tout le monde connait, laissant pour le P « S » un vide à combler quelques mois avant l’élection présidentielle. L’homme du compromis, qui allait précéder les compromissions, fut alors élu un peu par hasard et beaucoup par défaut.

(*) Le terme socialiste étant depuis longtemps devenu une façade, il sera systématiquement mis entre guillemets

Quant un autre américain succède à « Sarko l’américain »
Ce jour de mai 2012, François Hollande se retrouva donc un peu perdu à la tête du pays, et à l’instar de son prédécesseur, dans un costume bien trop grand pour lui.
Comme on le constate depuis lors, à défaut d’avoir une ligne politique et stratégique personnelle, il fit le choix d’imiter le modèle dominant et de s’y soumettre.
Les causes de ces choix sont d’abord à rechercher du coté de sa formation initiale à l’ENA, où l’on apprend pas à penser mais à reproduire [1], puis du coté de son atlantisme forcené issu de son conditionnement chez les « Young leaders » de la French American Fondation . L’annuaire de cette organisation est par ailleurs très instructif et on y apprend que François Hollande fait partie de la promotion 1994.

Une culture successive de l’échec
Les résultats de l’action du président furent rapidement visibles avec une politique économique en échec dans la continuité de celle de Sarkozy. La première cause de cet échec étant liée à une incompréhension chronique de la situation associée à l’utilisation de recettes éculées.
Ajoutons une soumission à l’hégémonique Allemagne dans le cadre de l’Union Européenne et enfin une politique étrangère euro-atlantiste dictée par l’Amérique et quelques états « excités » de l’ex URSS intégrés on ne sait pourquoi dans l’UE et dans l’OTAN.

La crise ukrainienne [2] fut la première occurrence qui montra de manière flagrante l’impéritie du président de la république et surtout celle de son ministre des affaires étrangères Fabius  dans le domaine de la géopolitique. En effet, après un alignement aveugle sur la politique US et sur celle de la…Pologne, les intérêts de la France furent gravement compromis avec le refus de la vente des Mistral à la Russie et le soutien de sanctions injustes envers cette dernière [2].

Aujourd’hui, la crise Syrienne, autrement plus grave avec les conséquences que l’on a constaté à Paris, démontre une fois de plus une méconnaissance totale de la géopolitique. En effet, chaque prise de position du gouvernement français correspond systématiquement à la pire option possible.

Mr Hollande, son ministre des affaires étrangères et leurs conseillers auraient besoin d’un sérieux aggiornamento. Même si cette démarche est vaine, il faut que quelqu’un leur explique quelle est la situation réelle au moyen orient et ce qu’il conviendrait de faire.

Pourquoi sont ils aussi nuls ?
Un aspect frappant du contexte gouvernemental concerne le niveau particulièrement faible de la génération d’hommes politiques au pouvoir depuis 2007. S’agit il prosaïquement d’un problème lié à la génération soixante-huitarde ? Ou les causes sont elles plus profondes avec le délitement de l’enseignement français (*) qui est devenu une véritable « fabrique du crétin » même à haut niveau, hypothèse plausible pour les membres les plus jeunes des équipes gouvernementales.

(*) Voir le classement triennal mondial PISA où la France perd régulièrement des places.

PARTIE 1 : HISTOIRE ET GÉOPOLITIQUE DU MOYEN ORIENT

Quelques points de repère historiques
Sans entrer dans l’histoire détaillée de cette région, signalons que du 7ième siècle à la première guerre mondiale, cet espace constituait l’empire Ottoman, d’abord sous domination arabo-musulmane puis sous celle des turcs.
Après la première guerre mondiale, les turcs faisant partie des vaincus, car alliés de l’Allemagne, virent leur empire dépecé entre la France et l’Angleterre coloniales à la suite des accords Sykes-Picot. Le traité de Lausanne en 1923 redécoupa la région en fonction des appartenances religieuses et le déplacement correspondant de millions de personnes. Enfin ces pays finirent par obtenir une relative indépendance au milieu du XXième siècle après la seconde guerre mondiale.

Parmi les 4 principales dimensions permettant d’appréhender le contexte du moyen orient, les 3 premières sont endogènes :
– les peuples
– les religions
– les ressources en matières premières
et la dernière est exogène :
– la politique interventionnistes des puissances étrangères, en particulier celles des États-Unis.

Et puisque dans géopolitique, il y a le terme géographie, on va commencer par examiner des cartes.

Les peuples du moyen orient
Les principaux peuples du moyen orient sont au nombre de 5 :
– arabes
– perses
– kurdes
– turcs
– juifs
Ces peuples occupent chacun plusieurs pays distincts sauf les juifs qui occupent quasi exclusivement l’état d’Israël et les Kurdes qui, n’ayant pas d’état propre vivent à cheval sur 3 pays : la Turquie, la Syrie et l’Irak.

Peuples en orient-cut

L’état juif d’Israël
L’état d’Israël occupe une position particulière dans la mesure où le peuple juif, chassé de sa terre voici 2000 ans se retrouva disséminé sous la forme d’une diaspora. Cette dernière fut persécutée durant toute cette période avant l’épisode final de la shoah qui se termina par l’extermination d’environ 5 millions de juifs par les nazis.
A la fin de la guerre, l’occident repentant, décida du retour des juifs sur leur terre d’origine grâce à un certificat de propriété revendiqué et vieux de 2000 ans !
La société israélienne, de type démocratie occidentale, est peu compatible avec celle des autres peuples du moyen orient. Par ailleurs, durant l’absence des juifs, cette terre était devenue celle des palestiniens.
Ces derniers furent donc soit chassés de ce territoire, soit victimes de ségrégation pour ceux qui restèrent en Israël.
Cette situation induisit donc de grandes tensions et de nombreux conflits guerriers sur ce territoire.
Plus de 60 ans après le retour des juifs, le problème de la cohabitation entre ces derniers et les palestiniens ainsi que la définition de leurs états respectifs reste entier.

Voyons maintenant l’aspect religieux.

Les religions : Islam chiite et sunnite, Judaïsme et Christianisme
Les trois religions monothéistes (christianisme, judaïsme, Islam) sont présentes au moyen orient. Les juifs occupent pratiquement un seul état et  les adeptes des 2 autres religions sont répartis dans les autres pays.

Le cas de l’islam est particulier dans la mesure où il s’agit de la religion ultra-majoritaire dans la région.
Au sein de cette dernière, une divergence de vues existe sur la désignation du successeur du prophète Mahomet à sa mort au 7e siècle.
Ce désaccord théologique sur un point de détail a provoqué le schisme de l’islam suivant 2 tendances majeures :
– l’islam Chiite
– l’islam Sunnite

Dans le monde, l’islam sunnite est majoritaire à hauteur d’approximativement 85% par rapport à l’islam chiite. Ce dernier représente par contre environ 40% des musulmans au moyen orient qui sont donc en proportion importante dans cette région.

La principale cause de discorde endogène au moyen orient est donc la religion. En effet les musulmans chiites et sunnites, même s’ils cohabitent parfois pacifiquement, sont le plus souvent des ennemis jurés.

Les 2 plus grandes puissances régionales sont comme par hasard d’obédience opposée :
– l’Arabie Saoudite sunnite
– l’Iran chiite

Dans cette zone, les alliances se font en fonction de la couleur religieuse du gouvernement au pouvoir dans  chaque état mais des embryons de guerres civiles peuvent se déclencher car des minorités opposées à un gouvernement peuvent se révolter.

Dans les grandes lignes, on distingue du coté des alliés à l’Iran, le « croissant chiite » avec  :
– l’Irak, la Syrie et la faction chiite du Liban, le Hezbollah.

et du coté sunnite alliés à l’Arabie Saoudite :
– le Qatar, les Émirats, le Yémen et la Turquie qui joue un double jeu.

Religions en orient

L’islam sunnite a également enfanté un monstre appelé « islam radical » ou « islamisme ».

L’islam radical, de l’État islamique « EI » au terrorisme
L’islamisme est un mouvement radical prônant l’application d’une lecture stricte du coran à travers la charia.
Ce mouvement issu de la famille sunnite prend ses racines dans 2 mouvances :
– le salafisme avec sa déclinaison wahabite d’Arabie Saoudite
– les frères musulmans (origine Égypte)
Sur le long terme, les islamistes veulent imposer par la force du jihad (guerre sainte) une théocratie religieuse à toute la planète à travers la notion d’oumma, qui représente le « peuple » musulman, indépendant de toute notion d’états.

Le fameux État islamique autoproclamé, appelé également EI, EIIL ou Daech est la dernière tentative en cours d’application concrète de ce concept.

Qu’est ce que l’EI ?
L’EI n’est pas une simple organisation terroriste de plus. En effet, derrière la façade islamiste se cache une structure bien pensée, très organisée et capable d’agir suivant plusieurs dimensions :
– Militaire : les combattants sont encadrés très efficacement par des anciens cadres de l’armée de Saddam Hussein
– Idéologique : ils empruntent l’idéologie salafiste pour s’assurer du soutien des sunnites radicaux
– Financement : l’EI contrôle une partie des puits de pétrole irakiens et syriens qui lui assurent des revenus conséquents avec la complicité de la Turquie et des occidentaux
– Recrutement : l’organisation recrute au moyen orient et également dans le reste du monde pour renforcer son armée et remplacer ses pertes
– Communication : une habile propagande jihadiste à tendance « gore » attire de nombreuses recrues à travers les réseaux sociaux
Cet organisation est apparue en 2006 en Irak à la suite de la destruction de ce pays par les américains, elle se propage depuis plusieurs années dans les pays voisins. Les sunnites du nord de l’Irak, laissés pour compte par le pouvoir chiite issu des urnes constituèrent un terrain favorable pour la genèse de ce mouvement.
La complicité active de certains pays du golfe est avérée, l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie leur fournissent du matériel, des armes et de la logistique.

Cet organisation a ensuite été rejointe par des groupes extérieurs [3] :
– environ 5000 wahhabites saoudiens
– des talibans
– des combattants tchétchènes venus de Russie
– de nombreux jihadistes recrutés au moyen orient et accessoirement en occident dont nos fameux « crétins des banlieues »

L’EI, avec la peur engendrée par son ultra-violence a rapidement conquis de grandes portions de l’Irak, bien aidé si l’on peut dire par l’inefficacité chronique de l’armée régulière irakienne formée par les américains.

En terme d’effectifs, le chiffre de 30 000 jihadistes annoncé par les médias est ridicule, il est clair qu’on ne tient pas l’équivalent d’un pays avec un si petit nombre, le chiffre réel des combattants est probablement au moins 10 fois supérieur [4].

L’EI a enfanté de nombreuses filiales à l’étranger
Donnée fondamentale, l’EI apparu en Irak, a été rejoint par plusieurs organisations islamistes internationales qui lui ont prêté allégeance. Ainsi, la Libye (n’ayant plus d’état), l’Égypte, le Yémen, le Caucase (Tchétchénie), la Tunisie, l’Algérie, l’Afghanistan et même l’Arabie Saoudite ont vu l’apparition de « filiales » de l’EI venus renforcer la puissance de cette organisation.

Une armée d’invasion organisée et la complicité active de la Turquie
Profitant d’un début de guerre civile en Syrie, l’armée de l’EI a passé la frontière syrienne et a décidé d’étendre le jihad dans ce pays. Cette dernière s’est emparée de puits de pétrole dans le nord/ouest de la Syrie, elle vend cet or noir à une compagnie anglo-turque qui l’écoule à son tour (blanchi) sur le marché international.

La Turquie, membre de l’OTAN, en discussions pour entrer dans l’UE et dans l’OCS, joue donc un double jeu voire même un triple jeu dans cette région.

Le SU24 russe lâchement abattu par la chasse turque dans le ciel syrien sous prétexte de viol de son espace aérien (*) donne une idée du camp choisi par Erdogan, le dirigeant islamiste turc : celui de l’état islamique.
Cet agression constitue un acte de guerre avéré de la part d’un pays de l’OTAN envers la Russie.

(*) La Turquie de son coté ne se prive pas de violer réellement l’espace aérien grec

Le terrorisme international au service de la stratégie de l’EI
Les islamistes et en particulier l’EI, sont à l’origine des principaux actes terroristes commis dans le monde, avec bien entendu les attentats récents à Paris. On nous répète que les principales victimes du terrorisme islamique dans le monde sont des musulmans en général chiites, cela est exact, mais il ne faut cependant pas oublier les assassinats massifs de chrétiens dans les zones d’influence des islamistes.

Ce qui précède montre que l’EI n’est pas qu’un simple groupe terroriste, mais une organisation sophistiquée avec de gros moyens déployés suivant plusieurs axes. Cela induit donc un certain nombre de questions sur cette organisation ainsi que et sur ses alliés. En effet, le soutien des Saoudiens, du Qatar et de la Turquie suffit il à expliquer la puissance de cette entité ? (*)
En effet, un certain nombres d’analystes [4][5] considèrent qu’à l’instar d’Al-Qaïda, l’EI serait une création de la CIA dont les 2 objectifs initiaux étaient :
(1) de couper la route à l’Iran pour stopper leur aide militaire au Hezbollah libannais, un des rares mouvement capable de résister militairement à Israel .
(2) d’entrer en guerre contre Bachar el-Assad pour le destituer
Le fait que l’ancien candidat républicain à la présidence US  John Mc Cain aie reconnu sur Fox News être en contact permanent avec l’EI va dans le sens de cette assertion.

(*) Voir les analyses du criminologue Xavier Raufer, article et interview.

Ces considérations liées à la religion étant posées, il existe un facteur majeur sans lequel le moyen orient ne ferait jamais l’actualité à travers les guerres permanentes qui s’y déroulent.
Ce dernier concerne bien évidemment la présence abondante de matières premières stratégiques pour toute la planète dans le sous-sol de cette région.

Le problème des matières premières : pétrole et gaz.
Avec les 2/3 des réserves mondiales de pétrole et 40% de celles de gaz, on comprend que cette région attise les convoitises des nations industrialisées très importatrices de ces ressources.

La plus grande partie des réserves pétrolières de la région sont concentrées dans 4 états (classement indicatif) :
– Arabie Saoudite : 1ières réserves mondiales
– Iran : 2e
– Irak : 4e
– Koweït et Émirats arabes : 5e

A noter que la Syrie possède une position stratégique pour le transport du gaz vers la méditerranée [6].

Petrole en orient-cut

PARTIE 2 : L’INTERVENTIONNISME DES ÉTATS-UNIS AU MOYEN ORIENT

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale les États-Unis sont en quête d’hégémonie sur toute la planète. Au vu des immenses réserves de pétrole présentes au moyen orient, ils ne pouvaient que devenir la principale puissance étrangère intervenant directement ou indirectement dans cette région.

La stratégie mondiale des États-Unis
Après une quarantaine d’années de bi-polarité partagée avec l’URSS, les États-Unis se sont retrouvés pour un temps dans un contexte unipolaire après la chute de leur rivale au début des années 1990. Le pays s’est alors doté d’une nouvelle stratégie, centrée sur un modèle géopolitique, pour conserver sa suprématie toute récente .

La géopolitique est une discipline dont les bases furent inventées par Mackinder et Spykman dans la première moitié du 20e siècle. En synthèse, le modèle Mackinder prédit que si une puissance réussit à unifier l’Europe de l’ouest et l’Europe orientale, alors cette dernière dominera le monde.
Les américains doivent donc l’empêcher.
Pour ce faire, la première étape est de constituer une doctrine avec des ennemis créés de toutes pièces. Ce fut l’objectif des travaux de Brzesinsky, du PNAC et autres concepts de choc de civilisations.

En résumé, pour garder leur suprématie, les États-Unis doivent atteindre 4 objectifs :
1) conserver leur large supériorité militaire mondiale
2) prendre le contrôle des matières premières
3) empêcher par domination ou confinement d’autres états ou alliances d’états, d’atteindre un niveau de puissance comparable
4) Convaincre les opinions publiques de leur bonne foi

Aspect militaire
Le budget de la défense US, largement auto-alimenté par l’influence de leur complexe militaro-industriel est de loin le plus important de la planète. Il leur permet une suprématie militaire offensive quantitative dans tous les domaines.
Ce point mérite cependant un bémol, en effet, les Russes possèdent une stratégie inverse, à savoir défensive et leur technologie dans ce domaine est supérieure à la technologie offensive des américains [4].

Le contrôle des matières premières et des pays du moyen orient
Dès la fin de la seconde guerre mondiale, les États-Unis se sont alliés pour une durée de 60 ans renouvelables à la théocratie islamiste (*) d’Arabie Saoudite (1ière réserve de pétrole mondiale) lors du fameux pacte scellé sur le croiseur US Quincy en 1945 par F.D. Roosevelt.
Ce pacte comportait la sécurité en approvisionnement pétrolier pour les américains en échange de leur protection militaire.
Après cette alliance de longue durée avec le premier producteur mondial de pétrole et lorsque la superpuissance rivale eut disparu, la « destinée manifeste » des américains les conduisit naturellement à tenter la prise de contrôle quasi totale du moyen orient. D’autant que les régimes laïcs de cette région (Libye, Irak, Syrie) plutôt orientés pan-arabes représentaient une menace pour l’allié numéro 1 Israël [6].
Toutes ces raisons justifiaient donc la volonté de remodelage militaire du proche orient des années 2000 lancées sous l’ère W. Bush et poursuivies plus tard par des états clients des américains : France et Grande Bretagne.

(*) Le régime Wahhabite de l’Arabie Saoudite est une théocratie barbare basée sur une application stricte du salafisme . Ce dernier a inspiré l’idéologie affichée par l’état islamique. Les princes saoudiens financent le terrorisme islamiste international et fournissent l’État islamique en armes, principalement américaines et françaises . La France a également livré directement des armes aux islamistes, en particulier de puissants missiles antichar Milan se sont retrouvés aux mains d’Al-Nosra.

Les États-Unis sèment la zizanie en Europe
Conformément à la doctrine Mac Kinder, la stratégie des États-Unis pour l’Europe occidentale est d’éviter à tout prix une alliance de cette dernière avec la Russie.
. Le premier axe de cette stratégie fut donc de vassaliser l’Europe de l’ouest avec un protectorat militaire (OTAN), un contrôle politique total (Union Européenne) et économique en cours de finalisation (TAFTA).
. Le second axe fut donc de diaboliser la Russie afin de faire croire aux populations occidentales que le régime de son président est de type dictatorial expansionniste même si les faits démontrent exactement l’inverse.

Contenir les puissances émergentes : BRICS
Les puissances émergentes BRICS, plus particulièrement Russie et Chine ayant une puissance militaire en pleine croissance doivent absolument être confinées (containment) par tous les moyens afin de les empêcher de peser significativement sur la géopolitique de la planète.
Cette stratégie, associée à la vassalisation de l’Europe aux États-Unis et plus récemment de la France [7], explique le « Poutine bashing » récurrent dans la classe dirigeante et dans les médias mainstream, propriétés de l’oligarchie.

La stratégie des États-Unis appliquée au moyen orient
Les objectifs des États-Unis étant clairement définis, il ne restait plus qu’à les réaliser.
D’après le modèle de propagande établit par Noam Chomsky [8], dans un état démocratique, il faut faire adhérer les populations à une politique donnée grâce à la « fabrication du consentement ».
En 2000, d’après le rapport du PNAC (déjà cité), il ne manquait plus qu’un casus belli pour lancer les premières opérations militaires. Ces dernières étaient destinées à atteindre l’objectif de maitrise des ressources en matières premières du moyen orient.
Par un coup de chance phénoménal (*), moins d’un an après, les attentats du 11 septembre fournirent une magnifique opportunité.
Quelques jours après la chute des 3 tours, on apprend avec stupeur que les plans d’attaque pour intervenir militairement contre 7 pays du moyen orient étaient déjà prêts.
Cette information capitale fut révélée en 2007 par le général américain Wesley Clark :

D’après le général Clark, la liste des états à « traiter » était la suivante : Iraq, Lybie, Iran, Syrie, Liban, Somalie, Soudan.

(*) rappelons que la version officielle, toujours non prouvée, du complot exogène d’Al-Qaïda renferme d’innombrables incohérences et questions sans réponses.

2003-2008, L’ère W. Bush la grande déstabilisation du moyen orient
L’invasion de l’Afghanistan en réponse au 11/9 puis celle de l’Irak à la suite du célèbre mensonge historique de Colin Powell à l’ONU, a donc initialisé le processus de remodelage à l’américaine du moyen orient.
Le résultat de cette brillante stratégie fut rapidement visible avec la reprise du pouvoir en Afghanistan par les talibans et l’apparition de l’EI en Irak.
Comme on l’a vu précédemment, l’EI s’est alors étendu comme sous la forme de métastases afin de recréer un califat au moyen orient, avant vraisemblablement de s’attaquer au reste de la planète.

Malgré  ces échecs, quelques années après en 2011, un « coup » similaire révélé par Roland Dumas (*) se préparait en Syrie :

(*) Interview sur Radio Courtoisie en octobre 2013.

La Syrie, dans le collimateur des euro-atlantistes
Durant des siècles, la minorité alaouite de Syrie, une branche du chiisme, n’avait subi que persécutions de la part de la majorité sunnite. En 1970, cette situation changea avec la prise de pouvoir de l’alaouite Hafez El Assad à la suite d’un coup d’état [6]. Ce dernier réussit à stabiliser politiquement le  pays grâce à un régime autoritaire qui réussit à contenir par la fermeté les premières tentatives de rébellion islamistes.
Depuis 2000, la Syrie est gouvernée par le président Bachar el-Assad qui succéda à son père après sa mort.
Le régime de Bachar est de type laïc et pan-arabe [6].
Il possède le soutien de facto des alaouites, des druzes, des chrétiens et également de nombreux sunnites puisque ces derniers sont traités à égalité des autres citoyens grâce à la laïcité.

La Syrie est aujourd’hui sur l’agenda des euro-atlantistes pour au moins deux raisons liées à l’énergie [6].
En effet, il existe un projet de gazoduc pour transporter le gaz du Qatar vers la méditerranée afin de fournir l’Europe et rendre cette dernière moins dépendante du gaz russe.
Ensuite, de très importants gisements de gaz (offshore et onshore) auraient été découverts en Syrie, ce qui attise la convoitise des compagnies occidentales.
Et puisque Bachar el-Assad, très lié avec les Russes, refuse le projet de gazoduc, il faut donc que ce dernier quitte le pouvoir.
Le départ exigé d’Assad n’a donc évidemment rien à voir avec de quelconques raison humanitaires.

Depuis 2011, la Syrie est donc victime d’un embargo occidental très dur pour la population. Ce dernier étant justifié par un storytelling prétendant qu’une révolution populaire démocratique était réprimée par le pouvoir et qu’une guerre civile venait de commencer.
Contrairement à ce que prétend cette propagande occidentale, la guerre civile en Syrie n’a pas commencé en 2011 [6].
En effet, cette dernière a commencé en 1980 lorsqu’un commando des frères musulmans s’est introduit dans l’école d’officiers d’Alep et a exécuté les élèves alaouites (chiites) en épargnant les sunnites.
Ce massacre n’est que l’application d’une ancienne fatwa émise au 14e siècle par le salafiste Ibn Taymiyya contre les alaouites.
Cet attentat sanglant avait été fermement réprimé en 1982 par l’oncle de Bachar avec  la destruction de la ville de Hama, fief de cette confrérie.
Les affrontements n’ont dès lors jamais cessé, mais les médias occidentaux ne s’y sont pas intéressés jusqu’en 2011.

Le 15 mars 2011, la manifestation d’une poignée d’opposants au régime est montée en épingle par les médias occidentaux qui tentèrent de nous faire avaler un nouveau printemps arabe. Cette propagande médiatique fut une sorte de répétition avant celle qui allait suivre en Ukraine en janvier 2014 [2].

La Syrie est en guerre (et non pas en guerre civile)
Progressivement, des mouvements salafistes prennent les armes contre le régime et en particulier Al Nosra la branche syrienne d’Al-Qaïda, soutenue militairement par les saoudiens, les qataris, la Turquie et…la France !

Cette guerre civile s’est rapidement transformée en guerre tout court.
En effet, hormis le soutien actif de puissances étrangères, le conflit s’est internationalisé avec l’entrée en lice de l’État Islamique d’Irak (EII) en 2012, ce dernier se rebaptisa État Islamique (EI).
Les motivations déclarées par l’EI sont de considérer la conquête de territoires en Irak et en Syrie comme la renaissance du califat Ottoman né au 16e siècle, age d’or du pouvoir islamiste dans la région [6].
Cependant, si l’EI est bien une création de la CIA, les vraies raisons de son intervention en Syrie, liées à la stratégie américaine, ont déjà été évoquées.

En Syrie, les forces en présences sont aujourd’hui au nombre d’environ 80 groupes armés différents !
Le moins que l’on puisse dire est que la situation s’est grandement complexifiée

Anti ISIS coalition

Ces derniers  sont constituées d’un coté par les alliés du gouvernement Syrien :  Iran, Irak, Russie et Hezbollah Libanais.
En face, l’EI et Al-Qaïda forment les groupes les plus puissants épaulés par les Saoudiens, qataris et turcs (membres de l’OTAN).

Selon l’observatoire Syrien des droits de l’homme, un organisme proche des frères musulmans, ce qui est appelé la répression (*) aurait fait plus de 200 000 morts civils.
Ce chiffre, largement repris par les propagandistes est sans doute en dessous de la réalité [4], cependant, il englobe tous les morts de cette guerre. D’abord, les combattants des différentes armées (les pertes du seul régime sont estimées à 100 000) et groupes paramilitaires divers, les nombreux morts civils assassinés par les islamistes (décapitations, égorgements,…) et bien sur les morts civils collatéraux liés aux offensives de l’armée syrienne.
La désinformation médiatique occidentale laisse entendre que 100% des tués sont des civils victimes de l’armée de Bachar el-Assad…

(*) Le terme répression est il bien choisit dans le cas où un état souverain lutte contre des forces d’invasion islamistes de tout poil ?

Comment mener une guerre en zone urbaine ?
Puisque l’on aborde la question des morts dus à cette guerre, il faut évoquer le problème de la libération d’une zone urbaine pénétrée par des jihadistes.
Observons d’abord les moyens mis en œuvre par la France à Saint Denis pour arrêter les quelques survivants du groupe terroriste responsable du massacre parisien.
Pas moins de 110 hommes du RAID et de la BRI auxquels se sont ajoutés 50 militaires ont été nécessaires pour déloger une poignée de terroristes certes bien armés.
Le résultat est parlant, plus de 5000 munitions tirées par les forces de l’ordre et un immeuble partiellement détruit.

Analysons maintenant le contexte syrien.

Ce pays possède d’importants fiefs salafistes dont les effectifs sont de plusieurs milliers de terroristes potentiels. Ces derniers lancent à tout moment des opérations sanglantes contre les civils en Syrie à l’image de ce que l’on a vécu à Paris le 13 novembre dernier.
La question est donc de déterminer comment l’armée régulière d’Assad peut déloger un groupe de plusieurs centaines de terroristes armés installés dans une zone urbaine sans faire de victimes civiles.
La réponse est simple, c’est impossible [4].
Il n’y a pas d’autre choix que de détruire la zone urbaine avec hélas tous les dégâts collatéraux que l’on imagine.

Ces questions se sont également posées durant la seconde guerre mondiale et les alliés n’ont pas proposé d’autres solutions que des bombardements urbains massifs pour vaincre les nazis.
L’exemple historique de la bataille de Stalingrad illustre également parfaitement cette problématique.

On voit aujourd’hui les américains et leurs affidés donner des leçons de morale au régime syrien.
Ces derniers sont particulièrement mal placés au vu de la longue liste des victimes civiles faites sur sol étranger par leur armée depuis 60 ans (Vietnam : 4 millions, Irak : entre 0.5 et 1 million, etc).

L’illusion d’une opposition modérée
En ce qui concerne les atlantistes, l’objectif est de faire chuter le régime d’Assad par procuration en fournissant de l’aide en armements et logistique au groupe Al Nosra, prétendument « islamiste modéré », oxymore inventé pour la circonstance.
Un autre groupe nommé « armée syrienne libre » ou ASL constitué à l’origine par des déserteurs de l’armée régulière syrienne est supposé représenter une alternative démocratique au régime d’Assad. Cependant, si cette mouvance possède bien une représentation diplomatique, elle n’a en revanche quasiment aucune infrastructure de commandement militaire centralisée et légitime.

La coalition occidentale en guerre contre les islamistes ?
La coalition menée par les États-Unis contre l’état islamique d’abord en Irak puis en Syrie a démarré son action depuis plus d’un an. La stratégie de cette dernière est principalement basée sur des frappes aériennes des forces de l’EI.
Ces dernières ne semblent pas avoir obtenu beaucoup de résultats, puisqu’au contraire, l’état islamique relativement contenu en Irak a conquis plus des 2/3  du territoire syrien.
Ces frappes semblent donc plus destinées aux opinions publiques et à occuper le terrain médiatique plutôt que celui conquis par l’EI.
Cela s’explique d’ailleurs par le seul objectif politique annoncé par les américains et leurs vassaux qui est la destitution de Bachar el-Assad. La destruction des islamistes entre alors en contradiction avec cet objectif, en effet, il suffit d’attendre que ces derniers fassent le boulot.
Hélas pour les américains, cette brillante stratégie fut remise en cause par  l’intervention Russe d’octobre 2015.

La stratégie Russe est en revanche claire et rationnelle.
Cette dernière consiste à affaiblir les islamistes (EI  et Al Nosra) par des frappes aériennes massives et la destruction de leurs ressources, pour permettre à l’armée régulière syrienne de reprendre le terrain.
Après 2 mois d’intervention, les premiers résultats sont sans comparaisons avec ceux de la coalition américaine.

PARTIE 3 : LA FRANCE, NOUVEAU VASSAL DES ÉTATS-UNIS

Depuis 2007, la France de Sarkozy s’est totalement vassalisée aux États-Unis. En particulier, au niveau militaire, le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN fut un geste fort de soumission à Washington [7].
Les échecs systématiques de la politique militaire américaine auraient du sembler évidents à tout le monde mais cela n’a pas empêché Sarkozy et Cameron d’appliquer, sur la « suggestion »de Washington (*), cette dernière en Libye.
Ce comportement effarant n’est pas sans rappeler celui de la politique économique où nos dirigeants semblent croire qu’en appliquant encore et encore les mêmes recettes, on finira par obtenir un résultat différent.
Rappelons une fois de plus la citation d’Albert Einstein :
“La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.”

(*) Les américain, de plus en plus impopulaires dans le monde, sous-traitent les interventions militaires à leurs vassaux.

La « nouvelle » France, 100% atlantiste entre dans le jeu
En 2011, la Libye était un état laïc et stable.
C’est à cette date que Sarkozy avec son mentor le grand penseur BHL tentent de faire croire à l’opinion française qu’une révolution colorée vient de se produire, et que cette dernière est réprimée sauvagement par le colonel Kadhafi.
Outrepassant la résolution 1973 de l’ONU, l’aviation anglo-française détruit l’infrastructure militaire du dirigeant libyen, entrainant sa chute avec celle de tout l’appareil d’état libyen. Comme en Irak 8 ans avant, le champ était libre pour les islamistes.
Sarkozy a donc contribué à la création d’un nid d’islamistes en Libye malgré les exemples encore fumants de l’Afghanistan et surtout de l’Irak (un autre ex état stable et laïc) où les mêmes causes avaient produits les mêmes effets.

Un enfant de 6 ans aurait été en mesure de comprendre avec 2 exemples aussi flagrants que toute intervention occidentale destinée à établir la « démocratie » dans un pays qui n’y est pas préparé se traduit par la prise de pouvoir de religieux islamistes extrémistes.

C’était semble t’il trop compliqué à comprendre pour le successeur « socialiste » de Sarkozy et son brillant ministre des affaires étrangères Fabius

Le « cas » Fabius
Nous pensions avoir touché le fond avec Kouchner, le ministre des affaires étrangères de Sarkozy. C’était sans compter avec le talent de François Hollande pour dénicher les apparatchiks les plus incompétents du sérail « socialiste ».
Laurent Fabius choisit systématiquement la pire option lors de chacune de ses prises de positions. Il est censé suivre la politique étrangère définie par le président, à moins que ce ne soit l’inverse.

Commençons par rappeler les top 3 des déclarations de Laurent Fabius :

  1. « Ils (Jabhat Al-Nosra) font du  bon boulot »Le Monde, 13/12/2012
    Rappelons qu’Al-Nosra est la branche syrienne d’Al-Qaïda désigné par W. Bush comme responsable des attentats du 11 septembre. Donc, Mr Fabius fait l’apologie du terrorisme et considère que ceux qui ont détruit les tours jumelles font du bon boulot.
  2. « Bachar El Assad ne mériterait pas d’être sur terre »En visite en Turquie dans un camp de réfugiés – 17/12/2012
    Appel à l’assassinat du dirigeant d’un état souverain en guerre contre des islamistes…
  3. « Le parti Svoboda (Ukraine) n’est pas d’extrême droite »France inter – 11/03/2014
    Le parti Svoboda est un parti ouvertement néo-nazi. Pour Fabius, il s’agit d’un parti de droite relativement modéré.

Vous ne rêvez pas, ces propos furent bien le fait du ministre des affaires étrangères en exercice dans notre pays.
Le fait que Fabius n’ait pas été remercié immédiatement, ni poursuivi en justice (*) après de telles déclarations n’est pas simplement scandaleux en soi, mais également profondément honteux pour l’image et la crédibilité de la France à l’étranger.

(*) Il serait opportun qu’un juriste vérifie si ces propos ne tombent pas sous le coup des article 421-2-5 et 121-7 du Code pénal pour apologie du terrorisme et appel au meurtre.

Quand l’état refuse la liste des jihadistes français
Il semblerait par ailleurs qu’en 2013, la Syrie aie proposé à l’état français une liste des jihadistes français présents dans ce pays. Cette affaire a été révélée par Bernard Squarcini l’ancien patron de la DST/DCRI.
Manuel Valls aurait donc refusé cette liste sous la pression de Fabius (encore lui), car les Syriens demandaient en échange la coopération entre les deux services de renseignements.
Ce sujet de la dimension d’un scandale d’état n’a évidemment pas fait la une des grands journaux, sans doute ont ils estimés qu’il s’agissait d’une information mineure.

« Bachar doit partir »
Personne en revanche ne peut reprocher au gouvernement français d’avoir une politique absconse pour ce qui concerne la Syrie.
Cette dernière tient en 3 mots : « Bachar doit partir » !

C’est lisible certes, mais un peu court.
Depuis des mois, on n’entend plus que cette antienne gouvernementale sur toutes les ondes. Puisque l’élite le dit, alors examinons ce scénario d’un peu plus près.

Le scénario du départ de Bachar el-Assad
Certains pays du Maghreb et du moyen orient ont vécu des changements de régime ces dernières années. Dans certains cas,des mouvements populaires plus ou moins spontanés ont imposé le départ du dirigeant en place et la tenue d’élections (Tunisie, Égypte).
Et le résultat fut le même dans tous les cas de figure, c’est le groupe dominant ou le mieux implanté dans le pays qui a pris le pouvoir, à savoir les islamistes.
Il suffit d’examiner quelle est l’entité la plus puissante en Syrie, la réponse que personne ne conteste est qu’il s’agit de l’état islamique ou EI.

En Syrie, nous avons vu qu’il n’existe aucune alternative politique crédible au président actuel.
Il est donc évident que si Bachar chute en pleine guerre contre les islamistes, alors l’EI et Al Nosra termineront l’invasion de la Syrie et se retrouveront rapidement au pouvoir à Damas.
La suite est facile à imaginer, les alaouites considérés comme des apostats et les druzes/chrétiens comme des infidèles risquent l’extermination.
De plus, des islamistes seraient pour la première maitres d’un pays entier.

Enfin, certains sont allé se rendre compte sur place de la situation en Syrie. Ils ne tiennent pas exactement le même discours que l’Élysée ou le quai d’Orsay, ce dernier ayant été élaboré depuis un bureau avec vue sur la seine.  Le rapport du colonel Hogard de retour de Syrie accompagné de députés français est très instructif [9].

PARTIE 4 : QUE FAUDRAIT IL FAIRE ?

Voilà maintenant le paragraphe que devraient lire nos dirigeants pour ouvrir les yeux et mettre en place une véritable stratégie politique en Syrie, et plus généralement pour rationaliser notre politique étrangère.

Notons d’abord qu’il est impossible d’analyser positivement la politique russe au moyen orient sans se faire taxer de pro-Poutine par les chiens de garde médiatiques des euro-atlantistes. Ces derniers ne font que jouer leur rôle de propagandistes de la stratégie américaine.
Cependant, dès lors que l’on analyse rationnellement les faits, les médias dominants sont moins à l’aise pour contre argumenter.

La politique de la Russie : un modèle de cohérence

Les Russes ont des intérêts en Syrie, un risque islamiste majeur sur leur territoire et un objectif politique clair
En effet, les intérêts de la Russie sont visibles, ils ont un accord avec la Syrie pour l’accès de leurs marine militaire à la méditerranée avec le port de Tartous. De plus, parmi les combattants de l’EI, on trouve des Tchétchènes, ces derniers représentent donc une grave menace potentielle s’ils rentrent à domicile.
L’objectif des Russes est d’éradiquer les islamistes de Syrie en aidant  ce pays à reprendre possession de la partie de son territoire occupée par ces derniers.

Les Russes respectent totalement le droit international
Le président Assad a demandé officiellement l’aide des Russes pour combattre les islamistes, ces derniers ont répondu favorablement à cette demande, l’intervention des russes aux cotés de l’armée Syrienne est donc parfaitement légale.
Par ailleurs, la stratégie militaire des  Russes est parfaitement rationnelle.

Les Russes ont une véritable stratégie politique et militaire
Ils ont d’abord un objectif clair : vaincre les islamistes en Syrie (et en Irak ?)  et les repousser hors des frontières de cet état.
Pour atteindre ce dernier, il ne suffit pas de faire du buzz en bombardant (illégalement) quelques positions islamistes désertées [5], il faut agir suivant 2 voies complémentaires :
– couper les sources d’approvisionnement de l’EI
– reprendre le terrain conquis et neutraliser son armée

L’EI ayant conquis de vastes zones pétrolières en Irak et en Syrie revend l’or noir qu’ils extraient en le transportant par camion vers le complice turc.
Ce n’est pas aux Russes que l’on va rappeler la stratégie du maréchal Joukov à Stalingrad en 1943, ce dernier a gagné la bataille contre l’armée allemande de Paulus en coupant cette dernière de ses sources d’approvisionnement.

Pour assécher leurs revenus pétroliers, les russes bombardent donc massivement les camions citernes de l’EI qui font la navette vers la Turquie.
Par ailleurs, la priorité est de reprendre les territoires à la frontière turque afin de couper la route du pétrole [10].

Syrie et Irak militaire
La carte ci-dessus montre qu’il ne reste qu’une bande de 80 km environ à fermer (entre les 2 points rouges) pour couper la route de la Turquie aux camions de l’EI. La stratégie la plus évidente serait de favoriser la jonction entre les Kurdes de l’est et ceux de l’ouest.

Deux conditions indispensables : le renseignement et une armée de terre
Les 3 piliers de la guerre moderne à gérer en parfaite synchronisation sont les suivants [5] :
(1) l’information
(2) la force aérienne
(3) l’armée de terre

Pour reprendre le terrain, il est indispensable d’avoir des troupes au sol, cependant, la projection d’une infanterie en Syrie demanderait d’énormes moyens, de plus, pour déterminer les points faibles de l’armée adverse, il faut un renseignement précis présent sur le terrain.
Or, il existe déjà un système de renseignement et une armée de terre expérimentée parfaitement opérationnels dans la région, ces derniers sont sous le contrôle de Bachar el-Assad.
Cette observation n’a pas échappé au président Poutine et à son brillant ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov qui, pour ce qui le concerne, ne joue pas dans la même cour que Fabius.
La stratégie évidente et la moins couteuse est donc, d’utiliser les informations des services syriens et d’appuyer leur armée avec une force aérienne assez puissante pour préparer le terrain à l’infanterie et affaiblir les jihadistes.
L’aviation Russe est alors synchronisée avec l’infanterie syrienne et celle de ses alliés pour leur permettre d’avancer et d’effectuer la reconquête.
La coalition montée par les Russes inclut non seulement la Syrie mais également l’Iran et l’Irak, première victime de l’EI.

La non politique de la France, y a t’il un pilote dans l’avion ?
« Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts » Charles De Gaulle

La France n’a pas d’intérêts en Syrie
Mise à part le fait que la Syrie fut sous administration française dans le passé, il ne nous reste que des liens culturels avec ce pays.
Par ailleurs, le régime de Damas ne menace en aucun cas notre pays, il souhaitait au contraire des relations politico/commerciales normales.
Nous n’avions donc rien à faire en Syrie.

La France ne respecte pas le droit international
Le syndrome du « Bachar doit partir » est une ingérence inacceptable dans les affaires d’un état souverain. De plus, faire appel à des considérations morales est d’une hypocrisie sans bornes. Si l’on va sur ce terrain, alors il faut immédiatement stopper toute relation avec l’Arabie Saoudite et le Qatar qui sont des régimes anti-droits de l’homme où l’on applique la charia, bien pires que celui de Damas.
François Hollande bombarde en Syrie sans aucune légitimité, il n’y a eu aucune demande du gouvernement syrien ni résolution de l’ONU qui sont les 2 seuls cas légaux où un état peut intervenir sur le sol d’un autre.

Pourquoi bombardons nous en Syrie ?
Donc, la France bombarde, fort bien, mais quel est l’objectif politique de ces bombardements ?
Nul ne le sait, et c’est logique vu qu’il n’y en a pas.
La seule raison de ces bombardements repose sur une opération de communication envers les sans dents si appréciés par notre président. La France s’est associée, vraisemblablement sur ordre, à la coalition américaine qui bombarde l’EI depuis un an sans le moindre résultat.
Comme on l’a vu, le pari des américains est que l’EI finira par vaincre l’armée régulière de Bachar, entrainant donc la chute de ce dernier. Il ne faut donc pas faire trop de mal aux islamistes afin de les laisser réaliser cet objectif.

Cependant, contre toute attente, l’armée de Bachar résiste depuis 4 ans. Cela se comprend car cette dernière est dos à la mer et si elle est vaincue, ce sera la mort pour tous les combattants.
Il s’agit donc de vaincre ou mourir.

En conséquence, on bombarde « mollement » l’état islamiste et on aide d’autres islamistes comme al Nosra. Seulement, même bombardé mollement, l’EI a réagit avec les attentats du 13 septembre dernier qui a fait plus de 130 morts à Paris.

La politique atlantiste de Hollande/Fabius s’est donc comme on n’a vu retournée contre ces derniers…

Hollande et Fabius se sont mis dans une position intenable
L’alignement atlantiste avec Washington s’est donc retourné contre le couple infernal de l’exécutif qui, après avoir marché sur la queue du serpent, a provoqué sur le sol français le plus grave attentat terroriste de notre histoire.

Nous avons alors assisté à une invraisemblable tournée internationale de Hollande qui persista dans son obsession irrationnelle du « Bachar doit partir ».
Nous sommes maintenant dans une situation politique très difficile.
En effet, la situation d’urgence absolue impose maintenant de rejoindre la position russe sans pour autant se dédire en reniant la position précédente totalement incompatible.

Bien entendu, la stratégie anti-Bachar américaine a obligé les Russes siffler la fin de la récréation et à intervenir à leur tour afin d’éviter des dégâts irréversibles.

Ce qu’aurait fait un vrai président de la république française
Si nous avions eu un vrai président (comme les Russes), il n’aurait d’abord jamais mis les pieds en Syrie pour contribuer à traiter un problème 100% créé par les américains, c’était à eux seuls de réparer leurs dégâts.
Annoncer quelques frappes sur l’EI pour suivre « l’ami » américain, améliorer les sondages et continuer à démontrer les capacités de nos Rafales nous aurait évité un désastre à Paris.
Maintenant que l’on a mis un coup de pied dans le nid de frelons, il ne reste qu’une seule option qui consiste à rejoindre la coalition Russe  afin de favoriser la reconquête par l’armée syrienne et l’éradication de l’EI.

Le choix du camp sunnite terroriste contre le camp chiite est une grave erreur commise par le gouvernement français.

La rhétorique propagandiste atlantiste relayée par la presse mainstream est aujourd’hui de plus en plus difficile à justifier.
On constate cependant, que même poussé par un événement d’une gravité sans précédente qui démontre l’inanité complète de sa politique, François Hollande n’arrive pas à s’adapter à un contexte nouveau.
Cette observation complète l’analyse de Philippe de Villiers sur ces énarques incapables de sortir de ce syndrome de l’escalade d’engagement [1].

Un léger espoir était apparu en 2003 avec un début de politique française amorcée par Chirac soutenant un axe franco/allemand/russe.
Cette politique, non alignée sur les États-Unis allait dans la bonne direction, à savoir celle du général De Gaulle avec son célèbre : une « Europe de l’atlantique à l’Oural ».

Elle fut sans lendemain comme on l’a vu avec le rapprochement total opéré par le régime Sarko avec l’oncle Sam [7].

L’Europe de l’atlantique à l’Oural
La définition d’une politique répondant aux intérêts d’un pays découle tout simplement de l’observation d’une carte, c’est la base de la géostratégie.

L’Europe est un continent et rien d’autre.
L’Europe est simplement un continent qui va de l’atlantique à l’Oural, nous sommes très loin d’une Europe politique qui n’existera sans doute jamais.
Il apparait à l’évidence que notre intérêt, comme l’avait énoncé De Gaulle,  serait de constituer une alliance des grandes puissances de notre continent (France, Allemagne, Russie) en favorisant une synergie des points forts de chaque nation.
Cette lecture a été faite depuis très longtemps par Vladimir Poutine qui depuis des années tente sans succès de se rapprocher de l’Europe de l’ouest. Les américains comme on l’a vu ont réussi (pour l’instant) à verrouiller cette dernière à leur hégémonie.

Cette politique réaliste, pronée par le général De Gaulle est pour l’instant en stand-by.

Une alternance à l’UMP-PS, c’est pour quand ?
Le second tour des élections régionales a largement démontré que Marine Le Pen avait parfaitement raison de dénoncer la coalition « UMPS ».
Sous couvert de « front républicain », mots vides de sens, les atlantistes de l’UMP (ou LR) et du P « S » ont tombé le masque et ont montré leur connivence sur la plupart des questions, qu’elles soient économiques ou géopolitiques.

Terminons en remarquant que contrairement à certains pays de l’U.E., les forces de la vraie gauche sont maintenant en déroute dans ce pays.
Cette observation est encore démontrée par les résultats des dernières élections où le flot des mécontents s’est largement orienté vers le Front National. Ces derniers, de plus en plus nombreux, semblent voir en Marine Le Pen une dirigeante potentielle ayant la dimension de la fonction.

A ce sujet, personne à l’heure actuelle, ne peut anticiper la politique qui serait menée par cette dernière si elle arrivait au pouvoir.

Après 2 mandats successifs correspondant à une alternance de façade, on peut en revanche avoir la certitude qu’en 2017, la politique de n’importe quel candidat de l’UMP-PS serait strictement identique à celle d’aujourd’hui, quelque soit le discours électoral de campagne.

Notons que le seul parti à avoir un programme clair de sortie de l’atlantisme est l’UPR qui prône la sortie des 3 entités (OTAN, UE, Euro) qui aliènent la souveraineté de la France.

La question est bien de déterminer ce qu’il faudra faire en 2017 au second tour…

Article publié sur Agoravox ici.
(Peak #01)

Article relayé sur le site de l’historien Suisse Ivo Rens ici.

Liens
[1] Philippe De Villiers « Il est temps de dire ce que j’ai vu » – 2015
[2] Synthèse sur l’Ukraine, une contre-propagande médiatique
[3] Jacques Sapir et Jacques Myard à Sciences Po : L’UE a-t-elle une politique étrangère ? Podcast ici
[4] Entretien avec Thierry Meyssan – Octobre 2015 – Podcast ici
[5] Interview colonel Régis Chamagne – Meta TV – Part 1, Part 2, Part 3
[6] Aymeric Chauprade – Chronique du choc des civilisations – 4e édition 2015
[7] Les 4 cas de haute trahison commis par l’ex président Sarkozy
[8 Noam Chomsky – La fabrication du consentement – 2008
[9] Retour de Syrie – Colonel Jacques Hogard
[10] Le grand coup de Poutine – Chroniques dugrandsoir

 

84 réflexions sur “La géopolitique du moyen orient expliquée à Hollande, Fabius et autres imposteurs qui nous gouvernent

  1. L’article est intéressant dans son ensemble, mais ce dernier fait transparaitre une appartenance à un certain gauchisme français et des allusions conspirationnistes que rien n’étaient.
    Finalement cet article n’est qu’une charge manichéenne contre les USA.
    Cet article me laisse finalement penser qu’on ne sait rien sur rien et que la géopolitique pas plus que dieu n’est connaissable. Sauf que l’auteur de l’article prétend lui savoir beaucoup de choses, il prétend savoir mais en fait il ne sait rien. Et comme dans ces démonstrations tout converge vers une accusation manichéenne contre les USA, c’est soit que les USA sont coupables, soit que l’auteur est coupable d’un anti-américanisme idéologique et d’un parti-pris anti-USA de principe.
    Je peux relever quelques détails :
    La confusion entre peuples et races. Les arabes ne sont pas un peuple mais une race humaine. Oui, les races existent malgré la censure actuellement à l’oeuvre en France (de moins en moins vraie néanmoins).
    La confusion entre islamisme et islamo-totalitarisme. Dans la langue française le suffixe -isme ne désigne pas l’excès du préfixe qu’il complète. Le christianisme n’est pas l’intégrisme chrétien mais le fait chrétien, le conspirationnisme n’est pas l’intégrisme conspirant mais le fait conspirant, le fédéralisme n’est pas l’intégrisme fédéraliste mais le fait fédéral etc. Cette confusion des mots appliquée à l’islam est la marque de la censure gauchiste qui en France veut nier la nature totalitaire de l’islam en censurant l’expression de l’existence d’un totalitarisme islamique. L’usage du mot « islamisme » pour désigner l’islamo-totalitarisme provient en fait d’une combine trouvée par les gens pour braver la censure de SOS Racisme et des gauchistes. Le fait d’utiliser ce mot comme le fait l’auteur est donc un marqueur gauchiste qui caractérise assez bien le reste de l’article.
    On peut aussi relever le fait qu’il y avait des juifs en Palestine bien avant la création de l’Etat d’Israel et que la présence juive contrairement à la croyance française là encore plutôt gauchiste, n’a jamais été discontinue depuis 2000 ans, mais continue. D’ailleurs les juifs étaient quasiment majoritaires dans toutes les villes de Palestine juste avant la création de l’Etat d’Israel et les musulmans en Palestine n’étaient que des peuples de bédouins. Mais de toutes façons ces considérations sont assez peu importantes, lorsqu’on sait qu’à ces époques la population totale de Palestine (c’est à dire Israel actuelle + Judée et Samarie) n’était même pas l’équivalent d’une petite ville actuelle.

    Ces détails étant relevés, je crois que l’on peut finalement faire dire aux événements quels qu’ils soient ce qu’on désire qu’ils nous disent et je crois qu’un individu quel qu’il soit peut en fonction des informations qu’on lui présente soutenir farouchement un camp puis changer d’avis et soutenir farouchement un autre camp.

    La géopolitique a cela de géniale qu’un cerveau humain ne peut pas intégrer toutes les informations qui lui permettraient de pouvoir comprendre la géopolitique, donc faire de la géopolitique c’est tracer des lignes d’événements illusoires que l’on croit rattacher à des continuités identitaires ou à des pays qui auraient des politiques ou des stratégies continues et homogènes.
    Finalement faire de la géopolitique comme le propose cet article c’est comme faire de la divination.
    Moi avec les mêmes informations et quelques autres je pourrais totalement réécrire cet article à la faveur des USA et un tel article ne serait pas moins faux ou vrai que celui-ci.
    En réalité il n’y a pas de réelle continuité entre les événements militaires, religieux, économiques et politiques, puisque l’humanité terrienne est un chaos semi-organisé.

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    • Je ne fais pas d’anti-américanisme, j’en ai surtout après ceux (au sens large) qui ont le pouvoir aux États-Unis depuis la fin de la guerre et qui sont responsables de massacres dont les médias mainstream et les politiques se gardent bien de les rappeler régulièrement à notre bon souvenir.
      Rappels qui sont à géométrie variable car la shoah n’est pas traitée au même titre que -pour ne citer que cet exemple- les 4 millions de vietnamiens exterminés sous les bombes au napalm américaines et autres milliers d’hectolitres d’agent orange déversés (armes chimiques pour rappel). Pour ce dernier point, les ravages continuent 50 ans après.
      Ensuite, s’il s’agit de défendre nos « zamis » américains, la presse mainstream s’en charge ad-nauseam, donc allez lire Le Monde ou le Nouvel Obs si cela correspond plus à votre sensibilité !
      Quand à ce que j’écris, il est exact que je prends position et que ce que je dis est discutable au sens dialectique. Cependant, notez que je source toutes les informations qui constituent la base de mon article, alors si vous contestez un ou plusieurs points, précisez SVP clairement lesquels et pourquoi, je vous répondrai.

      Ensuite, si vous considérez que personne ne peut faire d’analyses géopolitiques parce que le sujet est trop complexe, alors que fait on ?
      Doit on fait du Hollande/Fabius qui manifestement -nonobstant leur égotisme flagrant- n’y comprennent absolument rien ?

      Pour le distingo entre peuples et races, je ne rentrerai pas dans ce débat qui me parait secondaire, voire même à coté du sujet.

      Enfin, si vous prétendez être en mesure d’écrire un article de sens contraire avec les mêmes informations, alors allez y, je me ferai un grand plaisir d’aller y mettre mes commentaires et de débattre point par point avec vous sur l’ensemble de vos arguments (à venir ?).

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      • Cher Monsieur,
        Je vous remercie pour votre réponse, mais cette dernière plus encore que votre article démontre précisément un parti-pris de principe contre les USA et une accusation parano qui à mon sens je m’en excuse, est irrationnelle contre les USA.

        Vous parlez de « massacres » en évoquant les USA, comme les indépendantistes corse parlent de « prisonniers politiques » en évoquant les criminels mafieux incarcérés pour des crimes de droit commun.
        De même les USA ne « massacrent » personne.

        Votre comparaison de la Shoah et de la guerre du Vietnam est une réhabilitation choquante du communisme.
        La différence entre les camps de concentration nazi et la guerre du Vietnam, c’est qu’il n’y avait pas au Vietnam de volonté délibérée de rayer de la carte les vietnamiens.
        Cette comparaison est donc un mensonge, qui vise à présenter la politique de l’administration des USA à cette époque comme une volonté délibérée de provoquer le génocide de la population vietnamienne, alors qu’il s’agissait d’une guerre de libération contre les communistes.

        Vous commettez donc un double mensonge ou une double bêtise :
        1° – lorsque par principe pacifiste vous assimilez toutes guerres impliquant les USA à la pratique de génocides identiques à ceux qui étaient pratiqués par les nazi. C’est une tentative de nazification des USA.
        2° – lorsque vous considérez qu’il existerait une continuité de la politique des USA au cours des ages, alors que les changements de gouvernements induisent des changements de responsabilités devant les actes commis. Vous accusez en fait continuellement les USA depuis leur création à travers les décennies, comme si les USA étaient gouvernés par le même tyran immortel depuis toujours, en oubliant que les USA sont une démocratie avec des alternances de politique et d’idéologie, au contraire de la plupart des autres systèmes politiques que vous protégez complaisamment lorsque eux commettent de véritables crimes.
        Vos références au Vietnam dans le cadre de la politique actuelle, c’est comme si vous accusiez la France de s’opposer aujourd’hui à la Russie en Ukraine, du fait des guerres napoléoniennes contre la Russie !
        C’est une dissymétrie temporelle qui est une manipulation et un amalgame dont le seul objectif est de construire une égrégore de peur contre les USA.

        Je crois effectivement qu’il y a une différence entre le fait d’étudier des faits pour ce qu’ils sont avec les données dont on peut disposer sur ces derniers et le fait de tenter à travers ses propres croyances de trouver une continuité illusoire entre tous les faits de la géopolitique et de l’histoire, à partir de données parcellaires et publiques.
        Le problème est que vous ne cherchez pas à étudier des faits, mais à trouver à travers l’étude de la géopolitique un bouc-émissaire pour expliquer l’histoire. Il se trouve que vos recherches orientées vous mènent à penser que les USA sont ce bouc-émissaire, mais c’est bien toute votre démarche qui est bancale.

        Je crois au contraire que l’étude de la génétique, des races et des ethnies est la seule chose qui compte pour comprendre le monde humain et je crois que la négation des races ou le désintérêt pour la question raciale explique une bonne part du désoeuvrement de la politique occidentale actuelle.

        La négation de l’existence des races étant un fait de la géopolitique, le fait que vous-même montriez votre désintérêt pour cette question, fait que vous-même vous ne faites pas de la géopolitique, mais de la politique tout court.

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      • Vous me faites dire ce que je n’ai pas dit.
        Un massacre est un massacre, 5 millions de juifs tués vs 4 millions de Vietnamiens, je vous accorde que le but des américains n’était pas d’éradiquer la « race » vietnamienne mais le résultat est là, on est dans le même ordre de grandeur.
        Dans la catégorie génocide, je classerais les massacres de Vendée par les républicains dans cette dernière car il y eut volonté d’éradiquer un peuple.

        En dénonçant les massacres de civils vietnamiens, je ne vois pas où je réhabilite le communisme qui s’est éteint tout seul par la volonté du peuple russe et de ses dirigeants.
        La guerre du Vietnam et ses causes politiques sont un sujet à part entière. Je note toutefois une intervention extérieure et illégale de l’armée américaine.
        Par ailleurs, lorsque vous parlez de « libération » des vietnamiens du communisme par les USA, c’est une contre vérité grave, lisez Chomsky « Fabrication du consentement », tout est y expliqué en détail !
        (Les américains refusaient tout simplement toute élection démocratique d’un régime communiste au Vietnam, ils ont alors inventé une invasion du sud par le nord, ce qui est un peu fort, vu qu’il s’agissait d’un seul pays🙂

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      • « Doit on fait du Hollande/Fabius qui manifestement -nonobstant leur égotisme flagrant- n’y comprennent absolument rien ?  »
        Les deux zouaves que vous sous-entendez comme crétins savent exactement ce qu’ils font et pourquoi. C’est une erreur d’analyse géopolitique que de les sous-estimer. Récrire cet article avec la correction obligerait à revoir certains points non-négligeables dans votre article et avec des éléments sur les deux zouaves qui vous et moi-même ignorons. Et puis, que vous le vouliez ou non, la géostratégie, bras armé de la géopolitique prend en compte que les ressources terrestres sont clairement limités pour les Terriens. Tant que la Fusion nucléaire ne sera pas maîtrisée, les guerres actuelles seront légitimes pour la survie de l’espèce au détriment de quelqu’uns. Aller plutôt obtenir auprès de Bachar la raison de son refus du gazoduc quatar-europe et pourquoi la négociation n’a pas trouvé son tempo. C’est à ce moment qu’on aurait dû éviter une guerre! Qui sont les responsables et les pourquoi d’un tel désastre diplomatique ?

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      • Il ne faut pas surestimer nos dirigeants qui sont des gens comme vous et moi, en particulier pour ceux qui ont choisit le camp atlantiste depuis longtemps.
        Lorsque l’on parle avec des gens de son entourage qui ne lisent que la presse mainstream, on constate que ces derniers répètent stricto senso les arguments qu’ils ont lus ou entendus. Pourquoi les élites seraient elles plus futées ?
        De plus, il est plus facile pour un dirigeant falot de choisir le camp américain plutot que de faire de la résistance à la De Gaulle.

        Vous dites que je sous-estime nos élites, de mon coté je pense que vous les surestimez, considérer qu’ils sont calés sur la politique américaine explique 100% de leurs actes et paroles.

        En plus, vous me conseillez de réécrire une partie de l’article avec « des éléments que nous ingorons », si l’on ignore des éléments, alors expliquez moi comment les prendre en compte ? (n’y aurait il pas là un paralogisme ?)

        Au sujet du refus de Bachar de construire un gazoduc depuis le qatar, les raisons ne manquent pas :
        – le qatar est l’ennemi des chiites de Syrie et du régime de Bachar
        – Bachar préfèe sans doute vendre le gaz qui semble présent chez lui (offshore et onshore) plutot que de contribuer à router celui d’un concurent
        – Bachar est allié des Russes et il n’a pas intérêt à aider l’Europe à se désengager du gaz Russe au profit du gaz qatari
        – L’Europe du « Bachar doit partir » lui est politiquement opposée, il n’a donc aucune raison d’aider cette dernière à diversifier ses sources de gaz

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      • @zevengeur. Mon commentaire ne sous entend pas que je les surestime. En revanche, vous sous-estimez clairement leurs formations initiales et les suivantes lors de leurs carrières aussi bien dans la fonction publique qu’en qualité d’élus. Vous oubliez allègrement les cohortes de « haut et petit » fonctionnaires chargés de discuter avec et d’informer les élus d’après des ressources provenant des services de renseignement, des ambassades, consulats, militaires, et autres encore plus anonymes provenant de la grille des réseaux inter-Etats. Vous négligez les réseaux autre qu’Internet. Vous semblez placer les élus dans des tours d’ivoire. Ils prennent des décisions en parfaite connaissance des causes et des conséquences! Je n’aime pas la majeure partie de leurs décisions. Je refuse de les prendre pour des imbéciles. Dans un Etat de Droit clairement développé, la Justice libre et autonome aurait bien des choses à leurs reprocher. Vos propos suppriment leurs responsabilités devant l’Histoire telle la célèbre et détestable citation : « Coupable mais pas Responsable ». C’est un point de vue que j’assume. C’est clairement difficilement le vôtre. J’en prends acte.

        Concernant Bachar, s’il a préféré perdre des milliards de rente à son Etat pour les raisons que vous évoquez, alors il s’agit d’un idiot. En effet, ces raisons sont de pures gamineries d’enfant roi. Ils auraient négligé les intérêts de l’espèce et de ses sujets pour l’épanouissement de son seul orgueil selon un point de vue géopolitique lié uniquement à son Etat. Ce type de comportement est plus digne d’un fils de rentier que d’un Chef d’Etat. Sa sortie serait donc logique.

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      • Je note une contradiction dans votre commentaire.
        En effet, vous dites que nos dirigeants prennent leurs décisions en toute connaissance de cause et qu’à l’inverse, Bachar est un idiot.
        Donc ce que vous me reprochez pour les notres, vous l’appliquez envers le dirigeant syrien !
        Par ailleurs, je n’ai jamais -et j’insiste- laissé entendre que nos dirigeants ne sont pas responsables de leurs actes devant l’histoire, ils le sont complètement, leur stupidité (*) n’excuse strictement rien.
        (*) qui est l’explication que je propose, mais on peut penser autrement je vous l’accorde

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    • votre laïus est un tissu de mensonge : »D’ailleurs les juifs étaient quasiment majoritaires dans toutes les villes de Palestine juste avant la création de l’Etat d’Israel et les musulmans en Palestine n’étaient que des peuples de bédouins.  » celle ci je l’encadre

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  2. J’ai du mal à adhérer à toutes ces démonstrations d’ingénieur (que je suis) qui disséquerait les paramètres qui ont conduit au crash d’un avion, et partage les vues de Pierre Sand sur le fait que l’analyse à chaud de phénomènes complexes peut être ré-écrite à l’envers très facilement.
    Les analyses géopolitiques qui expliquent Daesh à partir du peuple hébreu et des transhumances mésopotamiennes sont de la masturbation intellectuelle. L’alignement prétendu de la France sur les USA qui tirerait les ficelles de nos gouvernements est une sempiternelle paranoïa.

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    • Il ne s’agit pas à proprement parler d’une analyse à chaud car la géopolitique est théorisés depuis plus d’un siècle.
      (Il est vrai qu’à l’échelle géologique, on puisse dire que c’est à chaud !)
      Donc, même réponse qu’à Mr Sand, je me ferai un plaisir d’aller commenter un éventuel article « écrit à l’envers » en analysant point par point les argumentaires de ce dernier.

      Alors, à vos plumes chers amis !…

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    •  » L’alignement prétendu de la France sur les USA qui tirerait les ficelles de nos gouvernements est une sempiternelle paranoïa. » : j’encadre celle ci : elle vaut son pesant ; si la connerie était rémunérée vous seriez au box office des 100 plus riches

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  3. MESSIEURS SAND ET VINET Je suis curieux de connaitre vos versions pour ajouter au debat ,non pas que j ai mon idee dessus mais pour faire progresser notre vision des choses ,si vous ne le faites, pas, je pense que votre intervention ne sert a rien vu qu elle se transforme en critique sterile dans la mesure ou on vous propose un debat et que vous le refusez ,

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  4. Tous les spécialistes de l’Antiquité savent que les Judéens, un peu abusivement appelés Juifs, n’ont jamais été chassés de Palestine par les Romains. La diaspora juive était économique, et avait commencé des siècles plus tôt, notamment en Égypte, et elle s’était accélérée au premier siècle avant notre ère. Les voyages de saint Paul d’une communauté juive à l’autre, en Asie, en Grèce et à Rome, en sont l’illustration. Le « retour » des Juifs dans leur patrie dont ils auraient été indûment chassés est un mythe, ce que savent tous les historiens. D’ailleurs, étant donnée l’incroyable présence « juive » dans tout l’espace romain, il est évident que, si on excepte ceux qui descendent d’une lignée strictement confinée à une zone rurale précise, nous avons tous des ancêtres « juifs ». L’idée de « race juive » est intenable. D’où le caractère insoluble des problèmes posés sur l’État d’Israël, fondé sur de belles intentions, mais surtout sur une erreur historique monumentale.

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    • Les juifs en Palestine historique (actuelle israel + Judée Samarie + Gaza) sont historiquement de « race » sémite au même titre que les musulmans de cette région qui sont d’ailleurs aussi des sémites.
      Le mot antisémites est d’ailleurs le fruit d’un glissement sémantique. Car antisémites cela signifiait à l’origine la haine des humains de race sémite et aujourd’hui cela signifie la haine des juifs, par amalgame entre le judaisme qui effectivement n’est pas une race et la « race » sémite qui elle ne compte pas que des juifs mais aussi des musulmans.

      D’ailleurs les cartes proposées dans l’article sont fausses lorsqu’elles font référence à un supposé « peuple arabe », car les arabes ne sont pas un peuple mais une « race » et les « sémites » ne sont pas des « arabes ».

      Contrairement à ce que notre ami nous explique, je crois au contraire que les questions raciales et ethniques sont au coeur de la géopolitique et refuser de traiter ces questions c’est refuser de faire de la géopolitique.

      La diversité génétique de l’espèce humaine est la cause d’une grande variété de phénotypes et tout cela cause une grande variété d’ethnies qui dans le darwinisme se font toutes la guerre les unes contre les autres.

      Dans ce contexte les USA à mon sens ont depuis la fin de la seconde guerre mondiale une action plutôt positive sur le monde et cet article le démontre alors qu’il croit dénoncer cette action.

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      • Vous focalisez sur le concept de race, et cela fait l’objet d’un vieux débat qui me semble tranché du point de vue scientifique :
        http://www.ac-grenoble.fr/disciplines/svt/file/ancien_site/log/3eme/log_ebc/OMHtmlExport/La_notion_de_race_n_existe_pas_pour_l_espece_h.htm
        De mon coté je préfère parler de peuples avec différentes cultures, la notion de nation et de souveraineté. Au moyen orient, le découpage un peu arbitraire effectué après la 1e guerre mondiale a séparé les peuples dans différentes nations, ce qui a induit une partie des problèmes,
        Pour les sémites, je pense que vous avez raison, en gros l’un des paradoxes est que les juifs (religion) sont en guerre avec des arabes (peuple) mais qui en fait sont issus d’une même ethnie, il y a matière à un article à ce sujet.
        Pour les USA vous aurez compris que je suis en désaccord total avec vous, au vu du « désordre » et des morts provoqué par ces derniers depuis la 2nd World War.

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      • De plus en plus la tête dans the « sand » vous portez bien votre nom ; « Dans ce contexte les USA à mon sens ont depuis la fin de la seconde guerre mondiale une action plutôt positive sur le monde et cet article le démontre alors qu’il croit dénoncer cette action. » encore une énormité que j’encadre ; je sens que si je continue à lire vos inepties , je pourrais bientôt exposer tous vos œuvres dans une galerie marchande

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      • Le concept et la notion de race est effectivement difficile à appréhender.

        Les sciences démontrent de façon irréfutable l’existence des gèno-groupes, que l’on peut qualifier de « races ».

        Exemple :
        L’Homme de Néandertal était une race de l’espèce humaine, puisque des traces génétiques de l’Homme de Néandertal sont retrouvées dans le patrimoine génétique de Homo Sapiens Sapiens chez les autochtones européens. Ceci est la preuve qu’il y avait accouplement entre Néandertal et Homo Sapiens Sapiens et que ces deux types Homo appartenaient à la même espèce, l’espèce humaine, mais qu’ils appartenaient à des gèno-groupes donc des races différentes.

        La censure pratiquée en Occident sur ces questions raciales et l’obscurantisme des sciences occidentales sur ces questions ne constituent pas un acte de vérité, mais une éclipse temporaire de l’intelligence.
        Hier ces mêmes sciences mainstream nous expliquaient que la terre était plate et que la foudre était causée par la main de Zeus, aujourd’hui elles nous expliquent que les races n’existent pas, alors qu’elles démontrent l’existence des gèno-groupes, ce qui est en fait la même chose.

        Il y a en fait un malaise politique qui cause cette censure, puisque les sociétés humaines multiraciales induisent des conflits de phénotypes entre les individus humains qui causent des conflits politiques. Rien de tout cela n’est insurmontable, mais politiquement ils préfèrent nier cette réalité darwinienne de l’existence des races plutôt que de l’affronter pour ce qu’elle est.

        L’Homme de Néandertal n’existe plus aujourd’hui et c’est la preuve de l’échec des sociétés multiraciales par le darwinisme.
        C’est pour cela que l’Homme préfère la censure de l’antiracisme, pour ne pas avoir à se confronter à sa propre réalité darwiniste et à sa propre animalité qu’il préfère nier.

        Les sciences démontrent de façon irréfutable l’existence des géno-groupes donc des races et ces dernières ont un impact majeur sur la génération et sur la construction des peuples, des cultures, des nations et des souverainetés.

        Les différences génétiques entre les Hommes et les dominantes génétiques des biotopes donc des pays et des peuples, expliquent une bonne part de l’Histoire humaine et de la géopolitique terrienne.

        Je m’étonne que vous puissiez vous intéresser à la question extraterrestre sans reconnaitre l’existence des gèno-groupes donc des races et l’impact de ces derniers sur l’organisation des sociétés humaines.

        Il y a un déterminisme génétique du QI, des capacités motrices, des capacités spatio-temporelles, des capacités cognitives dans leur ensemble et il y a un impact du biotope sur l’épigénétique.

        C’est la biologie et le biotope qui causent les cultures et les peuples.

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  5. Je rejoins assez les analyses de Pierre Sand.
    Accuser Svoboda d’être des nazis, c’est comme d’accuser la résistance française de combattre aux côtés des islamistes africains contre les nazis pendant la seconde guerre mondiale !
    C’est du même ordre que les accusations honteuses contre le régime de Vichy !
    Lorsqu’on a le pistolet sur la tempe on ne prend jamais de décisions faciles.
    Lors d’une guerre on ne peut pas toujours choisir ses alliés ni ses combattants, la survie ne connait pas de limite à la haine et à la violence qu’elle peut solliciter !
    Les Ukrainiens défendent leur peuple comme ils le peuvent et s’il faut pour cela s’allier avec des bataillons nazi (ce qu’ils ne sont pas vraiment) c’est un moindre mal face au nouvel ordre mondial de Poutine, à cause de sa puissance militaire et d’endoctrinement.

    Vous seriez d’ailleurs vous-mêmes les belles âmes, les premiers à chercher à vous allier avec des combattants nazi si ces derniers vous offraient de protéger votre vie et de combattre à votre place contre votre ennemi !

    S’il advenait que les millions de musulmans présent en France ne puissent plus rester en France à cause de la guerre civile causée par votre politique de tolérances, vous seriez alors les premiers à appeler les pires mercenaires, les pires nazis, les pires criminels pour qu’ils aillent combattre à votre place contre ces musulmans.

    Votre morale est à géométrie variable.

    Votre vision binaire des choses ne permet pas de juger la réalité, puisqu’elle est un jugement systématique au service de la Russie, de Assad et des arabes, contre les USA, la civilisation occidentale et la démocratie.

    Cet article est une salissure subtile et intelligente contre la France et ses alliés.
    C’est comme si vous étiez le clone conspirationniste de BHL, l’intelligence et le conspirationnisme en plus.

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  6. Vous considérez que l’intervention de la Russie en Syrie est salutaire, vous louez l’intervention Russe comme étant une opération quasi divine. Sauf que la Russie ne travaille que pour ses propres intérêts et il n’y a Moscou aucune considération pour le reste de l’humanité.

    Le but de la Russie n’est pas de renverser l’EI, mais d’installer en Syrie un régime vassal pour contrôler militairement la Méditerranée, pour contrôler les approvisionnements énergétiques de l’Europe et pour briser le bouclier aérospatial de l’OTAN.

    La stratégie de Moscou est une stratégie chiite. Après la Syrie leur objectif est de renverser les régimes du Qatar et d’Arabie Saoudite qui sont gouvernés par des minorités ethniques, pour y placer des gouvernements qui leurs seraient vassaux à partir des majorités ethniques de ces territoires.

    Ils sont en train de retourner toute la région depuis le désengagement militaire des USA provoqué par l’islamiste Barrack Hussein Obama, qui mène une politique d’islamisation du monde du fait qu’il a abusé l’occident pour être élu sur des thèmes antiracistes (« votez pour moi parce que je suis noir car être noir c’est être du côté des opprimés, donc votez pour moi pour liquider l’oppresseur blanc ») en utilisant le ressort de votes ethniques contre les européens-américains (seul une minorité des européens-américain vote pour Obama, comme en France seule une minorité des français autochtones votent pour Hollande).

    Concernant l’Europe, la stratégie de la Russie est une stratégie classique de prise de contrôle selon des méthodes déjà mises en place par les soviétiques :

    Ils financent le Front National du fait de la bêtise de Marine le Pen qui croit trouver chez Poutine un sauveur. En finançant le Front National le régime de Moscou considère désormais que le Front National leur appartient, ce que Marine le Pen ne comprend pas. Si Marine le Pen arrivait au pouvoir c’est Moscou qui contrôlerait la France et si Marine le Pen ne l’acceptait pas elle serait alors tuée par Poutine, comme cela fut fait en Ukraine et comme cela fut certainement fait en Pologne.
    Traces d’explosifs retrouvés sur le site du crash de l’avion du président polonais Lech Kaczyński :
    http://www.ndf.fr/mots-clefs/smolensk#.VogFwVLRyUY
    http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/31-10-2012/traces-de-materiaux-explosifs-decouvertes-sur-des-debris-de-lavion-du-president-polonais-deux-versions-des-faits#.VogGGlLRyUY
    http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/11-04-2013/le-10-avril-2010-le-president-conservateur-polonais-lech-kaczynski-trouvait-la-mort-dans-une-catastrophe-aerienne-dont-les-causes-sont-toujours-contestees-22#.VogGDFLRyUY

    Depuis cet événement l’Allemagne a coupé ses relations énergétiques avec la Pologne et la Pologne achète sont gaz et pétrole à la Russie en passant par l’Allemagne !
    L’Allemagne pour se désengager de la Pologne a même demandé que soit construit un pipeline en mer du nord pour ne plus dépendre de la Pologne.
    L’Allemagne projette donc de laisser la Pologne passer sous contrôle de Moscou.

    Dans le même temps la Russie infiltre les mouvements islamistes français (notamment en infiltrant des agents du FSB dans les pseudo-réfugiés et parmi les colons clandestins qui entrent par millions en Europe), le but est de pouvoir soit faire chanter le gouvernement français, soit de permettre que ces islamistes ne commettent des attentats en France, pour porter au pouvoir le Front National désormais sous leur contrôle.

    C’est cousu de fil blanc et personne ne le voit aveuglé par une incompétence et une bêtise généralisée à tous les niveaux.

    L’URSS n’est jamais morte.

    La prise de pouvoir de Poutine sur le Front National :
    http://www.france24.com/fr/20141123-le-fn-tourne-vers-etranger-financer-banque-russe-poutine-le-pen-financement/
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/04/02/fn-des-hackers-russes-devoilent-des-echanges-au-kremlin_4608660_4355770.html

    Les infiltrations du FSB chez les islamistes français pour faire chanter la France ou pour commettre des attentats sous fausse bannière en France :
    http://reinformation.tv/russie-soutient-etat-islamique-yevgeni-fsb-terroriste-peles-47751-2/

    Effectivement, nous n’avons donc pas les mêmes informations.

    Sans compter les centrales atomiques que les Russes manquent de faire sauter en Ukraine.. et les armes de destruction massive qu’ils développent au péril de l’humanité entière…

    Sans compter les accointances possiblement extraterrestres que la Russie entretient avec les USA sans qu’il ne soit vraiment possible de bien comprendre de quoi il retourne… contre les peuples humains sur terre.

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    • Vous êtes manifestement en désaccord total avec mon point de vue, je vous conseille donc de consulter des sites plus en accord avec vos idées car je manque de temps pour répondre à vos longs commentaires…
      (Je soupçonne d’ailleurs un syndrome de trolling)

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      • Cher Monsieur,
        Vous me demandiez de réaliser un article infirmant le votre et d’apporter des preuves qui infirment vos analyses.
        C’est ce que je fais ici en apportant des éléments sur l’attentat de Smolensk, sur la prise de contrôle des partis politiques polonais, allemands et français par Moscou, sur l’infiltration des milieux islamistes français par le FSB, sur l’ethnicisation des votes en Occident et sur la stratégie de la Russie en Orient.
        Tout cela infirme factuellement vos analyses.
        Vous me dites désormais que je troll et vous me dites que vous n’avez pas le temps pour répondre aux éléments que j’apporte !
        Je comprends que cela puisse être désagréable d’être contesté en commentaires sous son propre article, mais cela n’excuse pas la mépris et surtout pas le mépris pour les faits.
        Par vos articles vous faites de la politique, vous êtes acteur à votre modeste niveau de la géopolitique et non analyste de cette dernière.

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      • Je précise pour ceux qui contestent l’ensemble de l’article que vous pouvez en effet écrire un contre-article « opposé » si vous le souhaitez mais sur votre blog, et pas sur le mien.
        On peut discuter ici de certains points, mais comme je l’ai dit, je n’ai pas un temps infini à passer à contre-argumenter sur 10 nouveaux points par commentaires, vous parlez par exemple maintenant des extraterrestres, pour moi c’est complètement hors sujet, on est cette fois dans le délire complet !
        Le pb des aliens est un sujet à part entière, et il ne faut pas voir partout la main de ces derniers (à 6 doigts ?) dans les affaires humaines.
        Le prochaine fois, on va parler des reptiliens ? lol

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      • Cher zevengeur,
        Je poursuis ici car il n’est pas techniquement possible de publier plus haut.
        Nul ne conteste l’ensemble de l’article.
        J’ai évoqué la question extraterrestre pour deux raisons. D’une part parce que vous démontrez vous-même une crédulité suspecte à l’égard des cas d’enlèvements par des extraterrestres au cours de cet article :
        https://zevengeur.wordpress.com/2015/10/07/enlevements-extraterrestres-une-nouvelle-dimension-danalyse/
        Et d’autre part parce que je voulais vous faire remarquer par cet exemple et par des éléments factuels qu’on peut faire dire aux choses ce que l’on souhaite et qu’il est vain de prétendre qu’on peut tout connaitre (présence d’ovni et de pani pendant l’effondrement des tours du world trade center ou encore la flotte américaine décimée en Antarctique à la fin de la seconde guerre mondial avec des témoignages de survivants et des photos qui rapportent des combats avec des soucoupes volantes).
        C’est donc vous qui nous parlez des reptiliens lorsque vous prétendez que les manipulations réalisées sous l’hypnose par John Mack sont la preuve des enlèvements extraterrestres ! Moi je vous parle de faits factuels, vérifiable et que vous pouvez vous-même aller vérifier, à savoir les documents déclassifiés qui montrent la perte de la flotte américaine en antarctique et les OVNI sur le WTC le 11 septembre 2001, montrés en direct sur toutes les TV du monde.
        Il y a aussi une différence entre le fait de nier une possible implication extraterrestre dans la géopolitique terrienne et le fait de vouloir voir la main extraterrestre dans toutes les affaires terriennes.
        J’ai entendu des gens très biens placés dire que Saddam Hussein avait des commandos et des armes bactériologiques à NYC, Londres et Berlin. Ces commandos auraient été neutralisés par des vecteurs inconnus que l’on peut facilement assimiler à une intervention extraterrestre.
        La conséquence aurait été la guerre en Irak.
        C’est une noble tache que celle de chercher la vérité, mais prétendre la détenir à partir d’informations publiques et de seconde main, c’est de l’orgueil.
        Les extraterrestres ? lol.
        Et je vais même prédire votre réaction :
        Comme je vous suis antipathique vous ne jugerez pas mes propos comme pouvant être crédibles et vous n’étudierez donc pas l’affaire des OVNI du 11 septembre 2001 ni celle de la flotte US en Antarctique…
        A ce compte là si des extraterrestres existent vraiment sur terre, ils ont tôt fait de nous annexer.

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    •  » Vous considérez que l’intervention de la Russie en Syrie est salutaire  » : il n’y a même pas à en discuter elle est de la volonté du peuple syrien qui a demandé à poutine une intervention contre les terroristes de l’OTAN / DAESH AL NOSTRA Payés armés équipés , financés par la coalition de terroristes : israel usa france gb saoud et qatar

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  7. A vous écouter, un coup il ne faut pas faire d’anti-américanisme primaire, un coup les russes sont des manipulateurs, un coup Obama est a la merci des musulmans, un coup les Russes et les américains sont de mèche. On tourne en rond et on se mord la queue. Des relents de théorie du (des) complot(s) qui ne mènent à rien.
    Plus terre à terre, on ne peut que constater que les USA ont lamentablement échoué dans leurs interventions (je ne cherche pas a savoir si les motifs étaient valables ou non) en Irak, en Afghanistan, (oublions le Viet Nam), et sont un peu plus frileux désormais; la France, jouant les roquets en Libye avec un résultat calamiteux, en Syrie avec de ridicules gesticulations contre El Assad, en Egypte en donnant des leçons pour chasser Moubarak pour ensuite manger son chapeau et bénir le retour à la case départ, ne réussit guère mieux. Vu de loin, les Russes semblent mieux gérer leurs interventions. Car il faut intervenir, c’est une évidence, mais en choisissant ses amis du moment. Quoi qu’on y réfléchisse, l’histoire est faite d’actions et réactions à court terme. On tape sur la gueule de celui qui menace le plus à un moment donné. Parfois, on se trompe de menace. D’autres fois, d’autres qui se sont trompés de menace nous tapent sur la gueule. Ils pouvaient aussi avoir raison.
    Pour finir, le gouvernement n’a plus de sous pour gérer le Mali, la Centre Afrique, après la Libye, et ne peut rien faire sauf à s’exprimer en fonction de l’écoute attentive des desiderata du peuple.

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    • C’était bien le but de mon article, de tenter d’y voir plus clair.
      Partir des faits observés, puis d’en déduire le pourquoi (et pas l’inverse, contrairement à ce que laissent entendre certains commentaires).

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      • je vais vous résumer , c’est clair comme l’eau de roche: la coalition occidentale a mené dès que son projet de gazoduc enterré un COMPLOT dénoncé par notre ex ministre DUMAS POUR FABRIQUER UNE SOIT DISANT « opposition modérée » fait de al qaida auquel se sont joint daesh , tous financés , entrainés ,équipés , armés en sous main ; la presse prend alors le relais et crie au « dictateur » de bashar : le même plan foireux qu’en Libye ; la colation veut donc assassiner bashar pour le remplacer par un pantin : c’est tout ce qu’il faut savoir ;les USA Veulent S’ACCAPARER DES BIENS DE LA Syrie POINT BARRE EST CECI RENTRE DANS LE PROJET D’EMPIRE SIONISTE , LE GRAND ISRAËL concomitant avec le massacre des gazaouis http://www.alterinfo.net/DISCOURS-HISTORIQUE-DE-GORDON-DUFF-A-DAMAS_a109624.html

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    • @JL Vinet :
      L’humanité est un bordel semi-organisé tiraillé de tendances contraires et de transversalités à tous les niveaux. Je ne disais pas autre chose. C’est très dangereux de chercher une continuité dans tout cela ou de chercher des bons et des méchants manichéens.
      Les USA n’existent pas.
      Il y a le régime de Washington, une démocratie aux USA à l’agonie du fait de l’ethnicisation des votes qui ont porté Obama au pouvoir (même si c’est plus compliqué en fait), il y a l’OTAN qui cherche à se retirer d’Orient pour se focaliser sur l’Asie.
      Et puis il y a Obama, qui est d’atavisme musulman et socialiste, mais qui est surtout « foutraque » et incompétent. Sa politique consiste à islamiser le monde par conformisme, pour les mêmes raisons que l’UMPS islamisent la France depuis 30 ans.
      Obama a provoqué le retrait des troupes en Irak et en Afghanistan, laissant ces pays s’embraser.
      Ce n’est donc pas un échec de la politique des USA, mais de la politique de désengagement militaire en Orient voulue par Obama.
      Si les Républicain revenaient au pouvoir la politique des USA changerait peut-être.
      Et par ailleurs, que savez-vous des causes réelles de l’engagement de la guerre en Irak ? Vous croyez vraiment que si Powell et Bush avaient menti pour rien sur les armes de destruction massives les socialistes maintenant au pouvoir aux USA ne les auraient pas mis en prison ?
      C’est donc que vous n’avez peut-être pas toutes les informations.
      Et d’ailleurs, il y a plein d’informations qui ne seront jamais rendues publiques, parce qu’elles ne peuvent pas l’être, pour de multiples raisons.

      Prenez par exemple les événements du 11 septembre 2001 :
      Pendant l’effondrement des tours l’humanité entière pouvait constater le survol de phénomènes atmosphériques non identifiés ou d’objets volants non identifiés à haute furtivité et à des vitesses très élevées.
      Pendant que les tours s’effondraient j’ai moi même vu ces phénomènes passer devant les tours en direct.
      Mais croyez-vous qui quiconque puisse faire une analyse de cette question ?

      A tout hasard, que savons-nous vraiment de la géopolitique ?

      Peut-on envisager une implication extraterrestre ou exogène dans les événements du 11 septembre ?
      Peut-on envisager un appui exogène à Hitler ou un implication extraterrestre dans les combats qui avaient lieu en Antarctique entre les USA et des « ovnis nazi » ?

      On ne peut pas faire de géopolitique en croyant qu’il suffit de gratter la surface des choses en allant piocher quelques informations sur internet.

      Moi je dis juste que la géopolitique n’est pas connaissable, pas plus que dieu et qu’il faut rester agnostique.

      Et concernant l’Afrique ou l’Orient, si l’Europe et les USA ne s’y implantent pas militairement définitivement, se sera la Russie et la Chine qui s’y implanteront ou alors se serait le chaos perpétuel.

      Les USA doivent revenir partout en Orient et en Afrique, avec la France et l’Europe.

      Ce n’est là que mon opinion que je dissocie de mon analyse.

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  8. Chapeau, vraiment. Cet article est clair et bien synthétisé, pas facile concernant un sujet aussi complexe que le moyen orient.
    C’est très certainement plus proche de la vérité que la soupe servie dans nos merdias de masses. J’adhère à 100%…
    Je ne suis pas un fan inconditionnel du Général, mais force est de constater que l’indépendance de la France pour laquelle il s’est tant battu est une condition nécessaire pour que la France reste la France, ce pays à l’histoire et à la culture si particulières, pays d’espoir et contrepoids aux impérialismes divers.
    Un jour nous nous libèrerons, une nouvelle fois, du joug Anglo-Saxon que nos « pseudos élites vénales » vénèrent tant. Et ce jour là, la France, telle que nous l’aimons, renaitra dans le coeur et l’âme de toutes celles et ceux qui avaient perdu foi en elle. Et ce genre de texte n’aura plus lieu d’être. A suivre…
    PS : le dernier lien du texte ne fonctionne pas.

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    • le moyen orient n’est pas un sujet complexe : les usa et la GB , C’EST a DIRE LES BANQUES RESERVES FEDERALES DE LA MAFIA ROTHSCHILD ont bien l’intention de faire la mainmise sur le sous sol du moyen orient et y installer une banque centrale ROTHSCHILD , PARTOUT ou IL N’Y EN A PAS , LA Syrie PAR EXEMPLE le reste n’est que du bla bla bla de lobotomisés des médias qui aiment se torturer l’esprit tout en traitant ceux qui ne sont pas d’accord avec leur vue de « antiaméricanisme primaire » et de « antisémitisme » et de « complotisme : c’est vraiment une tactique d’enfant mal dégrossi qui fait sourire tous ceux qui détiennent les vrais infos ; alors je ricane quand je lis des inepties d’un SAND qui a le cul et la tête dans le sable , mais enfin ce sont de bons moments de détente . http://www.alterinfo.net/DISCOURS-HISTORIQUE-DE-GORDON-DUFF-A-DAMAS_a109624.html

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  9. Bravo pour le coup de gueule, JPP. J’adhère à 99%, et le 1% restant ne mérite pas qu’on s’y attarde. La France suit une politique désastreuse au Moyen Orient, laquelle découle de l’incapacité à comprendre qu’Israel est une colonie occidentale en terre arabo-muslumane, comme le fut en son temps par exemple l’Algérie. Il fallut un De Gaulle, honni à l’époque par les colons et leurs supports en métropole, pour mettre fin à cette aventure. Le retard à la prise de conscience et à la décision de donner son indépendance à l’Algérie a provoqué un drame humain, les colons n’ayant d’autre choix que « la valise ou le cercueil ».

    L’aveuglement des dirigeants d’Israel, poussés par les éléments les plus extrémistes de ce pays, ne peut que conduire à une situation similaire. Qui va expliquer aux Israeliens (et à leurs alliés Américains) que leur politique actuelle, coloniser à outrance, jeter de l’huile sur le feu des conflits à leurs portes, va inéluctablement se retourner contre eux ?

    L’EI n’est qu’une réaction contre des régimes corrompus, alignés sur les Etats Unis, l’Otan, et donc soutiens d’Israel. Le monde arabo-musulman-sunnite en a conscience et soutient directement ou indirectement l’EI. Croire que nous pouvons venir à bout de ce mouvement de fond par quelques bombardements est une illusion : il faut traiter le problème à la racine. Il faut oser le dire, l’état d’Israel n’a aucune justification historico-politique et doit disparaitre.

    Cela ne veut pas dire que les Juifs doivent quitter la Palestine. La coexistence qui aurait été possible en Algérie en 1958 entre colons et arabes, dans un état indépendant, ne l’était plus en 1962. Israel est devant un tournant analogue, et ne pas le comprendre peut s’avérer dramatique pour la population juive de ce pays.

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    • @leMauvaisBerger :
      L’Ile-de-France, PACA, le Nord-PAS-De-Calais, le Lyonnais etc. sont des colonies musulmane, africaine et orientale.
      Israel est le produit de la décolonisation juive voulue par le monde arabe suite au nationalisme arabe lorsque les juifs étaient priés de quitter le monde musulman.

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  10. Il y a du bon dans l’article et dans les commentaires mais l’article et les commentaires partent dans tous les sens.
    Quelle est votre formation et votre fonction ? D’où viennent vos informations ? Est-ce que vous avez des contacts dans les armées, dans les ambassades, chez les scientifiques ?
    Comment un informaticien peut-il comprendre la géopolitique avec des info qui sont sur internet sur des sujets aussi divers que les attentats du 11 septembre 2001, la guerre en Irak, l’Afrique, la Lybie, la Syrie, l’OTAN etc ?
    Avez-vous des relations internes avec l’OTAN ? Avez-vous une formation en armements militaires ? Avez-vous piraté des fichiers confidentiels qui vous permettent de connaitre des choses que nous ne connaitrions pas ?
    Est-ce que vous croyez vraiment qu’avec des informations aussi parcellaires vous disposez vraiment de la vérité au point de pouvoir nous faire croire que tout le mal du monde repose sur la politique des USA depuis 80 ans ?
    Est-ce que vous croyez vraiment que sur des domaines aussi sensibles et complexes il est permis d’avoir un avis sur tout et de conclure pour désigner un ennemi universel que seraient les USA ?
    Je suis tombé par hasard sur cette interview de militaires français qui parle des disparitions de sous-marins atomiques, à ce compte là vous avez bien un avis sur la question comme sur toutes :

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    • Je ne rentre dans aucune des catégories que vous citez et n’ai accès à aucune source mystérieuse ou secrête.
      Toutes mes données sont sourcées dans l’article, soit en lien dans le texte, soit en références à la fin de l’article. Vous remarquerez que ne m’inspire pas que de données issues du net mais également de livres.
      Le fait je sois de profession informaticien ou routier ou n’importe quoi importe peu, cela ne me sert à rien pour le travail que je fais ici.
      Un article me demande beaucoup de boulot de recherche, lecture, réflexion et rédaction.
      N’importe qui à priori peut faire la même chose que moi. Il suffit d’y consacrer du temps.
      Pour les histoires d’extraterrestres et de soit disant contacts, la plupart des infos trouvées sur le net sont des idioties.
      J’écris un peu sur le sujet si j’ai quelque chose à dire, et comme pour tout ce que j’écris, je source mes données de base.
      Après, on peut être en désaccord avec ce que j’écris, mais c’est un autre sujet.

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  11. Je sens la nécessité de me mêler au débat.
    A monsieur Sand et à d’autres:
    Pour commencer, de parler de race pour les êtres humains commence sérieusement à me courir sur les haricots, Homo Sapiens Sapiens n’est pas Canis Lupus familiaris, que je sache.
    Le mot race n’est en rien scientifique et est juste une dénomination politique pour qu’un peuple puisse s’ériger le droit de se considérer comme seul être humain, il a donc de fortes effluves racialistes.
    Ensuite, n’oubliez surtout pas que le peuple Khazars, turque, installé au nord et à l’est de la mer Noire, s’était converti au judaïsme, tout comme nombre de ceux qui sont devenus les kabyles, les palestiniens, quand à eux, sont, pour beaucoup d’entre eux, descendant des juifs restés en Palestine et se sont convertis à l’Islam.
    Ainsi, les juifs ashkénazes ont du sang Khazars et les juifs séfarades, kabyle, sans parler des félashas de peau noir…
    Alors, où se trouve la race, dans tout cela?
    Ensuite, quand au fait que les pays de l’Union-européenne soit une colonie américaine, où se trouve donc la problème, c’est un fait, c’est tout, un empire comme l’est les U.S.A. agit en tant qu’empire et non pas comme des bisounours.
    Où alors cette vérité qui est que le gouvernement U.S. n’est pas composé de saint poserait des problèmes à certains commentateur, à moi, pas.
    Un empire est un empire et agit en tant que tel, que je sache, les romains ne furent pas vraiment tendre avec les gaulois et les massacres, par l’armée coloniale française, à Sétif et Madagascar, non plus.
    Un empire est par nature violent, sinon il ne le serait pas, en Europe les U.S.A. montrent leur violence par le biais de l’économie, mais une violence peut être de natures différentes.
    Ensuite, pourquoi voulez-vous donc ne pas pouvoir imaginer qu’en politique ces mêmes étasuniens ne fassent pas de coups tordus, comme de s’allier à des néonazis ukrainiens ou à des djihadistes sunnites, mais l’histoire est régulièrement ponctué de coups tordus de toutes sortes, même de certains gouvernement sur leur propre peuple, et, ce, depuis fort longtemps.
    Alors, comme ça le gouvernement de cet empire finissant U.S. ne serait que composé que par de vénérables hommes et femmes de paix, allez donc dire ça aux chiliens et ils vous rirons au nez.
    Quand à savoir si Messieurs Hollande, Valls et Fabius sont compétents, j’en suis moins que sûr, même si je reconnais à notre président une intelligence certaine, d’ailleurs je soupçonne qu’ils furent choisis pour cela.
    Vous savez, de nombreuses manipulations collectives peuvent être entrepris pour, par exemple, faire élire quelqu’un à la magistrature suprême, le choisir par avance.
    Il ne suffit, pour cela, que de le faire passer, lui et les cadres de son parti, le plus souvent possible à la télévision, tout simplement.
    En fait, ce qui me gène, ce n’est pas tant que nous soyons sous le joug d’un empire, mais que tant de français et d’européens accepte cela sans même y penser et vouloir le comprendre.
    D’autant plus quand ces gens sont intelligents.
    Pour finir, la géostratégie est une logique géographique, pas un truc pour faire joli.
    Ainsi, si les questions pétrolières sont vitales pour les États-Unis-d’Amérique, ceci en raison de leur besoin essentiel en or noir, leur production pétrolière et gazière sur leur sol, classique ou de schiste, baisse dangereusement pour eux.
    Comprenez qu’ils n’ont rien d’autre pour tenter de redresser la barre de leur pays que de pomper le carburant d’autre nations, tout le reste est en déconfiture, sauf les université et l’armée, et encore, depuis 2008 leur monnaie, leurs industries (enfin ce qu’il en reste), leurs bourses, leurs banques ne survivent que grâce à leur surproduction de dollar, tout le reste est irrémédiablement détruit ou acheté par les milliardaires.
    En revanche, pour la Russie, le problème est tout autre.
    Ils ont deux objectifs en Méditerranée, détruire les extrémistes musulmans dans le but qu’ils ne s’exportent pas chez eux, assurer leur passage pacifié de la mer Noire à la Méditerranée puis, de là, pouvoir naviguer de l’Atlantique au Pacifique, du canal de Suez au détroit de Gibraltar.
    C’est tellement visible que seuls les aveugles ne peuvent pas le voir, il suffit de prendre une carte pour le comprendre.

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    • @theuric :
      C’est très difficile de devoir prendre des gants et des pincettes pour expliquer à des gens endoctrinés que la terre est ronde et qu’elle tourne autour du soleil !

      L’existence des races est démontrée de façon irréfutable par les sciences. Techniquement on utilise le mot « gèno-groupe » ou d’autres mots pour désigner les caractéristiques innées communes un groupe d’individus d’une même espèce.
      Les races ne concernent donc pas exclusivement les caractéristiques physiques externes, mais tous les aspects de la génétique et de l’épigénétique.
      La notion de race ou de gèno-groupes ne fait donc pas référence à des stéréotypes politiques mais à des caractéristiques physiques objectivement étudiées et elle ne présuppose pas de jugement de valeur péjoratif ou mélioratif sur ces caractéristiques.

      La négation de l’existence des races en Occident est issue de l’antiracisme qui n’est pas le contraire du racisme, mais un racisme contre les blancs et un antisémitisme. L’antiracisme est une construction politique qui utilise la culpabilité de l’Homme blanc suite au commerce triangulaire des esclaves noirs, pour parvenir à la destruction de la civilisation occidentale et à la suprématie de la race métisse.
      L’antiracisme fait du métisse le nouvel Aryen. Ceux qui ne sont pas métissés appartiennent à une race inférieure et les blancs sont des sous-hommes qui doivent disparaitre de la surface de la terre.
      C’est un projet idéologico-politique qui est en phase terminale d’accomplissement en Occident.

      Homo Sapiens Sapiens sur terre est une espèce vivante qui comme toutes les espèces vivantes n’est peut-être pas destinée à suivre le même phylum d’évolution (lignée d’évolution).
      Les différences raciales entre les Hommes sur terre, préfigurent peut-être la futur subdivision de l’espèce humaine en plusieurs espèces distinctes, comme cela fut le cas lors de l’apparition buissonnante de l’Homme sur terre !
      Homo Sapiens Sapiens est issu d’une lignée d’hominidés mais il existait sur terre plusieurs autres espèces ou races d’hominidés aujourd’hui disparues.
      Ce foisonnement des espèces d’hominidés pourrait peut-être réapparaitre sur terre.

      Une espèce est constituée des individus qui peuvent se reproduire entre eux.
      Une race ou un gèno-groupe est constitué de l’ensemble des individus d’une espèce qui partagent un ou plusieurs attributs génétiques en commun.

      La notion de race ou de gèno-groupe est donc protéiforme et n’est pas un jugement de valeur raciste, mais la description d’une réalité physique.

      Sur la question des races je partage donc le même avis que Poutine et les scientifiques de Russie ou de Chine contre l’OMS, les mouvements gauchistes et les antiracistes qui ont le pouvoir dans l’Ouest de l’Occident actuellement.

      Car les gèno-groupes induisent des phénotypes différents chez les Hommes qui sont une cause de divisions naturelles entre les humains et une des causes de la création des peuples.

      Exemple :
      Les hommes sont une race différente des femmes. Ces différences de phénotype entre les hommes et les femmes expliquent une bonne part de la géopolitique terrienne et des conflits qui peuvent exister à l’intérieur de l’espèce humaine entre le groupe des femmes et le groupe des hommes.
      Le vote des femmes est différent du vote des hommes, les métiers qu’aiment pratiquer les hommes sont différents des métiers qu’aiment pratiquer les femmes etc. et les causes de ces différences ne sont pas que sociologiques ou culturelles, elles sont avant tout génétiques.

      De même il existe une multitude d’autres différences génétiques entre les humains qui sont la cause d’une multitude de variations de comportements entre les Hommes et les peuples, qui expliquent les causes sous-jacentes réelles des conflits, des guerres et de la géopolitique.

      Le judaisme n’est donc pas une race, mais une religion et effectivement comme cela fut dit, les musulmans de Cisjordanie sont historiquement de « race » sémite au même titre que les juifs historiques d’Israel.

      (Il ne serait pas étonnant que des extraterrestres étudient la génétique des humains avant d’étudier leurs cultures, pour comprendre leurs conflits géopolitiques et nous-mêmes lorsque nous développerons peut-être le voyage interstellaire nous chercherons à étudier les différences raciales entre les individus d’une espèce extraterrestre avant de chercher à comprendre leurs cultures, car les phénotypes précèdent les cultures, même si les cultures orientent la reproduction et les phénotypes).

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  12. Patrick,
    Je ne comprends pas vraiment votre position, ou alors cela voudrait-il dire qu’il faut exercer la profession pour s’exprimer sur le sujet idoine?
    Seulement vous oubliez Pasteur qui était chimiste, Wegener, le découvreur de la dérive des continents, aujourd’hui tectonique des plaques, qui était glaciologue, météorologue, Cheval qui était facteur, et les exemples de ce type sont nombreux.
    Quand à moi, souffrez, Monsieur, que je sache porter ma réflexion, avec délice, sur un grand nombre de thèmes, du haut de mon certificat d’étude primaire, de mon C.A.P., de mes deux ans de jardinier et de mes 25 en tant que conducteur d’autobus.
    Je peux vous dire et, par la suite, en faire la démonstration si vous le souhaitez (mais de l’une ou de l’autre, S.V.P.), que, entre autres choses, la notion de race ne peut qu’être qu’essentiellement politique et non pas scientifique, de dire le contraire ne pouvant être qu’une forfaiture, que souventes fois nous n’expliquons pas nos actes mais les justifions, ce qui fut la faute politique première de Monsieur Valls, que les intérêts Russe ne sont pas seulement dans l’éradication de D.A.E.S.H. et de E.I., mais aussi de pacifier la Méditerranée, que Monsieur Hollande souffre, comme moi-même, d’un état pseudo-asperger, qui n’est pas du tout de l’autisme mais quasiment son contraire, notion psychologique que j’ai inventé pour rendre compte de certaines de mes spécificités, que les empires, dont celui U.S. actuellement, s’effondrent toujours pour les mêmes raisons, que, suivant la temporalité à laquelle nous faisons référence, l’effondrement de l’économie mondialisée en cours a des causes différentes mais toutes pertinentes, que les processus évolutifs sont plus que ce qu’il s’en dit et que nous en avons des exemples portant sur le siècle et non pas sur des millions d’années.
    Alors certes, je suis un penseur brut, comme il en fut des artistes bruts, tel le douanier Rousseau, ce qui veut dire que si je ne peux qu’avoir en plein une liberté d’exploration de ces différents sujets et de bien d’autres, de pouvoir remettre en question, parfois, les savoirs acquis, je n’ai pas, en revanche, en moi un certain nombre d’outils conceptuels, scientifiques et/ou philosophique, qui, je l’entends parfaitement, me faciliteraient ma tâche de conceptualisation.
    Toujours est-il que l’amateur éclairé, le réel dilettante, l’homme de bien, dans son sens ancien, l’ouvrier philosophe, tel que celui que j’ai pu rencontrer dans mon jeune âge ou tout simplement l’humaniste vrai tel qu’il se définissait aux origines, soit l’homme et la femme de connaissance et de curiosité ne peut qu’être que d’une importance vitale pour l’évolution de nos savoirs et de nos facultés, celles de nos capacités et non pas seulement de nos institutions.
    Parce qu’il est toujours nécessaire de remettre en question l’ordre ancien aux risques, sinon, que la société ne se sclérose.
    Or, n’est-ce donc pas cela qui se passe actuellement?

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    • Vous démontrez amplement qu’il n’y a pas besoin d’avoir fait l’ENA (*) pour savoir écrire avec élégance !

      (*) Il vaut peut être mieux ne pas l’avoir fait en fait🙂
      (Excusez moi MM De Villiers, Asselineau, etc , il y a des exceptions !)

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  13. Il faut bien dire que …. m’ apparaissent particulièrement insupportable les propos brillamment .. banaux du marchand de Sable , lesquels ont entre autre la triste prétention de réintroduire par quelque minable vasistas ce qui a bel et bien été éjecté par la grand’ porte , soit cette référence directe à la  » race  » , maquillée pour ce qui touche à l’ humaine condition actuelle , en … sous-groupes géno-… bien typés , lesquels , lâche-t’ il  » nonobstant « … , être équivalents à des  » races  » , aux aptitudes diversement inégales , comme la  » bio  » logiquement pas gênée se doit d’ étiqueter , en éthique vertu de ce qui n’apparaîtrait pas si flagrant au pauvre pékin ordinairement si abusé , puisque c’est CQFTaire : … CQFD ! L’ ensemble de la démonstration de se décliner tous azimuts selon ce principe anti communisant de base ; et , les extra-terrestres partageant ce point de vue élevé d’ extrême-droiture de n’ avoir pas manqué de se tortiller spectaculairement aux … détours de quelques insignes occurrences historiques bien frappées ! Reste qu’il est toujours fort périlleux d’ échapper aux tyrannies qui ne manquent , elles , jamais d’air : ce ne sont certainement pas les Assad , Bush , Kadaf , Pout in , Kom et Kim et EI, ainsi que maints adolfs aux petits ou grands pieds religieusement et / ou financièrement bien nickelés qui en disconviendraient !

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  14. Bon, j’ai une demi-heure devant moi, je n’avais pas lu tous les commentaires et le dernier de Monsieur Sand me parais croquignolet, alors je me lance.
    Les sociétés humaines sont en une crise dont les causes sont plus que multiples, trois de celles-ci sont la surpopulation mondiale, d’environ 7 300 000 000 humains, une acculturation généralisée provenant de l’intense vitesse d’évolution des sociétés, songez tout de même que dans les années 60 il n’y avait qu’une seule mégalopole, New-York, que dix ans plus tard le monde comptait moins de la moitié de ce nombre et que les avancées technologiques furent, dès ces époques, foudroyant, puis, enfin, nous sommes arrivés au bout du bout d’un processus d’évolution civilisationnel ou, dit autrement, politico-économico-social, dont nous pourrions faire remonter l’émergence autant depuis l’apparition du genre Homo d’après Monsieur Grou dans son livre collectif « Les arbres de l’évolution », au tout début du néolithique, à la révolution française ou étasunienne, voire à l’amorce de la renaissance européenne ou même au début de la première guerre mondiale, voire simplement à l’effondrement de l’U.R.S.S..
    Cette triple tension, accentuée par bien d’autres, il n’est pas ici d’en égrainer les origines, génère de vifs raidissement et dissensions au sein des sociétés, d’autant plus que les populations tendent à tenter de trouver ailleurs une terre plus nourricière que chez eux.
    Pensez que tout ceci est un ensemble intrinsèquement lié, c’est d’une importance capitale.
    N’oubliez pas, non plus, que les élites économiques étasuniennes, ainsi que leurs affidés européens et mondiaux, absorbent les richesses mondiales pour tenter de socialement survivre en tant que ploutocratie, ce qui conduit à la destruction de l’économie mondialisée.
    Ainsi, en prenant tout cela en compte, nous ne pouvons que comprendre la logique, autant de l’immigration vers la France que les réactions de rejet des français, même de ceux eux-mêmes issus d’une immigration précédente, preuve, s’il en est, que contrairement à ce qui nous est claironné à longueur de temps, l’intégration des jeunes de la deuxième à troisième génération est en train d’être parachevée et qu’ils sont, dorénavant, français de souche.
    La double compréhension de l’origine de ce stress social et des tensions plus ou moins inconscientes que cela produit chez chacun d’entre-nous, ne peut que nous éviter, au-delà de tout jugement de valeur et de morale, à ce que nous ne nous conduisions que comme des imbéciles et ne choisissions, comme solution aux infinis problèmes auxquels nous faisons et devrons bientôt faire face, que celles ne nous apportant que des résultats contreproductifs, voire dangereux et délétères.
    Comme il peut en être de cette idée extravagante d’une déchéance nationale, marque, là encore, d’une perte de réalité de nos élus et élites, idée extravagante ne pouvant que conduire la moitié essentielle de l’électorat socialiste, soit la classe-moyenne intermédiaire à haute, dite bobo, de se détourner de ce parti politique et de permettre à un Front-National eurolâtre et américanolâtre d’imaginer pouvoir prendre le pouvoir (parti choisi par les niais de l’E.N.A. à la place du P.S. d’antan).
    Vouloir ainsi rendre tel ou tel français apatride ou l’envoyer dans un pays dont il ne connait ni la langue, ni les us, en plus d’être criminel et dérisoire, ne peut qu’être qu’inutile et contreproductif et montre, une fois encore, la piètre dimension de nos édiles.
    Alors, ai-je la solution à l’immigration?
    Non, parce que cette solution ne peut qu’être que collective et non pas individuelle.
    Mais encore faut-il, pour cela, que les mouvements politiques soient autrement plus sérieux et adultes que ceux qui, officiels et dits de gouvernement, du P.S. au F.N., en passant par l’U.D.I et le L.R., ce qui est loin d’être le cas, à quelques personnalités près, aussi que nos penseurs, faiseurs d’opinions et philosophes les plus dérisoires quittent enfin la scène médiatique pour qu’enfin s’expriment des penseurs sensés, libres de parole.
    Et pour commencer qu’ils ferment les frontières, ce qui ne peut que nécessiter de se séparer de l’Union-Européenne, ce que le Front-National ne veut en rien!
    Mais de ça, ses cadres le cachent par leur flot de paroles contradictoires des uns et des autres.
    Si vous aviez vu comment Madame Le Pen était pimpante quand elle fut reçu par la ploutocratie étasunienne et fut promue femme de l’année 2015 en Europe, ils se sont fait une groupie des milliardaires américains et de l’Union-Européenne.

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  15. Eh ben, Sand, quel récit!
    Ceci dit, vous ne faites que reprendre de vieilles digression du XIX° siècle, ce qui n’est pas pour me surprendre, certes, je pensais que ce processus prendrait d’autres formes, mais dans l’ensemble votre texte me montre que ma théorie de la rétrogression sociale se révèle être exacte.
    Sa définition en est assez simple et la voilà:
    Rétrogression historique : retour momentané (bien que par toujours) partiel, ou pourquoi pas total, suivant la violence du traumatisme subit, d’un peuple, d’un pays, d’une nation, sur une base sociologique et/ou anthropologique passée, en raison d’une catastrophe de grande ampleur ou d’un intense stress sociale et, ce, quelle qu’en soit la nature.
    Ce qui m’amuse le plus c’est que vous puissiez dire de gauche les pouvoirs actuels, là, franchement, vous êtes hilarant, mais encore une fois logique si nous prenons en compte ce retour collectif sur une base passée, c’est la raison pour laquelle vous faites preuve d’un tel anachronisme.
    Peut être vous référeriez-vous au mot socialiste dans le nom du Parti-Socialisme, or, même si, à l’époque de Proudhon (1809/1865), ce vocable désignait le socialisme libertaire, devenu, après ce personnage historique, l’anarchisme, si, à l’époque de Blanqui (1805/1881) mais surtout de la commune de Paris de 1871 et de Louise Michelle (1830/1905), le socialisme était devenu révolutionnaire, et bien qu’il me faille noter ce que j’appelle le socialisme humaniste représenté par Jean Jaurès (1859/1914), celui d’aujourd’hui ne l’est plus, socialiste, qu’uniquement par son seul nom.
    Quand à la gauche, qui, comme unique définition ne peut que prendre, de repère, que le tout début de la révolution française, soit la décision, pour le roi Louis XVI, de placer à sa droite ceux qui étaient en accord avec lui, soit une majorité des représentants de l’aristocratie et du clergé, et à sa gauche, ceux qui étaient en désaccord avec lui, soit les représentants du tiers état et une minorité du clergé et de l’aristocratie.
    Nous ne pouvons que constater que, des quatre partis politiques composant le paysage politique français officiel et reconnu véritablement par les médiats, tenus par les grandes fortunes françaises, c’est à dire invités régulièrement par eux, de gauche à droite (parait-il), P.S./U.D.I./U.M.P.-L.R./F.N., nous ne pouvons que constater, dis-je, que ceux-ci sont tous amicalement conseillé par les pouvoirs d’argent, autrement appelés ploutocratie, nationales, européennes, étasuniennes et mondiales (comme le Qatar), mais aussi par l’Allemagne, les U.S.A. et que sais-je encore.

    Mais une autre théorie se fait jour en moi, provenant de votre nom « Sand », qui m’avait pour le mois intrigué puisqu’il relevait de celui d’un écrivain célèbre prénommé Georges, femme de lettre plutôt radical-socialiste de l’époque.
    Alors la voici:
    Vous êtes ce qui est habituellement appelé un troll, soit une personne payé par l’Union-européenne ou par tout autre groupe de ce genre, pour l’aider ou les aider à mystifier le peuple afin que celui-ci ne rejette pas le jeu politique mis en place pour qu’il(s) perdure(nt).
    En effet, si la France quitte l’U.E.€./O.T.A.N./U.S.A., c’en est fini de l’Union-Européenne, c’est en réalité notre pays qui est maître du jeu, si il voulait bien le comprendre, au centre de cette union, la nation la plus stable, avant les pays nordiques, la plus puissante, c’est pourquoi tout est fait pour la détruire.
    Mais alors, dans ce cas, pourquoi faire ressurgir cette antédiluvienne thèse des races humaines et cet embrouillamini au sujet de race blanche, comme disiez-vous (?), l’antiracisme qui serait un racisme contre les blancs et de l’antisémitisme, ainsi pouvons-nous voir que les États-Unis de type Bush sont passés par là?
    Donc, pourquoi faire ressurgir ce qui, depuis plus d’un siècle, a été progressivement écarté (le coup de Monsieur Poutine était bien joué, j’ai failli m’y laisser prendre, je ne pense pas qu’il approuverait vos propos, Hitler a largement suffi aux russes)?
    Tout simplement pour que Madame Le Pen soit élu aux prochaines élections de 2017 puisqu’elle n’est plus, désormais, que le dernier rempart de l’Union-Européenne contre la détestation du peuple français de tout ce que cette union représente.
    Vous faites une pub déguisée pour elle, chapeau, l’artiste, mais avec moi, de type de bidouillage, ça ne prend pas!
    Ah mon gaillard,en plus, vous êtes faits comme un rat, nous vous tenons!
    Sinon, j’espère que la paye est bonne et la cantine pas trop mauvaise…

    Hors de tout cela, il est possible que quelqu’un là-bas ait lu de mes textes et s’en soit inspiré.
    Or, et c’est là que ça devient piquant, une idée comme celle de la rétrogression, tentant de coller au mieux avec l’actualité et le proche futur, ce que je nomme la prédictivité, ne doit pas être instrumentalisé sans prudence, cette dernière devant s’établir sur un socle historique solide, une non-ingérence idéologique et donc une prudence et un contrôle des propos tenus.
    D’autant plus quand nous approchons de cette catastrophe, là d’une faillite universelle, ce que, d’une manière ou d’une autre, consciemment ou non, chacun au fond de lui sait que nous en arrivons en son début (en vrai, nous sommes en plein dedans, enfin, bref).
    Cela parce que ça peut exciter d’autres processus historiques, en accélérer leur développement, leur faire prendre rapidement de l’ampleur, comme, ici, le retour du bonapartisme (gaullien) tel que l’U.P.R. et du républicanisme comme le M’P.E.P. ou le Parti de Gauche quand Monsieur Mélenchon aura résolu ses graves questions d’intendances, ces deux mouvements, deux passions que l’U.E. craint vraiment et est psychologiquement largement majoritaire en France.
    Il ne faut plus que peu pour que ceux-ci se réanime, un petit peu grâce à vous et vos semblables.
    Voyez-vous, cher Monsieur, je suis un intuitif analytique, ce qui veut dire que je laisse facilement libre cours à mon inconscient puis analyse l’idée surgissant.
    Mais surtout, j’ai horreur des paradoxes, ce qui fait que je les réduis en les décomposant.
    Or, vos discours sont contradictoire, donnant d’abord le sentiment de soutenir Monsieur Hollande (ce que je fais mieux que vous, personne ne sais de quoi il est capable, moi si), puis nous déversant des complexes (au sens propre du terme) racialistes.
    C’est ce paradoxe là qui m’a vraiment fait comprendre qui vous êtes, et puis cette histoire de Monsieur Poutine, non mais vraiment…
    Ce mélange, pas trop mal vu, fleure bon le publicitaire et/ou le commercial: agiter l’inconscient des gens est leur bouleau, non?
    Vous avez dû en compulser des sources, des textes, lire, peut-être quelques bouquins historiques, mais vous et ceux avec qui vous travaillez n’avez pas totalement saisi la puissance de certains concepts, pas du tout, même.
    Là où ça devient marrant, mais de ça les publicitaires semblent l’avoir compris, c’est qu’une collectivité, une population, un peuple tend à générer, au bout d’un certain temps, un rejet et une compréhension inconscient des manipulations, ici économique et idéologiques.
    Pour tout vous dire, j’aime quand ce type de récupération se retourne contre ceux qui ainsi l’utilise.
    En fait, Monsieur, vous travaillez contre votre propre pays et contre votre propre civilisation.
    Je ne dirais pas traitre, mais bon, tout de même…… Il y en a eu d’autres……
    Y’a pas à dire, mais moi, je rigole bien, et vous?

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    • @Theuric :
      Lorsque j’ai lu que j’étais un troll payé pour publier mes commentaires ici, j’ai pratiquement été certain que vous étiez fou.
      En fait, je ne crois pas que vous soyez fou, mais vous êtes juste le représentant ici du petit peuple parano d’internet, dans un monde où on a toutes les raisons d’être parano.
      Il y a maintenant des atler-parano comme il existe des alter-mondialistes et vous en êtes le représentant dans ce monde internet ou n’importe qui peut prétendre détenir la vérité, qu’elle soit religieuse, politique, géopolitique ou même extraterrestre.

      – Pour de véritables analyses géopolitiques sur le Moyen-Orient lisez Guy Millière.
      – Pour des analyses sur le socialisme lisez le livre que Poutine fit envoyer à toute l’administration politique et militaire de Russie : « La philosophie de l’inégalité » de Nicolas Berdiaev.
      – Pour une analyse factuelle de la question extraterrestre, je pense que vous deviendriez encore plus parano, alors je ne préfère pas vous conseiller la moindre étude sur le sujet.

      Bonne continuation

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      • Je remarque en analysant vos commentaires que vous utilisez les techniques suivantes pour tenter de discréditer les opinions défendues ici :
        1) Rhétorique
        2) Attaques ad-hominem
        3) Brouillage par introduction de débats sans rapport avec le sujet
        4) Tentatives de manipulations à travers des citations de « véritables » travaux sur les différents points évoqués ici pour orienter le lecteur dans votre direction
        En effet, d’une manière générale, personne ne conteste qu’un discours rationnel et bien maitrisé s’exprime d’une manière concise, hors vos propos sont volontairement (?) verbeux et limite logorrhéique 1).
        Ensuite, vous employez des termes tels que « vous êtes fou », « vous…le petit peuple parano d’Internet », « endoctrinés », « Crédule », etc…2)
        L’introduction ici de la problématique extra-terrestre ou d’un pseudo débat sur les races sont des exemples types de tentatives d’emmener le lecteur sur des impasses intellectuelles et autres idées farfelues (« …le but est d’instaurer une théocratie extra-terrestre… »), donc de brouiller la sémiologie de vos réponses 3) afin semble t’il de tenter de faire passer des idées réactionnaires défendues par les néo-cons américains Bushistes 4).
        Un rapide regard sur les travaux de Guy Millière montre que ce dernier est un exemple type de néo-cons radical (même s’il s’agit d’une tautologie), qui défend ostensiblement le camp sunnite/Wahabite/Bushiste et qui diabolise le camp Chiite/Irano-Russe, un exemple parfait de partialité.
        En conclusion provisoire, la proposition de Theuric sur votre nature de Troll -peut être salarié par un organisme de propagande quelconque- reste pour moi une hypothèse de travail valable. Le contraire restant à démontrer et pas seulement à travers l’utilisation de termes tels que « vous êtes fou », « vous êtes parano ».et sans doute bientôt « vous êtes un adepte de la théorie du complot ».
        Nota 1 : j’ai particulièrement apprécié votre évocation d’une « analyse factuelle de la question extraterrestre », car s’il est bien un sujet où l’on ne sait quasiment rien, c’est bien celui-ci !
        Nota 2 : je ne vous ai pas modéré jusqu’ici car je considère que le fait de prendre le temps de vous lire et de vous répondre est une expérience roborative.

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      • @ Sand Pour une analyse factuelle de la question extraterrestre, je pense que vous devriez aller sur le site de j p petit ; des notions de sciences pointues vous seront nécessaires comme les univers jumeaux , la MHD les équations de Mach , des notions sur les plasmas ,les lois vectorielles de LAPLACE où VOUS APPRENDREZ QUE LA Terre est visitée depuis de siècles sinon des millénaires par des extra terrestres ; von braun , NAZI exfiltré vers les usa en sept 1945 ,le directeur de la NASA pour les programmes Apollo témoigna de sa visite sur le site de Roswell et confirme bien l’existence d’ ET à peau de lézard , von braun en donne même une image , il dit « comme les serpents » fréquents dans cette zone ; vous feriez mieux donc de vous informer au lieu de vouloir tout retourner d’un revers de la main vous n’avez pas la science infuse ..

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  16. @Zevengeur :

    Je regrette la tournure que prend nos échanges. Je crois sincèrement que vous démontrez votre sectarisme, votre ostracisme et votre parano. Vos injures (« néo-con » etc.), vos menaces de censure et votre refus d’étudier les faits que je vous présente (vous jugez les travaux de Guy Millière, mais vous dites avoir à peine parcouru ses écrits !) sont indignes d’un débat ou d’échanges humains.
    Ce sectarisme rend impossible la démocratie et les relents socialistes ou marxistes de votre atavisme son évidents non sur la forme, mais sur le fond.
    Cela ne me coûte rien à moi, mais cela vous empêche vous d’accéder à de nouvelles informations et à de nouvelles découvertes.
    Si j’ai choisi d’intervenir en commentaires c’est par libre pensée pour sortir de ma zone de confort et pour m’ouvrir aux arguments de ceux qui dans leurs sectes mentales s’enferment dans des idéologies qui construisent des bouc-émissaires à tous leurs malheurs ou à ceux du monde. Les USA son votre bouc-émissaire.
    C’est le système universitaire français, fermé sur lui-même, qui produit le type d’idéologie qui est la votre ici et le type de parano qui est la votre. Vous êtes si peu habitué à la contradiction des idées, qu’il suffit d’une personne aux idées différentes pour qu’elle soit accusée d’être un troll payé par les USA ! Oui, là de telles accusations sont de la folie. A moins qu’une telle accusation ne soit calculée et qu’elle ne soit qu’une stratégie marxiste pour discréditer et censurer ceux qui n’adhèrent pas à l’internationale idéologie contre les USA !

    J’ai pris connaissance de votre article suite à sa citation par Jean-pierre Petit.
    Jean-pierre Petit est aussi fou ou parano que vous et comme vous il est incroyablement crédule. Mais à la différence de vous il publie lui des travaux scientifiques dont la valeur est inestimable pour l’espèce humaine.

    Et contrairement à vous, moi et Jean-pierre Petit nous avons déjà rencontré des extraterrestres ou des entités exogènes d’origine inconnue. C’est là peut-être que votre sectarisme vous fait passer à côté de faits nouveaux ou de preuves nouvelles pour votre propre découverte.

    C’est là peut-être que votre parano et votre sectarisme vous font manquer des preuves.

    Bonne continuation.

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  17. Vous soupçonnez vos contradicteurs d’être payés par l’occident, on pourrait vous renvoyer la balle en vous soupçonnant d’être payé par la Russie.

    Vos références, comme Meyssan ou Chauprade, en disent long sur vos orientations…

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    • Soyons précis, j’ai dit que l’hypothèse de Theuric est une hypothèse de travail valable, car comment expliquer tout ce temps passé à contre-argumenter contre l’article ci-dessus. En toute logique, lorsque l’on tombe sur un site à 180 degrés de ses aspirations, on va voir ailleurs. On sait très bien que dans le cas contraire, une infinité de commentaires et de contres-commentaires finit immanquablement en point Godwin.
      Ensuite, si vous citez sélectivement certaines de mes sources, soyez complet et ajouter ceux qui ne peuvent être taxés de complaisance russophile :
      – Todd
      – Chevènement
      – Jorion
      – Sannat
      – Sapir (spécialiste de la Russie)

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  18. En soit, Monsieur Sand, je n’ai absolument rien à reprocher au États-Unis-d’Amérique, si vous m’aviez bien lu vous auriez fort bien compris que, considérant ce pays comme étant un empire dominant, entre autre, l’Europe, il agit en tant que tel, comme le fit tous les autres empires de part l’histoire.
    Pourquoi voudriez-vous ainsi que je le haïsse?
    Et je ne vois toujours pas ce qui pourrait, en cela, vous gêner, vous qui l’adorez tant, ou alors de vouloir cacher, peut être à vous-même, sa puissance mondialiste devenue déclinante et ainsi de dissimiler je ne saurais quelle poussière sous je ne saurais quel tapis.
    Ainsi, que celui-ci agisse en tant que tel ne m’est que pour moi d’une logique des plus évidentes, contrairement à ce que vous laissez entendre.
    Quand aux actions de son gouvernement, c’est faire preuve d’une grande ignorance politique que de ne pas savoir que, comme il le fut dit par le passé, les états sont des monstres froids, et j’y rajouterais: calculateurs!
    Mais, et de ce fait, si je peux avoir quelques irritations et humeurs en qui et quoi que ce soit, ce ne peut qu’être qu’à l’endroit de tous ceux qui, en France, en Europe et ailleurs, d’une manière ou d’une autre, le portent continuellement aux nues, de ceux que je nomme, par dérision, eurolâtre et américanolâtre, dont, me semble-t-il, vous êtes.
    Là, cela va de soit, que vous vous sentiez piqué au vif de mes diatribes passées ne peut qu’être que du plus parfait des naturels, et le contraire, de plus, aurait sans aucun doute signé la réalité de votre appartenance à quelques officines européennes et/ou étasuniennes préparant la prise de pouvoir, en France, de Madame Le Pen et de son parti politique, à la magistrature suprême.
    Mais, si, une fois encore, vous vous étiez appliqué à lire mes textes, vous auriez saisi que j’avais porté deux hypothèses essayant de définir au mieux vos prises de positions, ces deux hypothèses pouvant très bien se compléter l’une l’autre:
    -la première faisait état d’un processus historique que j’appelle une rétrogression historique montrant que les idées que vous professez ici sont en tous points semblables à ceux qui avaient cours tout au long du XIX° siècle, amour de la puissance U.S. mise à part, bien qu’il soit évident qu’une portion des élites françaises aient, dès le milieu de ce siècle là et jusqu’à aujourd’hui, eu une appétence prononcée pour des pays tiers, soit pour la Grande-Bretagne, soit pour la Germanie;
    -la seconde, qui est la cause de vos réactions et celle, par ricochet, de ce commentaire, laissant entrevoir la forte probabilité que vous soyez un mercenaire à la solde de je ne saurais dire quelle officine pro-Union-Européenne, ce qui est communément désigné sous le sobriquet de troll.
    D’autres hypothèses peuvent être envisager à votre endroit mais ces deux là ne peuvent que conserver toutes leurs vigueurs.
    D’ailleurs, le simple fait que vous vous acharniez de la sorte à blanchir l’empire U.S. de toutes malséances que ce soient ne peut, à mes yeux, que d’accentuer le fait de vous suspecter de trollisme, qui n’est, après tout, que la réaction logique d’un système économico-politique néolibéral et d’une nation impériale, les U.S.A., au bord de leur disparition, donc au devant d’un danger mortel et pour tout dire à l’agonie.
    Votre tendance à une outrance politique archaïque ne peut que m’être, une fois encore, logique, tout comme peut ne m’être que logique votre défense bec et ongle du sionisme et d’un rejet de l’Islam ainsi que des arabes, même si je ne sais pas si vous savez faire la distinction entre les deux, ceci en raison de votre amour inconditionnel déclaré pour les U.S.A..
    J’ai, pour ma part, une grande liberté de parole au sujet de ce sionisme puisque étant moi-même juif, athée au demeurant, fait qu’un grand nombre de gens semble ignoré.
    Là encore, je ne suis en rien pour ou contre le sionisme, ni contre Israël, il est juste à remarquer que, pour le premier, ce fut une philosophie politique qui, en ses début, fut d’une gauche résolument radicale athée qui, maintenant, en représente l’aile la plus à droite du pays très fortement teintée de religiosité.
    Et que, pour le second, la crue réalité géostratégique du simple fait de son emplacement géographique, aux portes du canal de Suez, fait qu’il doive impérativement régler ses difficultés d’avec le peuple palestinien aux risques, sinon, que dans un temps plus ou moins long, d’autres pays ne viennent, de toute l’hypocrisie voulue, le régler à sa place, avec ce que cela peut comporter, pour lui et le peuple juif, comme moult périls.
    Là encore, si j’ai de l’irritation ce n’est qu’en raison des menaces que la politique israélienne fait peser au-dessus de ma tête et rien d’autre, qui en effet parle du réel génocide papou?
    Je passe rapidement sur votre définition de la race, j’avoue que faire la part, comme vous le fîtes, entre la race des femmes et celle des hommes nous fit montre d’une dimension dans votre égarement scientiste rarement égalé, digne, en tous points, des talibans afghans des années 2 000 tels qu’ils nous furent décrits maintes fois.
    Enfin, pour achever ce long texte en réponse de vos divers commentaires, je ne peux pas ne pas me pencher sur vos présupposés idéologiques sur la politique menée en France et, dès lors, en Union-Européenne et donc dans les États-Unis-d’Amérique, puisque rappelons-le, nous sommes, de fait, sous son joug, et, dès lors, nos élites et une large part de la population ne peuvent pas ne pas singer leurs maîtres, réflexes historiques habituels lorsque de tels situations se font montres.
    (Il est d’ailleurs remarquable de constater combien vos discours, reproduisant à s’y méprendre ceux de deux siècles passés en France et en Europe, imitent tout autant ceux qui ont cours dans les droites extrêmes outre-atlantiques, ce fait, ce lien, se devrait d’être étudié avec toute la précision qu’il sied aux historiens sérieux.)
    Ainsi, de dire marxiste le gouvernement actuel c’est faire preuve d’une inculture politique majeur, ne vous en faites pas, le même manque ne peut que se constater chez nos journalistes et commentateurs médiatiques officiels lorsqu’ils définissent comme radicaux les partis politiques européens à peine sociaux-démocrates comme le sont Podémos, le Front-de-Gauche ou Syriza (bien que le Parti-de-Gauche puisse devenir d’une autre nature dans le futur).
    J’ai, quand à moi, baigné dans une culture communiste et je sais, de ce fait, de quoi je parle (et n’allez pas dire que ce serait pour cette raison que j’écris cela, ce serait une nouvelle bouffonnerie de votre part).
    La politique menée par notre gouvernement ne peut que rien avoir à voir avec ce que peut être le marxisme et le communisme, et encore une fois vous confondez avec ingénuité, pour ne pas dire ignorance, ces deux conceptions politiques.
    Où se trouvent donc, en effet, la nationalisation de nos banques, de nos assurances, le contrôle culturel et industriel d’état, la main-mise de ce même état sur les médiats, quand nous savons que quasiment l’ensemble de ce que je viens de citer se trouvent, d’une manière ou d’une autre, sous l’emprise de la haute finance…?
    Où se trouve l’emploi à vie, le prix des marchandises marquée sur le produit même, sur le savon, par exemple…?
    Où se trouve l’interdiction de toutes concurrence industrielle, de l’interdiction de toute externalisation et expatriation des entreprises, des prêts à vie à zéro pourcent d’intérêt pour les particuliers, enfin, bref, montrez moi donc où se trouve une politique telle qu’elle fut menée dans ce qui fut l’U.R.S.S. et dans les pays de l’est jusqu’aux années 90…?
    Alors, de deux choses l’une, soit vous êtes quelqu’un qui sut trouver une réponse simpliste à vos difficultés et/ou à vos colères sociales en ayant été, d’une manière ou d’une autre, manipulé par cet empire U.S. puis, dès-lors, en se croyant faire parti des tea-partys et/ou en ayant suivit le fil historique de notre époque en subissant ce retour en arrière anthropologique que je nomme une rétrogression historique.
    Soit vous êtes un intervenant sur internet, un mercenaire plus ou moins bien payé, pour aider la même haute finance, l’Union-européenne et les États-Unis-d’Amérique à la mettre Madame Le Pen au pouvoir en tant que présidente de la république française, ceci pour que puisse survivre encore un peu notre ploutocratie nationale et internationale, l’union et notre maître à tous, j’ai-nommé les U.S.A..
    Quand à me dire fou, la question de savoir si vous ne projetteriez pas sur moi la compréhension inconsciente que vous avez de vous-même ne serait pas la cause de cette petite injure qui, ma foi, ne peut qu’avoir que cette importance là, petite par l’injure, grande par le sens que cela donne à vos propos et à ce que vous êtes vous-même, ainsi que sont vos semblables…

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  19. Bonjour et avant toute chose merci à l’auteur de cet article,
    Il n’y a pas plus aveugle qu’un lobotomisé qui ne veut voir l’évidence,
    les usa depuis leurs création et le génocide indien sont le gros problème pour l’humanité,
    avec la religion qui divise et met une camisole aux consciences, avec les idéologies tout aussi pernicieuses car tant que l’on n’aura pas vécu intérieurement ses pensées l’on n’arrivera à rien de constructif !
    En notre monde totalement orwellien comment s’étonner de lire de tels propos sophistiques de la part du sieur sand, qui aurait du prendre le pseudo de jourdain.
    Ne nous étonnons pas si l’humanité est dans un tel état de déréliction et de néantisation, le monde physique qui est régi par les particules élémentaires créatrices de réalité obéit à un principe simple, le bien, l’amour, et il se trouve une petite élite dans les coulisses qui pervertit tout et toute chose avec sa colossale fortune acquise indûment,
    Aidons nous et nos particules élémentaires se chargeront du reste,

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  20. Quel génocide indien ? J’ai étudié l’histoire des indiens lorsque j’étais au Canada, j’ai même rencontré des indiens et j’ai passé du temps dans des territoires indiens. Ce qu’on peut raconter en Europe sur les indiens est vraiment une salissure de la vérité.
    C’est aussi gros que si on disait que les français on conquis la Bretagne par le génocide des bretons.
    Les indiens n’était qu’une variable résiduelle dans l’équation géopolitique de la construction des USA. Tous étaient en guerre contre tous et les indiens pas moins que d’autres.
    Les français en guerre contre les anglais, les Etats en guerre contre l’Angleterre puis en guerre contre Washington et les indiens en guerre contre tout le monde.
    La Nouvelle Orléans avant la fondation de la Louisiane a même été le théâtre d’une guerre de bataillons simultanée entre indiens, français, anglais, les habitants locaux et Boston (qui était la capitale).
    Les indiens ne subirent pas de génocide puisqu’il n’y avait aucun état vraiment structuré pour pouvoir faire cela, puisque tous étaient en guerre contre tous et parce qu’il n’y avait pas les indiens face aux USA, mais les indiens face à des dizaines de puissances et d’intérêts divers.
    La grippe et les maladies importées d’Europe furent à l’origine de l’essentiel des morts d’indiens.
    Cette croyance qu’il y eu un génocide des indiens en Amérique prouve que l’histoire est un outil de propagande politique.
    Les progressistes sont ceux qui ont colporté cette légende du génocide des indiens pour nuire à ce que représentent les USA (le capitalisme, le conservatisme). C’est une volonté de mentir sur les faits pour salir l’image des USA et atteindre ainsi ce qu’ils représentent par association d’idée.
    Le but des progressistes en propageant cette légende du génocide indien, c’est de faire croire que capitalisme=génocide et christianisme=génocide.
    C’est l’exercice auquel vous vous livrez dans cet article à tous les niveaux.
    Tout ce que vous dites est pareil. Les preuves sont remplacées par des croyances et les preuves qui vous contredisent ne sont pas présentées.
    Je trouve que c’est léger de botter en touche lorsque quelqu’un vous parle de l’attentat de Smolensk par Poutine et lorsque des preuves contradictoires vous sont présentées sur tout plein de sujets pour contredire votre vision centrée contre les USA.
    Il y a des choses bien dites dans les commentaires.
    Vous alimentez vos croyances en vous montant le bourrichon.

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    • Il est exact que le terme de génocide au sujet de l’éradication des indiens est sujet à controverse, en effet il n’est pas évident qu’il y eut une volonté d’un état d’éradiquer ce peuple, d’autant que les massacres ont commencé sous la bannière britannique, car antérieurement à la guerre d’indépendance.
      Les responsables sont ils les britanniques ou les États-uniens ?

      Cependant, dire que tout le monde était en guerre avec tout le monde, y compris les indiens, est un peu réducteur. En effet, les indiens en tant qu’habitants autochtones des terres d’Amérique avant l’arrivée des colons en étaient les propriétaires légitimes. Ensuite, leur population estimée entre 2 et 4 millions à l’origine (au début de la colonisation) fut réduite à environ 200 000 individus au début du 20ième siècle.
      On ne peut tout de même pas prétendre qu’il ne s’est rien passé entre temps !!

      Puis, pour la remarque suivante :
      « C’est l’exercice auquel vous vous livrez dans cet article à tous les niveaux.
      Tout ce que vous dites est pareil. Les preuves sont remplacées par des croyances et les preuves qui vous contredisent ne sont pas présentées. »
      1) vous faites l’amalgame entre le commentaire de P. Sanchez et l’article, je n’ai pas parlé des indiens
      2) Je vous invite, à l’instar de ceux qui contestent mon article « d’un revers de main » à écrire votre propre contre-article sur votre site, en sourçant soigneusement comme je l’ai fait toutes les informations de base ayant servi à la rédaction de ce dernier. Le cas échéant, on pourra en reparler.

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  21. Pour un débat, c’est un débat !
    Je me contenterai de donner les titres de livres très intéressants : Le grand échiquier (Zbigniew Brzezinski ) et un second : Histoire secrète de l’oligarchie anglo-aéricaine (Carroll Quigley : le livre a été édité après la mort de ce dernier suivant son désir )

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  22. Les réflexions géopolitiques m’amusent beaucoup, pour moi elles sont assez simple à percevoir.
    Il ne suffit que de regarder une carte du monde, de connaître bon an mal an l’histoire de tel ou tel pays et peuple, de savoir ce qu’il s’y dit et se passe, pour comprendre les dynamiques présentes et futures.
    D’autant plus que nous pouvons percevoir qu’actuellement le retour du fait politique se fait au même rythme que s’effondre l’économie mondialisée, notre conversation actuelle en atteste.
    Ainsi, les questions énergétiques sont bien évidemment incontournables au Proche et Moyen-Orient, mais le passage maritime de l’Atlantique au Pacifique par le canal de Suez et le détroit de Gibraltar l’est plus encore.
    De fait et en prenant cela en compte, en considérant, de plus, l’existence du canal de Panama, il devient évident qu’un arc composé de tout le versant nord de la mer Méditerranée, soit les pays sud-européens, plus le Royaume-Unis et, de ce fait, l’Irlande, se retrouve dans une position géostratégique de première importance, c’est ce que j’appelle l’arc atlantico-méditerranéen.
    Ceci sans exclure les pays du Maghreb qui se trouvent dans une situation similaire avec, de plus, cette longue mer de sable saharienne à leur sud qui, de l’est à l’ouest, peut être le nid de déstabilisation majeur, comme nous avons pu le voir au Mali.
    Pourquoi?
    Produire et recevoir des carburants, c’est bien, pouvoir acheminer au mieux les produits commerciaux, dont ces mêmes carburants, c’est, et de beaucoup, bien mieux.
    Pouvoir, de plus, déplacer rapidement, suivant les nécessités, les puissances militaires de l’un à l’autre de ces deux océans majeurs ne peut qu’être, pour tout pays, que d’une importance vitale puisque, jusqu’à présent, les forces maritimes restent et sont d’une importance première pour toutes projections, en complément des forces aériennes et terrestres.
    La Chine ne s’y est pas trompée qui a acheté un port grec, l’une de ces multiple trahison de l’Union-Européenne et de ses factotums, personnellement je n’ai rien non plus contre la Chine mais cela affaiblit de facto une position stratégique européenne déjà en situation débilitante.
    Merci les ploutocrates!
    Mais, pour la Grande-Bretagne et la France, se pose aussi la question des iles de l’archipel des Antilles avec, en face, le canal de Panama.
    Là encore, nous pouvons en voir un exemple de par les événements cubains, avec, dans un premier temps, le rachat par la Russie d’une grande partie de la dette de ce pays en échange de l’usage d’un ou de deux de ses ports (je ne me souviens plus vraiment du nombre), suivit du rapprochement des U.S.A. d’avec Cuba.
    Pour la France et l’Espagne, pour le Royaume-Uni c’est plus complexe, bien que…, leurs importances géostratégiques sont désormais devenues centrales en raison de leurs possessions multiples dans les mers du globe, quand à la Grande-Bretagne, ses liens d’avec les pays du Commonwealth, même très étirés, la place toujours dans une situation d’importance.
    L’explosion des U.S.A. sous une forme ou une autre, ce n’est pas que je le souhaite mais cela me semble logique au vu des nombreuses tensions et contradictions qui y existent, ne pourra que rendre nécessaire autant une monté en puissance de cet arc atlantico-méditerranéen, qu’une réindustrialisation rapide des pays le composant.
    Cela, bien évidemment, ne pouvant se faire qu’après la disparition définitive d’une Union-européenne déjà en voie d’éclatement, la Grèce, la Pologne, la Hongrie et maintenant l’Italie y pourvoient déjà, l’Angleterre et la France suivront bientôt, le temps que les U.S.A. disparaissent, ou peut être bien avant, qui sait…..

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  23. Pingback: L’Orient expliqué à Hollande, Fabius et autres imposteurs qui nous gouvernent | APPEL DE GENÈVE II

  24. Pingback: La géopolitique du Proche-Orient expliquée à Hollande, Fabius et autres imposteurs qui nous gouvernent | La paix mondiale menacée

  25. Après avoir parcouru l’ensemble de l’article et des commentaires, et survolé ceux qui dérapent sur des noms d’oiseaux, il faut se rendre à une évidence incontournable : la politique et encore plus la géopolitique, peut donner jour à n’importe quelle interprétation, tout comme les statistiques. Par exemple, on peut très bien plonger la jambe gauche d’une personne dans de l’eau glacée et la droite dans de l’eau à plus 80°C et prétendre qu’il ne lui arrivera rien de fâcheux, puisque la résultante moyenne en terme de température se situe à 40°…..
    Si l’article de base semble à priori donner une analyse assez « réaliste » de la situation actuelle, il n’en demeure pas moins qu’il me semble faire la part un peu trop belle à la Russie de Poutine.
    Ce dernier n’est pas plus un enfant de chœur que ne l’étaient Khrouchtchev ou Brejnev du temps de l’URSS, dont la Russie actuelle est le « résidu ». La Russie est, et très exactement au même titre que les USA, !!! un Etat IMPERIALISTE. Les deux sont à mettre au même niveau à ce point de vue. Ce qui les intéresse tous les deux, ce sont leurs ressources, et leur hégémonie à étendre si possible au niveau mondial. Point à la ligne.
    Toute autre considération relève de l’enfantillage.
    La troisième guerre mondiale a commencée le jour même de la signature de l’armistice de la deuxième en 1945.
    En Syrie, nous assistons à un affrontement de plus, plus ou moins « direct » entre ces deux colosses aux pieds d’argile, puisque les USA sont effectivement en faillite financière (non déclarée, quoique de plus en plus évidente même dans les médias « aux ordres »), le US$ ne valant même plus la valeur du papier sur lequel il est imprimé, et « l’économie » de la Russie repose en très grande partie sur leur exportation de gaz qu’il vendaient jusqu’ici en US$, ainsi que l’économie plus ou moins souterraine, elle aussi en US$. Ce qui rendaient les Russes « dépendants » financièrement des américains puisque le dollar US était l’étalon. Cet aspect est en train de changer avec l’émergence des BRICS.
    L’Europe (fabrication américaine avec la complicité implicite de l’ex URSS) se trouve assise entre ces deux chaises. Ne pas oublier que pour les USA comme l’URSS, il est préférable d’avoir UN SEUL interlocuteur (l’Europe) qu’une multitude de « petits » Etats qui passent leur temps à se chercher des poux…. beaucoup plus facilement contrôlable, voir « anexable »…. Pour l’Europe, une « alliance » avec l’un ou l’autre revient de TOUTES FAÇONS à se vassaliser. Elle (l’Europe) n’a pas plus de chance de survie à plus ou moins court ou moyen terme que les deux « super-puissances » (qui sont puissants uniquement par leurs moyens guerriers vu les budgets énormes qu’ils y consacrent).
    Le « jeu du chat et de la souris » entre les deux « blocs » toujours présents n’est de loin pas fini et risque à tout moment de dégénérer en vraie guerre mondiale ouverte, le jour où les « soupapes » de sécurité moyen-orientales n’existeraient plus. Si l’on enlève à deux adversaires les raisons de se chamailler, il finiront par se disputer pour de bon.
    Et là, vu les moyens de destruction dont disposent ces énergumènes (je parle des dirigeants qui pourraient déclencher un cataclysme) je ne donne pas cher de la race humaine qui risque de disparaître corps et âmes du jour au lendemain, comme les dinosaures …….. avec tout ce qui l’entoure y compris notre planète…..

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    • Je suis assez d’accord avec votre commentaire à quelques points près.
      En effet, mon article n’a pas pour but de faire le prosélytisme de Poutine mais -entre autres- de remettre les pendules à l’heure par rapport au « Poutine bashing » systématique et gratuit des médias mainstream.
      Lorsque vous mettez les USA et la Russie dans le même panier impérialistes, les faits démontrent exactement le contraire.
      En effet, ce qui pouvait être relativement exact pour l’URSS ne l’est plus aujourd’hui pour la Russie post-soviétique.
      En effet, la situation là bas est voisine de la notre sous la 3e république, le pays a une constitution à l’occidentale, des élections régulières ont lieu et Poutine est réellement populaire dans son pays.
      Le niveau de vie a été multiplié par 4 depuis qu’il est au pouvoir.
      Voir le livre de Ivan Blot « La Russie de Poutine »

      Par ailleurs, regarder d’autres faits :
      – le nombre et la répartition des bases militaires US dans le monde (à comparer avec les Russes)
      – le nombre de pays détruits militairement par les USA et leurs affidés (Vietnam, Cambodge, Irak, Libye, …) et coté Russe ? AUCUN !
      Les Russes ont une stratégie défensive, ils ne veulent pas qu’on vienne les « emmerder » chez eux comme par exemple en Ukraine, pays frontalier de la Russie où on trouve une majorité de Russes à l’est.
      Les USA ont vassalisé l’Europe à travers l’U.E. et l’OTAN, cette dernière n’a plus de politique étrangère lui appartenant (pour défendre ses intérêts), même la France se cale sur la politique US depuis 2007.
      En Syrie et en Ukraine, les Russes défendent leurs intérêts avec en prime le respect du droit international.

      Conclusion : on veut nous faire croire que la Russie et l’URSS c’est quasiment la même chose, alors qu’en fait c’est archi faux.
      Qui plus est Poutine aurait voulu se rapprocher de l’Europe de l’ouest, mais il s’est fait rejeter sous l’influence américaine. Sans parler des sanctions absolument injustes et reposant sur du vide.

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    • Monsieur Buob,
      Il est pour le moins tentant de mettre dos à dos U.S.A., Russie, c’est, en effet, un moyen élégant, pour un libre penseur, d’essayer de contrebalancer les pressions médiatiques incessants pesant sur cette dernière, ceci en relevant en même temps les nombreuses contradictions de ces mêmes médiats, tout en conservant une réflexion sur la position de la France.
      Parce que, de ce que j’ai pu lire dans votre commentaire pose la condition de notre pays dans cette confrontation entre ce que fut d’antan deux géants, sortis désormais de leur condition impériale (même si, par habitude, nous continuons de considérer les Amérique comme l’empire ultime, sotte rêvasserie nous conduisant droit à toutes les trahisons, dont celles envers nos plus pauvres et plus fragiles ainsi qu’envers des pays qui, en réalité, ne peuvent qu’être nos alliés naturels).
      Alors, nous pourrions ainsi nous demander si les russes désireraient à ce point recomposer et dominer l’Union-européenne déjà moribonde, eux qui, pendant des décennies, sous l’égide de l’U.R.S.S., furent de nombreuses fois à la limite de la déstabilisation à cause de ses nations dominées (Hongrie, Tchécoslovaquie, D.D.R., Pologne, Yougoslavie…), jusqu’à l’ultime, en Allemagne.
      D’ailleurs, nous retrouvons les mêmes pays déstabilisateurs, Hongrie, Pologne, Serbie, Croatie, …sans compter ceux des Balkans qui, je vous le rappelle, furent à l’origine de la guerre 14/18, et qui, de la Grèce à la Bulgarie, se retrouvent encore une fois au centre de toutes les instabilités européenne.
      Sauf à être particulièrement masochiste ou stupide, la Russie ne fera jamais ce choix là, tout au contraire, il est bien plus sain de s’allier avec des états souverains et puissant qu’avec des larbins s’affolant et faisant n’importe quoi dès que le maître s’affaiblit.
      Même si un empire entraine toujours ses possessions dans sa chute, le contraire est tout aussi vrai.
      Mais il est vrai qu’une certaine proportion de gens aimerait, au vu de la décrépitude U.S. en cours, que la Russie reprenne les rênes d’une U.E. perdant son maître, c’est de cela que les russes ne veulent pas.
      Sinon, la Russie de Poutine représente ce qui fera notre proche futur, soit un effondrement idéologique total d’ores et déjà présent et ne pouvant que s’accentuer au même rythme que l’économie monde et le dogme néolibéral s’écroule.
      En effet, après la disparition du Communisme et de la sociale-démocratie, tentant trop tard tous deux de se rénover, c’est bien le libéralisme économico-politique capitaliste qui, sous sa forme caricaturale du néolibéralisme, est en train, sous nos yeux, de partir en fumée.
      Que je vous dise, le véritable respect que je porte à Monsieur Poutine c’est qu’il est l’un des rares à être un réel chef d’état, le reste n’étant que ses prises de positions, discours et décisions dus aux intérêts propres à la Russie, ce qui est normal.
      Ce qui n’est pas normal c’est qu’un chef d’état et/ou de gouvernement agisse à l’encontre des intérêts de sont pays, de sa nation, de son peuple, quel qu’en soit les raisons!
      Comment considérer un responsable politique qui agit ainsi, soit non pas pour les intérêts bien compris du pays qu’il gouverne, mais pour des intérêts autres, pays ou forces sociales, comme il peut en être des puissances monétaires?
      Poser la question ne serait-ce pas déjà y répondre?

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      • Entièrement d’accord avec votre commentaire.
        De plus, il est insupportable de constater que notre président défend les intérêts d’un pays étranger au détriment des nôtres. Ce comportement a un nom : « haute trahison », son prédécesseur était dans le même registre.
        De plus, un axe France/Allemagne/Russie à égalité (sans rapports de vassalisation) me semble le pus judicieux pour défendre les intérêts de chacun. Avec un De Gaulle, cela serait réalisé depuis belle lurette.
        Même si les américains feront tout pour que cela n’arrive pas, je suis certain que c’est le sens de l’histoire.

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      • @theuric
        Vous dites que les USA et l’actuelle Russie ne sont plus des puissances impérialistes….. Permettez-moi d’en douter :
        Pour ce qui est de la Russie, c’est oublier un peu vite « l’épisode » Cubain par exemple, l’Allemagne de l’Est, tous les pays dEurope centrale, qui ont vécu sous le giron et l’idéologie soviétique, et pour ce qui est des USA, vous rappelez à juste titre le nombre impressionnant de bases militaires éparpillées sur toute la planète, et qui leur facilitent les intrusions (pour ne pas dire invasions) dans les divers pays visés. La Russie et les USA se sont « partagé » leurs zones d’influences à la fin de la dernière guerre (en date…). Comment appelez-vous ça ? Pour moi ce n’est pas de l’assistanat.
        Que ce soit Obama ou Poutine, TOUT ce qu’ils font c’est dans leur intérêt à eux. Plus exactement dans l’intérêt économique de leurs divers lobbys.
        Les USA auraient voulu « occuper » la France comme ils ont occupé l’Allemagne après la guerre. De Gaulle et ses cocoricos leur est de tout temps resté en travers de la gorge. L’affaire algérienne est tombée fort à propos. A propos justement, ce sont les pays « arabes » (en tête ce qui s’appelait à l’époque la R.A.U. République Arabe Unie, soit Egypte et Syrie…. tiens -tiens…..) qui étaient les plus gros financiers du FLN rebelle algérien….. Et je ne vous apprendrais pas que surtout l(Arabie Saoudite figurait de tous temps parmi les pays que les USA brossaient dans le sens du poil….
        Tout comme aujourd’hui, après une catastrophe naturelle ou artificielle, comme à Haïti par exemple, on « s’empresse » » de dépêcher les ONG (pilotées par les gouvernements contrairement à ce que leur nom suggère) sur place sous un prétexte humanitaire, ce qui permet de prendre pied et s’incruster ensuite. Désolé, mais je n’ai jamais vu un pays « occidental » ou de « derrière l’ex rideau de fer » s’installer dans ce qu’on appelait jadis des colonies pour seulement admirer la beauté des paysages….
        Et il en a été ainsi de tous temps. Voir les Portugais, les Espagnols, les Anglais, les Français, pour ne citer que quelques pays européens….. Partout où ils ont été, ils ont cherché à s’approprier les « richesses » du lieu où ils débarquaient.
        S’imaginer que ça a changé aujourd’hui c’est être bien naïf.
        Pourquoi la France est au Mali ???? = Uranium, Areva, notre « indépendance » (la bonne blague) énergétique. Ça s’appelle de la coopération ????
        Le Moyen-Orient, y compris l’Ukraine est une poudrière à cause du pétrole et du gaz et le restera aussi longtemps que nous serons dépendants de ces énergies. Autrement tout le monde se foutrait éperdument du devenir de ces régions, dont on laisserait les belligérants s’entre-tuer gaiement sans sourciller s’il n’y avait cette dépendance. Ce qu’ils font d’ailleurs de tout temps, bornés et extrémistes comme il le sont pour la plupart.
        Dans l’autre sens, l’invasion que subit l’Europe à un rythme de plus en plus infernal, vous appellerez ça comment, une fois que les indigènes européens (nous) serons complètement débordés puis asservis par les envahisseurs ??? Ce n’est pas de l’impérialisme …. à l’envers ?
        Après l’écroulement du « bloc de l’Est » en 1989, et la faillite de l’idéologie « communiste », la même faillite de son ex opposé le pseudo-libéralisme à l’américaine vit ses derniers soubresauts.
        Toute la question est : qu’en suivra-t-il ?
        Wait and See

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    • analyse fausse : une seule puissance veut dominer la planète , c’est la city de Londres et son valet wall street ; supposer à la RUSSIE UNE VOLONTÉ SEMBLABLE est pure escroquerie que vous n’avez pas pu vous empêcher de faire par pure russophobie .

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  26. Daniel Buob,
    Retirez dents et griffes à un lion, il sera toujours lion, certes, mais vous n’aurez plus rien à craindre de lui.
    Il en est de même de tout empire.
    Alors, analysons la situation.
    Quand bien même les pays de l’union continuent, comme la France, d’obéir à Tonton Sam, autant par habitude, par la perte du savoir gouverner et décider, par la force de l’idéologie néolibérale que par la crainte, avec raison, des représailles financiers et déstabilisations politiques, le fait est là, les U.S.A. ne sont plus l’empire universel qu’ils ont pu être par le passé.
    Et si des pays comme Israël, l’Arabie-Séoudite et la Turquie tendent à prendre leur indépendance et à jouer leur propre jeu, même si il est le plus souvent stupide et contreproductif, cela ne peut que vouloir dire l’affaiblissement continuel de leur commodore.
    Il en est de même en Union-Européenne où nous pouvons voir les éternels emmerdeurs que sont la Pologne et la Hongrie tendre, pour l’instant, vers leur esquive et, à la prochaine occasion, vers leur éclipse, sinon leur fuite.
    De plus, la tendance du gouvernement étasunien à perdre le contrôle au sein même de leur administration, chacun tirant la couverture à soi suivant ses intérêts propres et/ou ses présupposés idéologiques, est le signe supplémentaire de leur désagrégation avancée, ce qui génère une anarchisation au sein de l’U.E., ce qui la fragilise d’autant.
    N’allez pas croire, la mission de Monsieur Tsipras et consorts était, non pas de sauver la Grèce mais l’Union-Européenne et l’euro, rôle désormais dévolu à Monsieur Varoufakis, ceci par les gauches européennes dites radicales (ce qui me fait bien rire ah ah ah!).
    En revanche, les actions militaires de la France au Mali étaient absolument nécessaires, il en est de même de sa participation aérienne au Proche-Orient, peut-être pour des raisons de matières premières, mais surtout pour d’évidentes questions géostratégiques, il ne suffit que de prendre une carte du monde pour le comprendre.
    Comprenez bien que, dorénavant, la mer Méditerranée est d’une importance géostratégique majeur, vitale, voire première, et qu’en ces choses jouer aux bisounours est toujours perdant, 1940 l’a démontré à ceux qui veulent bien le comprendre.
    La Russie, quand à elle, se relève à peine de dix ans d’une ruine totale précédée de deux décennies de dégradation continuelle, elle fait donc avec le peu qu’elle a en donnant le change, même si dorénavant elle se retrouve, bien malgré elle, être la première puissance militaire mondiale, ce qui donne le niveau des autres forces, dont la nôtre et celle des U.S.A..
    Mais tout ce qui lui importe pour l’instant et avec raison ce sont les mer Noire, mer Méditerranée, détroit de Gibraltar et canal de Suez, toujours pour les mêmes raisons.
    Si elle se tourne vers l’Allemagne ce n’est que pour détruire l’Union-européenne, Allemagne qui, elle, découvre à avoir plus d’intérêts avec la Russie qu’avec le reste de l’Union-Européenne qui la tire vers le fond, du-moins est-ce son sentiment (c’est elle la véritable responsable de cette situation), il y a donc là des intérêt conjoints.
    Bien sûr, les U.S.A. ne peuvent que tout faire pour éviter tout cela, aidé en cela par une gouvernance de l’Union-Européenne qui, en plus de vouloir dominer les pays de l’union dans sa prise d’indépendance du maître étasunien (paradoxe), a depuis toujours montré sa plus totale incapacité de gérer la moindre crise.
    De leur coté les U.S.A. ne peuvent pas faire grand-chose au vu de la situation financière des banques allemandes, pire, si j’ai bien compris, de celles françaises et également d’une taille systémique.
    Mais le plus amusant dans toute cette histoire c’est que toutes ces gesticulations ne font qu’accélérer la désintégration de l’économie globale en cours.
    Parce que, en vrai, c’est de cela dont il s’agit, avec, en rôle principal, les États-Unis-d’Amérique, l’Union-Européenne et son euro étant devenu, essentiellement, la région tampon protégeant le dollar des spéculations forcenées et, dès lors, les U.S.A. dans son intégrité, rien de plus.
    C’est pourquoi il fallait sauver l’U.E. et sa monnaie contre eux-mêmes en tentant de les réformer tous deux, ce qui se révèle naturellement impossible puisqu’ils sont triplement bloqués, institutionnellement, politiquement et idéologiquement.
    Ainsi pouvons-nous percevoir leur prise d’indépendance des U.S.A. lors de la crise grecque puis leur rapprochement actuel.
    Comme vous le voyez, ça part dans tous les sens en un ensemble de situations devenant incontrôlables.
    Il est à prévoir que la Pologne sera instrumentalisée pour déstabiliser l’Union-Européenne, la France aussi, qui est le nœud gordien de cette union, sans notre pays l’U.E. disparaissant, alors adieu les U.S.A..
    D’autres sujets seraient à aborder, comme l’effondrement idéologique en cours, les renversements d’alliance au Proche-Orient, la désindustrialisation mondiale, la monté en puissance des classes-moyennes intermédiaire à haute en France en raison de leur déclassement et leur début d’alliance objective d’avec les ouvriers et classe-moyenne basse…..
    Bien que pour ce dernier point je sois convaincu que ce seront, prochainement, les classes-moyennes qui remplaceront ce pouvoir économique, d’antan bourgeoisie, ensuite capitaliste et aujourd’hui néolibéral agonisant.

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  27. Dernières nouvelles :
    le Sultan Erdogan a rejoint la coalition Russo/Syrienno/Iranienne.
    http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/08/le-vaudeville-de-jarablous.html

    La Turquie fait donc maintenant partie des 3 coalitions en présence !
    Avec une telle stratégie, Erdogan est certain de se retrouver du coté des vainqueurs, un peu comme si l’Espagne de Franco s’était alliée en même temps aux Nazis, aux Soviétiques et aux alliés Anglo-américains en 1940 !

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