HELLFEST 2014

Hellfest - red

Avant de parler musique, une remarque.

On trouve ici de nombreux articles traitant d’une société mondialisée et malade qui traverse plusieurs crises simultanées.
L’une de ces crises, toutes liées à la politique irresponsable d’une oligarchie mondiale au pouvoir, va très probablement mettre fin prochainement au système tel que nous le connaissons.

A l’intérieur de tout cela, il existe d’autres mondes très différents comme celui des passionnés de musique métal.
Ce dernier mondialisé lui aussi, possède à contrario d’authentiques valeurs humaines bien éloignées de celles que véhicule la culture dominante.
Dans ce monde règnent en effet la passion, l’authenticité, la solidarité, la convivialité et le respect de l’autre.
Les différentes facettes de cette culture sont ici spontanées et bien réelles, elles ne servent pas de façade à une dialectique manipulatoire.

Ce post n’étant cependant pas dédié à l’étude anthropologique de la population métal, passons au cœur du sujet.

Comme le sait tout fan de métal normalement constitué, le Hellfest de Clisson est le second festival métal d’Europe. Saluons au passage son fondateur Benjamin Barbeaud pour cette belle réussite nationale.

Le festival est implanté sur un site de 12 hectares et présente plus de 160 groupes différents sur un marathon de 3 jours.
Les groupes se produisent sur 6 scènes différentes dont 2 géantes (Mainstage 1 et 2).

Le lecteur de chroniques sur cet événement est un petit veinard. En effet, il ne risque pas de tomber sur deux papiers identiques car chaque rédacteur fera une sélection unique des groupes présentés !

Cette édition 2014 fut un succès exceptionnel avec plus de 150 000 participants dont presque le tiers venus de pays étrangers.

Hellfest 2014 - 01

Voici donc un ressenti sélectif de la journée du vendredi 21 juin 2014.

Après une nuit (calme) dans un petit hôtel du bocage vendéen, arrivée sur le site (moins calme) du Hellfest vers 12h15.
Ce dernier a été un peu réimplanté par rapport à l’année précédente puisque l’Extrem Market (merchandising) est maintenant situé à l’entrée, il faut passer une chicane pour accéder aux scènes.

Hellfest - Ensemble

Début de la journée décibellée et ensoleillée devant le mainstage 1 au milieu du set du groupe Lez Zeppelin.

Lez Zeppelin
Il s’agit d’un groupe féminin qui, comme son nom le laisse entendre est dédié à des reprises de Led Zeppelin, l’un des fondateurs de la musique métal.
Excellente impression, les musiciennes sont de très bon niveau et les morceaux mythiques de Led Zep sont interprétés à la perfection.
La batteuse semble en particulier avoir bien écouté le regretté John Bonham.

Après une pause pour cause de groupe Metalcore réservé à ceux qui aiment, les choses sérieuses commencent avec le set de Skid Row.

Skid Row
Disons tout de suite que le groupe fondé par Sébastien Bach n’est hélas plus que l’ombre de lui même.
En effet, le chanteur Johnny Solinger ayant replacé Sébastien Bach en 1999 est très loin de posséder une voix qui allie autant de puissance et de finesse que celle de ce dernier.
De plus, nous étions en droit d’attendre d’un groupe avec une telle expérience une prestation beaucoup plus pro que ce qui fut présenté.

Hellfest 2014 - Skid Row

Ce fut malgré tout un réel plaisir d’entendre en live les hits de Skid Row tels « 18 and life » et autres « Youth gone Wild ».

Juste après Skid Row, déplacement rapide de 100 mètres sur la gauche pour se placer devant le mainstage 2 afin de découvrir avec curiosité la prestation des californiens de Buckcherry.

Buckcherry
D’abord, pour ceux qui n’auraient pas remarqué, le nom du groupe est un clin d’œil à un vétéran du Rock’n’roll : Chuck Berry.
Sur album le groupe montre les performances énergiques d’un rock sensiblement influencé par AC/DC. Notons que le groupe a décroché aux Etats-Unis et au Canada quelques disques d’or et platine.
La question concernait donc leur prestation scénique qui aurait pu se limiter à un déluge de décibels.

Le résultat fut sans appel, ce concert fut la première claque de la journée !

Hellfest 2014 - Buckcherry

Un son parfait, le chanteur tatoué Josh Todd possède une énorme classe naturelle et la prestation fut digne des meilleures surprises que l’on peut vivre dans un tel festival.

Donc 5/5 pour Buckcherry.

Une pause pour visiter le site et se rendre à l’Extrem Market (boutiques) faire quelques emplettes pendant les prestations facultatives de « Walking Paper » (avec Duff Mc Kagan, ancien bassiste de Gun’s & Roses) et « We came with romans » (metalcore).

16h50 :
Il est temps d’aller voir par curiosité le set du groupe Extreme avec leur rock mâtiné de funk.

Extreme
N’appréciant pas spécialement ce style de musique, je dois dire que le concert fut cependant de très bonne qualité et ceux qui aiment ne furent pas déçus.

Hellfest 2014 - Extreme

Nous avons quitté le gig après l’excellent hit « More Than Words ». Le guitariste Nuno Bettencourt est un bon technicien, mais il manque néanmoins de feeling.

Après avoir fait l’impasse sur les Français de Dagoba, ce fut au tour des vétérans de Status Quo d’investir avec leur boogie le mainstage 1.

Status Quo
Il faut d’abord noter que ce groupe existe depuis 1962, soit 52 ans de carrière, qui dit mieux à part les Stones ?
Rappelons pour les jeunes kids que l’ossature du groupe est basée sur le couple de chanteurs/guitaristes Rick Parfitt (66 ans) et Francis Rossi (65 ans).
Citons également le clavier Andy Bown (68 ans) qui est presque l’un des membres du line-up originel du groupe, il les a rejoints en 1976.

A l’issue du premier morceau, la messe était dite, ce fut la seconde claque de la journée, et même la meilleure prestation de cette dernière !

Hellfest 2014 - Status Quo 2

Quel plaisir d’assister à un grand moment musical comme celui-là, le style du groupe n’a pas vieilli d’un iota et le public de 7 à 77 ans ne s’y est pas trompé.

La preuve est faite une fois de plus que c’est dans les vieux pots que l’on fabrique le meilleur Rock’N’Roll !

Une dernière pause pour cause de metalcore avant d’enchainer avec les 3 derniers groupes de la soirée.

Deep Purple
Deep Purple est une légende du rock, c’est donc avec une certaine fascination que l’on assiste à un gig de ceux qui ont composé des hits tels que « Smoke on the water » ou « Hush ».
La prestation est de grande qualité, mais il manque cependant cette communion avec le public qui fait la différence avec un grand concert.

Hellfest 2014 - Deep Purple

On regarde le groupe, on apprécie la musique mais on n’a pas trop envie de bouger.

Avis mitigé donc.

Enfin, le groupe le plus attendu de la journée : Aerosmith.

Aerosmith
Premier problème, vu la densité de population, impossible de se déplacer directement du mainstage 2 vers le 1, il fut donc nécessaire de contourner la structure des light show afin de tenter de se rapprocher de la scène principale.

Hellfest 2014 - Aerosmith

Et là ce fut une autre paire de manches !
Encore trop de monde…

En final, nous fumes placés trop loin de la scène pour profiter pleinement du set du groupe.
C’est sans doute la raison pour laquelle, à cette distance, le concert a pu sembler un peu fade.

Après avoir échangé avec d’autres spectateurs, plus proches, qui eux ont beaucoup apprécié, il est difficile de se faire une opinion définitive sur la qualité de la prestation du groupe de Steven Tyler.

Rien à dire de plus…

Avenged Sevenfold, le dernier groupe de la soirée, très attendu, représente sans doute l’un des futurs grands du Heavy Metal mélodique.

Avenged Sevenfold
le groupe a débuté sa carrière en 2001 dans un style metalcore, il s’est alors orienté progressivement vers un son plus civilisé pour aboutir en 2013 au dernier album « Hail to the king » digne d’un Gun’s & Roses de la meilleure époque.
Avec plus de 8 millions d’albums vendus dans le monde, il s’agit d’un groupe dont la notoriété ne cesse de croitre.

Coté concert, ce fut l’une des meilleures prestations de la journée, on sent que le groupe est très soudé car ses membres font preuve d’une grande complicité.

Hellfest 2014 - Avenged Sevenfold

Mention spéciale au lead guitariste Synyster Gates pour son exceptionnel sens de la mélodie lors de ses solos particulièrement inspirés.
Contrairement à certains guitar heroes qui n’ont d’intérêt que par leur technique irréprochable, Syn Gates est également un guitariste du feeling.
Ce dernier est donc plutôt à ranger aux cotés des Michael Schenker et autres Axel Rudy Pell qu’à ceux d’un Malmsteen.

Un excellent concert, une alternance de morceaux heavy mélodiques et de ballades, associé à de nombreux effets pyrotechniques au service de la musique, un feu d’artifice clôtura le concert en beauté.
Ce fut sans conteste l’une des meilleures prestations de la journée.

Fin du spectacle vers 2h30 du matin, retour sur Paris avec des images et des sons plein la tête.
Difficile après cela de redescendre dans la dure réalité…

Une seule phrase s’impose en conclusion :

Petit yoda
« Avec impatience juin 2015 nous attendons ! »

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