ITER – Fukushima, même combat ?

Iter1

Il y a 7 mois, nous avons vécu en direct une catastrophe nucléaire majeure à Fukushima.
Aujourd’hui, plus grand chose ne filtre dans les médias sur ce dossier, seule l’eau contaminée continue à être filtrée !

On sait cependant que la situation est loin d’être réglée et que des substances radioactives continuent d’être « crachées » dans l’atmosphère et les sous-sols.

Nous sommes entrés dans l’ère de la pollution nucléaire banalisée.

La fission nucléaire
Les 440 réacteurs nucléaires en production dans le monde fonctionnent suivant le principe de la fission nucléaire.
Cette dernière consiste à casser des noyaux lourds d’Uranium en les bombardant avec des neutrons, la réaction produit de l’énergie, cette réaction est en principe contrôlée afin d’éviter tout emballement.
A minima, il est déjà clair pour tout le monde que cette technologie n’est pas maitrisée au vu des 2 grandes catastrophes que l’on a déjà vécu.
Le résultat est là : 2 grandes zones en quarantaine pour des siècles et une pollution radioactive mondiale induisant une rafale de cancers que l’on cherche chaque fois à minimiser ou à cacher (le nuage de Tchernobyl qui aurait été stoppé aux frontières !).

Le soleil domestiqué !
On nous annonce une nouvelle approche basée sur la fusion nucléaire qui serait la technologie de l’avenir, à savoir une source d’énergie sans limite et soit disant « propre » car n’utilisant pas de matériaux radioactifs.
Il s’agit du fameux projet ITER.
Hélas, il semble bien que cette voie ne soit pas exactement conforme à ce qui est dit au public comme le montre une étude très complète effectuée par le physicien Jean Pierre Petit.

La fusion nucléaire
En en 2 mots, le principe de la fusion nucléaire consiste à faire fusionner 2 éléments légers (deutérium et tritium, des isotopes de l’hydrogène), réaction inverse de la fission mais qui produit également de l’énergie.
Pour y arriver, cela semble simple, il faut accélérer ces isotopes à environ 1000 Km/seconde en montant leur température à 100 Millions de degrés (!), on obtient alors un plasma, puis la réaction s’auto-alimente en énergie.
Au delà d’un certain volume de ce plasma, la réaction produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme.
Cependant à cette température, aucun matériau connu ne peut contenir ce plasma, donc on le confine dans un conteneur non matériel : un champ magnétique surpuissant.
C’est la technologie des Tokamaks.
Jusque là, tout semble simple, mais après analyse, on constate que les choses se compliquent…

ITER : chronique d’une catastrophe annoncée
. Premier point
Le niveau de complexité de la technologie de fusion est d’un à deux ordres de grandeur plus élevé que la technologie de fission, cette dernière comme on l’a vu n’étant déjà pas maitrisée !
. Second point
De nombreux aspects bloquants ne sont pas encore levés au sujet de la faisabilité de la technologie de fission à l’aide de tokamaks.
Le plus grave d’entre eux concerne le phénomène des « disruptions » constaté sur tous les tokamaks existants, phénomène complètement impossible à modéliser et donc à anticiper.
Ces disruptions sont de même nature que les éruptions solaires qui éjectent des particules à haute énergie dans tout le système solaire.

Sans entrer dans les détails, pour comprendre un peu de quoi, il s’agit, voici un extrait de l’étude de Jean-Pierre Petit :
« L’image est celle d’un dragon qui se mord la queue en tournant en rond à toute vitesse dans le Tokamak, s’il lâche prise, il devient comme fou et mord le premier élément de paroi qui se présente à sa gueule »
Le dragon est en fait constitué d’un gigantesque paquet d’électrons qui atteignent 99% de la vitesse de la lumière, on imagine aisément les puissances en jeu.
Bien entendu, en cas de perte de contrôle lors de l’apparition du phénomène de disruption, on aura droit à une belle explosion !

La roadmap des machines qui devraient succéder à ITER montre des tailles de plus en plus importantes :

Iter-Roadmap-Zevengeur

En clair, plus le Tokamak sera de grande taille, plus l’explosion sera puissante avec éjection de matières radiotoxiques (Tritium) et/ou cancérigènes (Béryllium).

Pour une technologie propre, c’est encore raté…

Aspect financier
Le cout du projet ITER est estimé dans la première phase à 15 Milliards d’Euros, il s’agit donc d’un projet pharaonique où la faisabilité n’est même pas encore démontrée.
On peut sans doute dès maintenant parler de gouffre financier.

Un débat vite !
L’analyse de JP Petit détaille tout ce qui nous attends. Ce dernier propose donc qu’un débat scientifique et politique ait lieu sur ce sujet afin de bien mettre en évidence les risques, puis pouvoir le cas échéant tout arrêter avant qu’il ne soit trop tard.
Ce dernier propose même pour la fusion une voie de recherche plus prometteuse et moins onéreuse que le Tokamak basée sur la « Z-Machine« .

Les liens sur l’étude de Jean-Pierre Petit :

HTML :
ITER : Une expérience à 15 milliards d’euros et des réacteurs à fusion foncièrement dangereux !

PDF :
ITER, chronique d’une faillite annoncée

Mise à jour du 20/11/2011
JPP est entré en contact avec la députée Européenne des verts Michèle Rivasi.
Cette dernière tente d’alerter la commission européenne du budget des « omissions » concernant les risques de ce projet.
Ci-dessous, une interview de JPP et M. Rivasi sur le site Enquête & Débat :

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