NDE/EMI – Partie 3 : La phase transcendante, une première modélisation

wormhole-3dcol

Les articles précédents ont permis de mettre en évidence des avancées scientifiques majeures dans le domaine des NDE/EMI (*).

En effet, à travers les témoignages collectés depuis environ 40 ans, un scénario récurrent (totalement ou partiellement mémorisable) constitué de 2 phases distinctes a été observé :
1) Phase EHC = Expérience Hors du Corps, au voisinage de ce dernier
2) Phase dite transcendante car située dans un espace non déterminé

Sur l’ensemble des témoignages, ces 2 phases sont subdivisées en une liste finie d’invariants.

Les études réalisées sur la phase EHC ont conduit à une première série de découvertes :
. Acquisition d’informations
Lors de la phase d’inconscience « physiologique », des informations extérieures hors de portée des sens du témoin sont rapportées par ce dernier à postériori. Ces faits constatés à répétition tendent à prouver que la conscience est capable de s’extérioriser par rapport au corps physique [1]
. Perception d’une 4ième dimension d’espace
La conscience externe semble percevoir notre environnement suivant 4 dimensions d’espace [2]

La phase EHC semble donc assez bien comprise au moins à un premier niveau, la phase transcendante est par contre plus complexe à analyser car cette dernière ne peut se raccrocher à des repères connus.

Cet article propose cependant d’aborder cette phase à partir des invariants suivants :
– le temps tel qu’il est décrit dans les NDE
– le passage à travers le fameux tunnel
– la rencontre avec d’autres entités telles que des personnes décédées

(*) NDE = Near Death Experience – EMI = Expériences de Mort Imminente

A. LE TEMPS, PERCEPTION ET THÉORIES ACTUELLES
Le temps est une dimension qui est perçue d’une manière différente des 3 dimensions d’espace.
Dans le cas de ces dernières, les objets peuvent se déplacer librement suivant 3 axes : on parle de 3 degrés de liberté.
Pour le temps physique ou perçu par la conscience, le déplacement est « imposé » et toujours dans le même sens du passé vers le futur, on considère trivialement que le temps « s’écoule ».
Les physiciens (qui veulent toujours faire les malins !) parlent de la « flèche du temps ».

Le temps est donc une donnée primaire perçue par la conscience, cette donnée a commencée à être mesurée physiquement au 17e siècle suite aux travaux de Newton.
Ces mesures ont montré que le temps subjectif perçu et le temps mesuré sont différents, le premier semble plus ou moins rapide par rapport au second.

Pourquoi le temps s’écoule t’il ?
Sans prendre en compte les effets relativistes, on peut supposer que sur Terre notre vitesse de déplacement dans le temps est constante.
Par ailleurs l’une des hypothèses du principe cosmologique est que le temps s’écoule d’une manière isotrope dans tout l’Univers même s’il n’existe pas de temps absolu.

Lanturlu_Temps01BD « Tout est relatif » JP Petit [3]

Théorie de la relativité
En 1887, la célèbre expérience de Michelson-Morley démontre l’invariabilité de la vitesse de la lumière.
A partir de ce résultat, Einstein a mis en évidence une différence de perception du temps local entre 2 objets fonction de leur vitesse relative.
La relativité restreinte était née.

Le même Einstein a supposé dans sa théorie de la relativité générale que la matière, l’énergie, l’espace et le temps sont liés pour former ce qui est appelé l’espace-temps.
Cette théorie a « géométrisé » entièrement l’univers. Il n’y a plus ni forces, ni gravitation.

Au voisinage d’une masse :
(1) Le temps s’écoule plus lentement que dans un secteur d’espace vide
(2) L’espace-temps se courbe, cette courbure se traduit par une perception que l’on nomme « gravitation ». On parle de puits gravitationnel.

La relativité générale indique donc d’après (1) que la matière/énergie modifie l’écoulement du temps en le ralentissant. Néanmoins, si notre univers était vide de matière, nous ne savons pas si le temps existerait.
Si tel était le cas, il pourrait s’écouler d’une manière isotrope et constante en chaque point de ce dernier (espace de Sitter).
Sauf que personne (constitué de matière) ne serait là pour le percevoir ou le mesurer !

Conceptuellement, la relativité générale dit qu’un objet quelconque suit des géodésiques [3] de l’espace-temps.
Une géodésique est le chemin le plus court pour relier 2 points de l’espace… et du temps !

La gravitation n’est donc qu’une illusion, d’après (2) une masse faible va avoir l’impression de tomber en direction d’une masse importante : la pomme « tombe » de l’arbre sur la tête de Newton !

Pour une vulgarisation très accessible de la relativité générale, lire la BD « Le trou noir » de JP Petit [4].

Méditez cependant sur le fait que cette théorie n’est qu’une « manière de voir les choses »…

Puits temporel ou univers-bloc ?
Pour se représenter le temps dans le cadre de notre univers, 2 visions sont possibles :
. Puits temporel dynamique
. Univers bloc

Puits temporel
La relativité générale n’explique pas pourquoi l’univers est entrainé dans le temps dans une direction imposée (flèche du temps). On pourrait supposer [6] que l’écoulement imposé du temps serait du à un facteur inconnu de type « puits temporel ».
Ce puits temporel influencerait tous les constituants de l’univers entrainant l’ensemble de ce dernier dans le temps !
Le passé disparaitrait donc au fur et à mesure et le futur serait en perpétuelle création.
Ce modèle est le plus intuitif.

Univers bloc
A l’inverse, Rudy Rucker [5] défend l’hypothèse d’un univers-bloc où ce serait la conscience qui se déplacerait à l’intérieur de ce dernier.
La mathématique associée à la théorie de la relativité générale décrit un modèle assez proche de l’univers bloc. Cette dernière est basée sur une « variété riemannienne », terme barbare qui définit un espace-temps à 3 dimensions d’espace et 1 dimension de temps liées entres elles par les équations de champ.
Ces questions seront à nouveau évoquées dans des articles à venir introduisant les concepts de la cosmologie.

Dans les 2 cas, le mouvement apparent du temps (passé vers futur) semble bien réel pour notre conscience.

Temps perçu et entropie
Comme déjà évoqué précédemment, le temps mesuré par des instruments de mesure est à distinguer du temps subjectif perçu par l’être humain.
Une manière originale de voir les choses pourrait être de considérer que nous ne percevons pas réellement le temps mais l’enrichissement en informations.
En effet, lorsque l’on s’ennuie, le temps s’écoule lentement (l’augmentation d’informations est minime).
Au contraire, lorsque nous vivons intensément (fort enrichissement en informations), le temps semble s’écouler plus vite.

Traduit en termes de physiciens, cela revient à dire que lorsque notre entropie diminue, le temps subjectif s’écoule plus rapidement.
L’entropie est un concept physique qui est lié à la notion de désordre, l’entropie augmente lorsque le désordre augmente, si ce dernier augmente alors l’information diminue.

Le deuxième principe de la thermodynamique stipule que dans notre univers, l’entropie (désordre) augmente avec le temps.

Un être humain qui par nature enrichit son information tout au long de sa vie peut ainsi être qualifié – à l’inverse de l’univers – de néguentropique…

Thiresias_temps

En synthèse, la définition exacte du temps reste floue, en terme de mathématiciens, on dit que le temps n’est pas axiomatiquement définissable.
Il s’agit d’une dimension perçue par l’être humain dont le mouvement est imposé et dans un seul sens : la flèche du temps.
La vitesse d’écoulement du temps peut être modifiée par certains paramètres comme la vitesse ou le voisinage de masses importantes.

La perception du temps dans les NDE
« il n’y a pas de passé, pas de présent, pas de futur, il y a un présent éternel »
[6] P.M.
« c’était l’éternel présent, il n’y a plus de temps »
[6] C.N.
« j’ai eu l’impression d’être hors du temps et pourtant, il y avait une certaine sorte de temps (c’était un autre temps) »
[6] A.T.

La revue de vie
La revue de vie est l’un des principaux invariant des récits de NDE. Les témoins racontent qu’ils accèdent à l’ensemble de leur vie écoulée sans impression de temps, tous les détails de leur existence peuvent être visualisés ainsi que les conséquences de chacun de leurs actes.

Vie

« Je contemplais ma propre vie, une forme oblongue, tridimensionnelle, de teinte rose orangée (toujours métallisée car comprenant sa propre luminosité).
J’y voyais à l’intérieur par transparence. »
[6] J.Y.C.

B. UN PREMIER NIVEAU DE MODÉLISATION
La séquence type d’une NDE complète se déroule dans un certain ordre :
Phase 1 : Expérience EHC
Phase 2 : Passage par un tunnel
Phase 3 : Revue de vie, rencontre avec des personnes décédées et une entité inconnue (« Etre de lumière »)
Phase 4 : Passage par le tunnel dans l’autre sens
Phase 5 : Retour dans le corps et réveil du témoin

Modélisation de la revue de vie
Pour modéliser la revue de vie, au moins 2 hypothèses peuvent être envisagées :
H1. L’univers est un bloc [5] qui conserve toutes ses informations d’une manière native. La conscience accède alors directement (en lecture) aux informations correspondant à sa propre existence.
H2. Il existe quelque part (dans un autre univers ?) un système de stockage centralisé de toutes les informations de l’univers, en particulier de toutes les vies.

Dans une logique de conservation de la séquentialité, si cette revue de vie est systématiquement vécue après le passage du tunnel, alors comme on va le voir plus loin l’hypothèse H2 s’en trouve renforcée.

Diagramme de Minkowski
La « revue de vie » décrite dans les NDE consiste à visualiser sa vie sous une forme globale depuis la seconde de sa naissance jusqu’au moment de la NDE.

Pour représenter cette dernière, il est nécessaire d’ajouter 2 conditions :
(1) La conscience n’est plus entrainée dans le « puits du temps », elle possède donc un nouveau degré de liberté. Le temps est spatialisé, autrement dit perçu comme une dimension d’espace.
(2) Il existe une dimension supplémentaire orthogonale au temps comme le montre le Pseudo-diagramme de Minkowski ci dessous :

Revue de vie 1L’axe T1 est celui du temps de notre univers ou une copie dans un autre univers
L’axe T2 est une autre dimension orthogonale à T1

Revue de vie et paradoxe temporel
Lors d’une NDE, la conscience accède donc à l’ensemble de la vie du témoin. Cela ne pose pas de problèmes si les informations rapportées concernent la plage comprise entre le jour de la naissance du témoin et la date de la NDE.

Si par contre, comme dans de rares témoignages, la conscience peut ramener des souvenirs du futur (postérieurs à la date de la NDE), alors nous obtenons des paradoxes.

En effet, supposons que durant une NDE, je visualise le fait que je vais mourir écrasé par un bus dans 3 mois.
Il suffit que 3 mois après, j’évite de traverser la route pour supprimer l’occurrence de cet événement.
J’ai donc changé le futur -visualisé à priori- qui ne s’est donc pas réalisé.
Je n’ai donc pas pu visualiser ce futur lors de ma revue de vie : d’où contradiction !

Sans entrer plus avant dans le détail, la visualisation d’événements futurs abouti(rai)t à :
. des paradoxes temporels
. des théorie farfelues telles que celle des multi-univers avec séparations successives en 2 branches
. des contradictions logiques en rapport avec la causalité
. une perte apparente du libre-arbitre
. etc…

Un modèle pour la revue de vie
On peut donc raisonnablement supposer qu’une loi de la nature limite la revue de vie à la plage comprise entre la naissance du témoin et la date de la NDE.
Ou plus simplement, il n’y à peut être rien à voir dans la plage supérieure !

Revue de vie 3

C. COMBIEN EXISTE T’IL DE DIMENSIONS ?
Arrivé à ce niveau de l’analyse des NDE, il est temps (sans jeu de mot) de faire le point sur le nombre de dimensions de l’univers.

Données primaires
On a déjà identifié d’une manière directe 4 dimensions d’espace + 1 dimension de temps
Total : 5
Si on ajoute une dimension de pseudo-temps (T2), on arrive à 6 dimensions !

Que disent les théories scientifiques les plus récentes ?

Physique quantique
La physique quantique base son équation d’état dans le cadre d’un espace de Hilbert.
Cet espace possède un nombre infini de dimensions !
Le lien entre cet espace et le monde physique n’est pas évident, la dimension temps n’y est même pas définie.
Les physiciens placent cette théorie dans le cadre d’une modélisation (réalité objective) [7] qui n’a qu’une valeur prédictive, elle n’a cependant peut être pas grand chose à voir avec la réalité (être donné) [7] comme le montre la controverse de Copenhague.

Relativité générale
Cette théorie a été présentée plus haut, elle est basée sur un modèle à 3 dimensions d’espace et 1 dimension de temps, soit 4 dimensions.
C’est la théorie la plus économe !

Toutefois, la physique quantique et la relativité générale sont 2 théories incompatibles.
C’est pourquoi les physiciens sont à la recherche d’une théorie fédératrice dite théorie du tout (TOE : Theory Of Everything).

Théorie des cordes
La théorie des cordes correspond à la voie de recherche privilégiée depuis environ 40 ans pour tenter d’unifier la physique.
Cependant, malgré toute l’énergie déployée, aucun succès prédictif n’a pu être démontré par l’expérience.
Cette théorie est en fait un ensemble de théories possibles où l’on fait varier le nombre de dimensions (entre 10 et 26 !) et où l’on construit des entités mathématiques de plus en plus complexes.
Cela fait dire à plusieurs physiciens de renom tels Lee Smolin ou Jean Pierre Petit que cette voie de recherche est une impasse, voire même une fumisterie !

Que conclure sur cet aspect dimensions ?
Il faut garder à l’esprit que toute théorie est à placer dans le cadre de la réalité objective du modèle Jorion [7], autrement dit une théorie reste à la base une construction intellectuelle.
Ex : même si la physique quantique est basée sur un modèle à dimensions infinies, au niveau épistémologique, ce dernier ne doit être pris que comme une commodité de calcul.

Le monde réel ou être donné n’a peut être aucun rapport avec l’une quelconque des théories actuelles.

Donc pour le moment, considérons seulement comme certain et avéré le nombre de 5 dimensions (4D+1T).

D. LE TUNNEL DES NDE : HYPOTHÈSE
La nature du mystérieux tunnel décrit dans les NDE n’a jusqu’à présent jamais fait l’objet d’une hypothèse sérieuse.
En voici donc une !

Témoignages
« c’était le tunnel de l’espace et du temps »
[6] M. Z.
« la sensation du tunnel est très physique…la réalité du temps était d’un autre ordre que le nôtre, et pourtant suivait la même logique. Comme si le déplacement spatial existait mais que le système matériel lui n’existait pas »
M.L.K.
« Un aspiration en spirale, une traversée du tunnel très rapide »
K.E.

Enoncé de l’hypothèse
Le tunnel qui est un invariant des récits de NDE pourrait être un pont d’Einstein-Rosen qui relie notre univers (univers A) à un autre univers (univers B ).

Pont d’Einstein-Rosen
Un pont d’Einstein-Rosen également appelé « trou de ver » (*) est un concept théorique issu des calculs mathématiques de la relativité générale.
En synthèse, un trou de ver est un concentré de déformation de l’espace-temps qui percerait la surface de ce dernier.
Il permettrait théoriquement de sortir de notre univers (A), cette sortie pourrait atteindre :
1. Un autre point de celui-ci, à condition que l’univers soit courbé ou plié : trou de ver intra-univers
2. Un autre univers voisin (B ) : trou de ver extra-univers

(*) terme introduit en 1956 par John Wheeler

Trou-ver_intraTrou de ver « intra-univers »

L’hypothèse présentée ici est la seconde, l’univers destination (B ) serait celui où sont localisés les consciences décorporées : jolie périphrase pour ne pas nommer les défunts !

2Univers_01

Si dans 1 siècle, cette hypothèse est démontrée, j’espère que l’on se souviendra qu’elle fut sauf erreur proposée pour la première fois ici…

Restriction à ce modèle
Notons immédiatement que la possibilité de passage pour un objet matériel dans un trou de ver n’est pas examinée ici.
Dans l’hypothèse proposée, c’est le passage de la conscience externe dans le trou de ver qui est supposé. La nature physique (énergie, autre ?) de cette dernière reste à déterminer, le fait qu’elle soit capable de traverser ce pont peut d’ailleurs donner une indication précieuse sur sa nature.

E. UN MODÈLE THÉORIQUE GLOBAL POUR LA PHASE TRANSCENDANTE
A l’issue de cette analyse, un premier modèle explicatif complet des expériences NDE peut être proposé :

Phase 1
Lors d’une NDE, le témoin effectue une première phase EHC (Expérience Hors du Corps).
Sa conscience reste localisée au voisinage de son corps physique, donc dans notre univers (Univers A). Mais cette dernière perçoit 4 dimensions d’espace.
Au passage, cette perception démontre que notre univers perçu en 3 dimensions d’espace est immergé dans un univers plus vaste à 4 dimensions d’espace [2].

Phase 2
Si le témoin relate un passage dans le tunnel, cela signifie que sa conscience pénètre dans un autre univers (B ) à travers un pont d’Einstein-Rosen.

Phase 3
Arrivé dans cet univers B, le témoin rapporte plusieurs choses :
– RDV : revue de vie
– lors de la RDV, visualisation de toutes les conséquences de ses actes
– impression de connaissance totale, absolue
– rencontre et dialogue avec des personnes décédées
– rencontre et dialogue avec un « être de lumière »

A l’issue de la RDV, le témoin rapporte avoir été soumis à un choix :
Option 1 : poursuivre son chemin dans B sans retour possible en A
Option 2 : retourner dans son corps resté dans l’univers A

Bien entendu, 100% des témoins ont fait le choix 2 !

Phases 4 et 5
Nouveau passage dans le tunnel dans l’autre sens, retour dans le corps physique, puis réveil du témoin.

2Univers_04

A quoi peut ressembler l’univers B ?
L’univers B serait donc celui où tout le monde se retrouve après son décès !

Voici une première liste de caractéristiques de ce dernier dont on est à peu près certain :
. L’univers B est adapté à l’existence des consciences décorporées
. Ces dernières peuvent y entrer et en sortir
. Il engramme (stocke) des informations issues de notre univers A qui est un univers à entropie croissante (*)
. Ces informations sont acquises par des êtres intelligents néguentropiques (**)
. Il contient au moins une entité cognitive de nature inconnue (être de lumière)

(*) L’information diminue avec le temps
(**) L’information augmente avec le temps

Certaines caractéristiques peuvent être subodorées :
. il posséderait une zone de stockage des informations réservée à chaque individu
. une autre zone de stockage contiendrait toutes les informations collectées par les êtres conscients (conscience collective ?)
. il posséderait un gigantesque système de traitement des informations capable d’extraire les liens de causalité entre ces dernières
. les consciences décorporées accèdent à l’ensemble de ces informations

Transmission A-B

Ce modèle explique en particulier :
. Les souvenirs de type « connaissance totale »
Les souvenirs décrits dans les témoignages comme une « connaissance totale » peuvent s’expliquer par l’accès à l’ensemble des connaissances stockées dans l’univers B.
Il ne s’agirait cependant que des connaissances acquises par l’ensemble de l’humanité de la Terre depuis ses débuts et non pas d’une mystérieuse connaissance transcendante de source inconnue.

. La perception des conséquences de ses actes lors de la RDV
Le traitement des données stockées qui extrait toutes les interactions (au sens causal) explique la perception de ces dernières lors de la RDV, il s’agit donc bien des conséquences de chacun de ses actes.

En résumé, l’univers B engrammerait toute l’information collectée par l’humanité – de passage – dans notre univers (A).
Nous serions donc les yeux et les oreilles d’un gigantesque cerveau qui stockerait toute l’expérience acquise par chaque individu et qui serait capable d’extraire toutes les interactions correspondantes.

Une question se pose concernant la relation d’éventuelles civilisations extra-terrestres avec l’univers B.
On peut spéculer sur la fait que chacune d’entre elles pourrait posséder sa propre zone de stockage, sans pour autant pouvoir dire si ces zones communiquent entres elles.

Voilà un bel axe de recherches, des questions précises pourraient être posées aux témoins de NDE afin de collecter de nouvelles informations sur cet univers.

F. CONCLUSION
Comme le rappelle très pertinemment Edgar Morin [8], Descartes a formulé au 17e siècle le paradigme fondateur de la pensée occidentale.
Il a en effet disjoint le sujet pensant (ego cogitans) de la chose étendue (res extensa).
La science s’est donc consacrée à l’étude aveugle de la nature, en particulier de la matière.
Quand à la chose pensante, l’observateur, elle a été laissée sur le bord du chemin pour être récupérée par les religions/sectes et autres systèmes de pensées (et de pouvoir) basés sur des croyances arbitraires : autrement dit sur du vide !

Cependant, la méthode scientifique à travers les phénomènes de NDE ramène le sujet pensant dans le champ de l’étude grâce aux premières percées scientifiques correspondantes.

Après avoir déduit des données NDE la probabilité de l’existence d’un univers distinct du notre, nous avons donc basculé l’analyse dans le domaine de la cosmologie.
Un pont vient donc d’être ouvert entre 2 disciplines.

Cette démarche conduit à esquisser un premier modèle de multivers : un hyper-univers qui contiendrait plusieurs univers !

Comme on le constate, le phénomène des NDE nous entraine dans un grand voyage qui est loin d’être terminé…

Sur ce site
[1] NDE/EMI – Partie 1 : État des lieux
[2] NDE/EMI – Partie 2 : Une percée scientifique majeure

Références
[3] « Tout est relatif » Jean Pierre Petit (Télécharger en PDF ici)
[4] « Le trou noir » Jean Pierre Petit (Télécharger en PDF ici)
[5] « La 4ième dimension » Rudy Rucker
[6] « Deadline, dernière limite » Jean Pierre Jourdan
[7] « Comment la vérité et la réalité furent inventées  » Paul Jorion
[8] « Introduction à la pensée complexe » Edgar Morin

Une réflexion sur “NDE/EMI – Partie 3 : La phase transcendante, une première modélisation

  1. Pourquoi infirmer que les expériences dites de mort imminente ne sont pas simplement des émotions et des souvenirs recomposés qui adviennent au moment exacte où le cerveau est réactivé ?

    Les neurosciences démontrent que la perception du temps dépend d’une partie précise du cerveau et que la désactivation de cette partie induit pour le sujet une perte de la notion du temps. La plupart de ceux qui vivent des expériences dites de mort imminente étaient dans une situation physique qui induisait cette désactivation de cette partie de leur cerveau. Il n’est donc pas étonnant que les témoignages rapportés fassent état de sensations d’intemporalité, qui ne sont donc à priori que des « sensations » par dysfonctionnement du cerveau !

    Concernant les informations qui seraient rapportées d’expériences dites de « sortie hors du corps », toute la question est de savoir comment dissocier « l’information » de la simple coincidence et aucune étude à ma connaissance n’est réellement concluante à ce titre. Aucune étude ne permet de conclure qu’il ne puisse pas simplement s’agir de coincidences, surtout lorsque les cas étudiés sont aussi peu précis que des couleurs, des formes, des schémas comportementaux ou des schémas imaginaires dans lesquels baignent depuis leur naissance tous les humains par les cultures, les peuples et les civilisations.

    Si spéculativement on envisageait que des expériences de sortie hors du corps puissent permettre de faire apparaitre de vraies informations qui ne soient pas statistiquement contestables et qui ne puissent donc pas être assimilées à de simples coincidences (ce qui serait très difficile ou même impossible selon la définition que l’on peut donner du hasard en mathématiques et en physique) ils resteraient encore de multiples hypothèses pour expliquer ces phénomènes, sans pour autant que nous puissions conclure à l’existence de la conscience.
    Dans pareil cas l’hypothèse d’une intervention de technologies exogènes ou extraterrestres à notre insu seraient encore à privilégier. Sans compter l’hypothèse d’une multidimentionnalité qui n’a aucunement besoin de la conscience pour fonctionner et qui pourrait produire ce type d’effets.

    Mon intime conviction eu égard à mes propres expériences et découvertes est que cette propagande relative à la conscience est destinée à instaurer sur terre une théocratie extraterrestre.

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