Cancer, la catastrophe – Partie 4 : Que fait l’état ?

Les chiffres catastrophiques de la pandémie occidentale de cancer ont été dévoilés dans la partie 1, la principale cause de cette dernière a été identifiée dans la partie 2 et l’ensemble de toutes les causes dans la partie 3.
Cette 4ième partie traite de la manière dont la société prend en charge le problème de cette pandémie.
Nous avons vu que les principales causes de cette dernière proviennent du système de fonctionnement de la civilisation occidentale basé sur la maximisation des rendements quel qu’en soit le prix à payer.
Une véritable politique de prévention alimentaire pourrait cependant être menée et les recommandations nutritionnelles correspondantes seraient susceptibles de faire chuter dans des proportions considérables le nombre de nouveaux cas de cancer.
Le fait de contribuer à masquer ces informations constitue un véritable crime par « non assistance à humanité en danger ».

A qui profite le crime ?
La raison pour laquelle tout est fait pour freiner la diffusion de ces informations est toujours la même, elle irait à l’encontre des intérêts financiers de 2 industries majeures et provoquerait même un véritable séisme pour l’une d’entre elles.

L’industrie pharmaceutique

Le mode de pensée du monde médical incluant les universités, le corps médical et l’industrie pharmaceutique consiste à agir en aval de la maladie et à proposer des solutions pharmacologiques à posteriori plutôt que de s’intéresser aux causes et travailler sur la prévention.
L’idée est que pour chaque pathologie, on possède ou possédera un médicament, il n’est donc pas utile de prendre des précautions en amont pour éviter de tomber malade, d’autant que cela nuirait au business.

Les clients de cette industrie sont les gens malades, les individus en bonne santé ne présentent pas d’intérêt.

De plus, le coût de développement d’une nouvelle molécule est de l’ordre de grandeur d’1/2 à 1 milliard de dollars, les gains annuels correspondants attendus sont du même ordre. On imagine alors aisément que l’étude de la catéchine ou de la curcumine présentes à l’état naturel respectivement dans le thé vert et le curcuma ne peut pas faire l’objet de tels investissements car il est impossible de breveter le thé ou le curcuma afin de percevoir des royalties.
Le principe du retour financier sur investissements ne peut s’appliquer aux substances naturelles, par conséquent on les ignore même si leur potentiel est immense.
[3] p. 210

Certains étudiants en médecine avaient d’ailleurs un jour malicieusement écrit sur le mur de leur université : « le cancer fait vivre plus de monde qu’il n’en tue ».

L’industrie agro-alimentaire
Pour l’industrie agro-alimentaire, les intérêts en jeu sont d’un autre ordre de grandeur.
Les lobbies de l’élevage et de l’agriculture intensifs seraient touchés de plein fouet et les impacts financiers énormes si ces changements de comportements alimentaires étaient massivement appliquées.

En 1977, le sénateur McGovern avait présidé une commission d’experts épidémiologistes qui avaient démontré que lorsque le régime alimentaire était plus riche en produits végétaux qu’en produits animaux, le taux de maladies coronariennes chutait drastiquement. Un document officiel recommandant de réduire la consommation des produits animaux avait été publié.
Le résultat fut une levée de bouclier de toute l’industrie du bœuf et de la vache laitière aux USA qui réussit à briser la carrière de McGovern.
Ce dernier a alors déclaré qu’il « venait de faire la plus grande erreur de sa carrière politique »
[3] p. 214

Cette industrie comme les autres protège ses intérêts en empêchant la diffusion de recommandations trop explicites sur les liens qui existent entre aliments et maladies.
Les intérêts industriels et financiers sont prioritaires sur la santé publique, même si l’on tue à petit feu la population.
Rien d’anormal à cela d’ailleurs dans un monde où le gain immédiat est l’unique moteur et où toute trace d’humanisme à défaut d’avoir disparu dans les paroles a bel et bien été totalement éradiquée dans les actes.

Que fait l’état ?
Évidemment l’état ne fait rien ou presque.
Mise à part les campagnes anti-tabac (*) et l’interdiction tardive de l’amiante en 1997 (**), l’état ne se préoccupe absolument pas de prévention.
De plus, la politique d’analyse des causes est inexistante, un peu comme si on ne voulait pas savoir, de peur de ce que l’on risquerait de démontrer.
[1] p. 270
(*) 57 ans de gagnés par les lobbies du tabac (voir partie 2).
(**) 20 ans de gagnés par le lobby de l’amiante (voir partie 2).

Les industriels savent parfaitement faire pression sur les décideurs politiques à l’aide du chantage à l’emploi ou en réussissant à faire nommer leurs (ex)collaborateurs au gouvernement induisant au passage des conflits d’intérêts qui ne choquent personne.

La banalisation des conflits d’intérêts
Cette tendance est particulièrement visible sous le régime néo conservateur actuel où ce dernier est ostensiblement allié avec les grands dirigeants des entreprises du CAC40.
Prenons l’exemple de Roseline Bachelot, la ministre de la santé, cette dernière a également un passé de 12 ans dans l’industrie médicale curieusement absent de son CV officiel…
On peut s’attendre à ce qu’à l’issue de son mandat, cette dernière retrouve un poste à haut salaire dans une grande société pharmaceutique en retour des services rendus.

Les conflit d’intérêts ont donc tendance à se banaliser comme l’a amplement démontré la pseudo crise de la grippe H1N1 orchestrée par l’OMS, où approximativement 700 millions d’Euros (*) furent dépensé par l’état que l’on croyait ruiné rien que pour approvisionner 90 millions de doses de vaccins suite à une maladie qui en 1 an n’a même pas tué autant de personnes que le cancer en une seule journée.
L’argument du principe de précaution ne tient pas une seconde car le virus qui agit dans l’hémisphère sud 6 mois avant le notre n’a rien montré de plus qu’une simple grippe saisonnière.
(*) Par contre on regardera de près toute dépense individuelle telle qu’une boite de paracétamol à 1.90 €

Noyautage des organismes de sécurité sanitaire
Dans cette logique, l’AFSA chargé de la sécurité alimentaire et l’INRA en charge de la recherche agronomique ont été noyautés depuis des dizaines d’années par les lobbies de l’industrie chimique et agroalimentaire comme le dévoile le livre de Nicolino/Veillerette « Pesticides, révélations sur un scandale Français » déjà cité dans la partie 2.
[2]

L’absence de prévention et les contradictions de la politique de santé
Moins de 5% du budget de la santé est consacré à la prévention, soit une goutte d’eau. Cela montre la véritable imposture de l’état qui par ailleurs rogne de plus en plus sur les dépenses de santé suite au déficit chronique de la sécurité sociale.
Si la volonté était forte de légiférer pour stopper l’hémorragie, on verrait sur le long terme la situation épidémiologique s’améliorer et la courbe s’inverser pour aller vers la décroissance de l’incidence du cancer.
Les dépenses de l’assurance maladie s’en trouveraient donc progressivement allégées (ainsi que les profits de l’industrie pharmaceutique).

La phase d’émergence
Ce qui précède montre donc qu’« on » nous laisse foncer dans le mur autrement dit que la médecine ne commence à agir qu’au niveau de la phase d’émergence où le cancer est déjà bien installé et extrêmement difficile à éradiquer.
Et à ce stade, il est déjà trop tard pour la moitié des cas.

La médecine
Guérir un cancer
Pour guérir un cancer, le principe est en fait assez simple, il suffit de supprimer toutes les cellules cancéreuses sans en laisser une seule !
Le problème est que l’on ne sait pas détecter à l’intérieur du corps humain une cellule cancéreuse isolée, par conséquent on n’est jamais certain de les avoir toutes éliminées.
Les plus petites tumeurs détectables sont de l’ordre de 3mm, ce qui représente déjà un nombre colossal de cellules de l’ordre de 10E9.
Hormis quelques techniques qui ralentissent un peu la croissance des tumeurs, les principaux moyens employées pour détruire un cancer sont :
– la chimiothérapie (produits chimiques qui détruisent en théorie sélectivement les cellules cancéreuses mais en réalité également beaucoup de cellules saines)
– la radiothérapie (rayonnements radio-actifs focalisés sur la zone à traiter)
– la chirurgie (retrait de la tumeur)

Ces techniques peuvent être employées seules ou synchronisées, typiquement la chimiothérapie permet de réduire la taille d’un gros cancer avant de le retirer par chirurgie puis de brûler le voisinage par radiothérapie au cas où il resterait quelques cellules périphériques ayant échappé à l’ablation.

Le cancérologue décide collégialement avec les spécialistes des autres domaines de la meilleure stratégie à adopter au cas par cas.

Ces techniques sont très lourdes et laissent souvent de graves séquelles.

La chimiothérapie
Au sujet de la chimiothérapie, avec plus de 600 000 substances testées et au vu des résultats décevants sauf pour certaines leucémies, on peut sans aucun doute parler d’échec pour cette méthode.
En effet, aucune substance n’arrive à supprimer complètement une tumeur car cette dernière après avoir dans un premier temps réagit positivement à la chimiothérapie devient « chimiorésistante » et insensible à tous les produits disponibles.
[4] « Le cancer, hier, aujourd’hui, demain » M. Tubiana

De nombreuses recherches sont effectuées pour découvrir LE traitement qui détruirait sélectivement les cellules malades en laissant intact les cellules saines.
Malheureusement plus on avance dans le temps, plus on a l’impression que cet objectif s’éloigne.

Se prendre en main
Puisque ceux qui sont élus par nous même pour défendre nos intérêts ne font pas leur devoir, il faut prendre conscience que chacun se retrouve seul avec soi même devant cette menace.
Le choix se résume donc entre continuer à dormir et croiser les doigts ou alors considérer comme inacceptable d’être la victime passive de forces économiques incontrôlées.

« Ne vous demandez pas ce que l’état peut faire pour vous, mais demandez vous ce que VOUS pouvez faire pour vous ! »

La dernière partie de ce dossier va résumer de manière concrète les mesures individuelles que chacun peut prendre pour se protéger à titre préventif.
Il est à noter que ces informations sont également valables pour les personnes atteintes car ces mesures bien qu’insuffisantes pour soigner seules un cancer déjà installé peuvent néanmoins compléter les traitements classiques en améliorant les chances de guérison.

Références
[1] « Ces maladies créées par l’homme » Pr Dominique Belpomme  »
http://www.artac.info/
[2] « Pesticides, révélations sur un scandale Français » Nicolino/Veillerette
http://www.pesticides-lelivre.com/
[3] « Anticancer » Dr David Servan Schreiber
http://www.guerir.fr/
[4] « Le cancer, hier, aujourd’hui, demain » M. Tubiana
[5] « Les aliments contre le cancer » Drs Beliveau/Gingras
[6] « Toxiques alimentaires » M. Rabache – A. Dessalangre

Sur ce site
Cancer, la catastrophe – Partie 1 : État des lieux
Cancer, la catastrophe – Partie 2 : Pesticides sur l’occident
Cancer, la catastrophe – Partie 3 : Les causes

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